Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@ZenZoe Alors je suis d’accord. Mais il faut quand même reconnaître que pour plaire aux autres, certains sont capables d"endurer des vies de souffrance qui pourraient s’apparenter à une forme de courage. C’est peut-être combativité qui m’a perdu. Si on n’a peur ni de la mort, ni du lendemain, ni du regard des autres, alors on est difficilement malléable et on peut mener une vie sobre qui ne s’apparente pas trop à de la combativité.
@ZenZoe Vrai et faux à la fois. Vous allez dans le même sens que l’auteur si vous dites qu’il faut un sacré courage pour s’affranchir du regard des autres en étant soi-même plutôt que l’image que les autres veulent voir. Mais si vous utilisez votre courage pour chercher à plaire encore plus aux autres en essayant d’être le plus fidèle possible à l’image qu’ils veulent voir, êtes-vous vraiment libre, tout en étant courageux ? N’êtes vous pas esclave de votre peur de ne pas plaire, de ne pas être intégré ? Je crois qu’on peut être courageux et esclave à la fois, et c’est même souvent le cas.
@lecoindubonsens Par principe, dans une pyramide, tout le monde ne peut pas être en haut. Cela ne veut évidemment rien dire sur ceux qui sont en bas : ils peuvent simplement rêver d’être en haut (idiot, mais certainement le plus commun, puisqu’ils prendront bêtement la place d’autres de manière purement égoïste, sans aucune compassion pour les autres) ou ils peuvent se demander si on ne peut pas supprimer cette pyramide. Mais il est évident que tant qu’il existe une pyramide, ceux qui sont à la tête auront forcément un esprit ultra-égoïste et ne voudront qu’une seule chose : y rester. Et pour ce faire, toujours le même dicton : « diviser pour régner ». Donc par principe, un système pyramidal est forcément générateur de chaos, de manipulation et de pauvres gens (la base) qui s’entredéchirent. Certaines personnes sont plus douées, peuvent instruire les autres mais il ne faut pas confondre l’échange instructif (formation qui donne plus de possibilités à l’apprenti sans pour autant le contraindre dans ses choix) au système pyramidal qui institue la contrainte : une personne décide et les autres doivent se soumettre sinon ils sont exclus et on leur promet l’enfer. Si un système cherche à maximiser la liberté, il ne peut pas être pyramidal par principe. Et comme vous le dites, il est très simple de faire l’inventaire de nos besoins, de les agréger et de travailler en conséquence. Pas besoin de « chefs » pour cela, mais il faudrait pouvoir être libre, pouvoir décider sans contraintes et les règles de notre système l’empêche : ceux qui les ont écrites ont sanctuarisé la (leur) propriété privée et possèdent tout ce qui a été construit par la collectivité... C’est bien à cause de cette propriété que ceux qui sont aptes mais sans emploi peuvent se retrouver à la rue plutôt qu’à travailler pour satisfaire leurs besoins : il leur faut l’autorisation d’un propriétaire pour travailler, ce qui est humainement absurde si leurs besoins sont essentiels et que le propriétaire possèdent plein de choses par futilité. Mais c’est très habile pour rester en haut de la pyramide : on peut régler assez finement le degré de misère pour atteindre l’obéissance souhaitée sans provoquer de révolution pour autant.
@lecoindubonsens On devrait même aller plus loin : une personne qui se contente de peu devrait pouvoir travailler moins (ou prendre sa retraite plus tôt) qu’une personne qui veut vivre grand train. Le problème, c’est que vous parlez du bon sens de la masse (disons 90% de la population) qui ne prend jamais part aux décisions. Le bon sens des décideurs, c’est que s’ils veulent vivre dans un château avec beaucoup d’esclaves pour faire leur ménage, avoir un yacht, des villas, voyager, bien manger, etc... tout en ne travaillant pas (cela va de soi, ils sont bien trop méritant pour s’abaisser à faire quelque chose d’utile), alors il faut que les esclaves du bas (les fameux 90%) dégagent un maximum de bénéfice, se concurrencent entre eux et risquent de se retrouver à la rue s’ils ne sont pas bien obéissants. Tant pis si ces gueux ne mangent pas correctement et logent dans une voiture car le revenu de leur travail est insuffisant, une voiture, c’est déjà assez bien pour eux. Finalement, c’est le bon sens des décideurs qui prend toujours le dessus sur ceux qui donnent un chèque en blanc à des voyous, et c’était assez prévisible, avec du bon sens, on pouvait s’y attendre.