Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Bapou Merci pour ce partage un peu optimiste. Tout n’est peut-être pas perdu alors. Sauf que vous parlez quand même de très pauvres et c’est un peu ce que je dis aussi : pour que l’échange non marchand se généralise et soit accepté massivement, peut-être faudra-t-il attendre qu’on devienne tous très pauvres...
@Marc Chinal Vous avez tout à fait raison, c’est la collectivité avec ses lois (qui légalisent le vol) et ses policiers (qui sont chargés de les faire respecter) qui permet la démesure complète dans les inégalités. Hors c’est au nom de l’élitisme, de l’individualisme que les gens l’acceptent. Mais je crois quand même qu’il y a une forme d’animalisme dans ce comportement, un manque de domination personnelle (de maîtrise), de conscience et d’empathie. Pour moi c’est le contraire de la civilisation, de ce que devrait être l’humain, mais c’est vrai que c’est une insulte pour les animaux en ce sens qu’ils ne sont pas assez organisés pour être aussi mauvais les uns envers les autres, aussi mauvais que l’homme l’est envers même.
@infraçon Attention, je n’impose rien, j’essaie de constater de la manière la plus froide et impartiale possible en espérant me tromper (car ce que je dis est assez pessimiste en fin de compte).
Evidemment que l’enseignement n’est pas tourné vers la solidarité, le travail en équipes. En fait, tout ce que l’humanité emmagasine est le fruit de collaborations ... qui se sont faites de manière compétitive ! Et beaucoup n’ont pas trouvé leur compte dans cette compétition forcée.
Pour en revenir à l’argent, c’est encore pire, pas besoin de l’enseigner, c’est tellement simple et tellement rassurant aussi : mettre une valeur sur tout, mettre un prix en face de n’importe quoi, comme si la nature pouvait produire tous nos désirs, la seule « ressource » nécessaire serait l’argent. Tellement simple et tellement faux aussi. Mais pour beaucoup, sans argent, c’est le troc. Impossible de dépasser ce blocage, de voir la supercherie ancrée dès leur enfance.
@Marc Chinal Vivre bien ne veut rien dire, malheureusement. La compétition est inscrite dans notre animalisme (pour survivre, il faut avoir un territoire plus grand, les animaux dominés sont rejetés et ont moins de chance de s’en sortir). Et je pense que les milliardaires, même s’ils s’imaginent distingués en achetant des oeuvres d’art à des prix stratosphériques, ne sont que la manifestation de l’animal le plus basique qui veut plus que l’autre, qui veut dominer pour se reproduire.
C’est donc évidemment ça le problème : l’animalisme (ou maladie mentale comme vous l’appelez). La solidarité (ou une certaine égalité, la justice) est, à mon avis, humaine car elle prend conscience de l’autre et des ses besoins tout aussi légitime que les notre. Mais qui se satisferait de cela ? Seuls les vrais humains, seuls ceux qui sont conscients, seuls ceux pour qui le bonheur n’est pas de posséder forcément plus que le voisin. Et je crois qu’on n’est loin de faire une majorité avec ça.
Pour l’intelligence artificielle, méfiez-vous, alpha zéro (Google) n’est pas un programme, ce sont des neurones artificiels : il apprend tout seul, sans qu’on le guide justement. Par exemple Alpha Zéro à détruit le meilleure programme d’échec (Stockfish : un vrai programme qui a coûté beaucoup de développement), en jouant simplement contre lui-même quelques millions de parties (aucun programme donc, simplement un auto-apprentissage) : et cet auto-apprentissage dure de l’ordre de ... quelques heures (imaginez des Lee Sedol ou le travail d’une vie de programmeurs annihilés par une machine en quelques heures...). Ils commencent à utiliser leur « cerveau artificiel » sur des sujets différents (Alphafold par exemple) avec une adaptation rapide : c’est de l’intelligence générale, même si certains ne veulent pas le voir...
Effectivement, l’argent (avec la propriété privée) est l’outil par excellence de l’exploitation de l’homme par l’homme, elle-même génératrice de destruction en masse.
Le petit problème, c’est juste que même les pauvres ne veulent pas qu’on supprime l’argent et la propriété privée : presque tous, aussi pauvres qu’ils soient, rêvent un jour d’exploiter l’autre, car on sait très bien, dans ce système, qu’on peut gagner de l’argent ... sans travailler, sur le dos des autres. Et finalement, c’est la seule chose qui fait rêver : exploiter l’autre (profiter de bien plus que ce qu’on mérite vraiment). Personne ne veut d’une certaine égalité, d’une certaine justice : ça ne fait pas rêver de posséder juste ce qu’il nous « revient ». Et les hommes n’aiment pas vraiment le réel, le rêve est leur moteur, ce système l’a bien compris.
On ne peut pas remettre en cause ces 2 piliers, même les pauvres y sont trop attachés. Il faudra malheureusement attendre que la situation empire, pour que ce genre de thèses puisse rallier du monde, mais il sera alors peut-être déjà trop tard : si l’intelligence artificielle nous fait entrer dans la singularité technologique, alors nous deviendrons parfaitement inutiles à nos exploiteurs, et je ne vois pas qu’est-ce qu’ils gagneraient à nous laisser en vie, à salir leur planète. Après notre disparition, oui, la monnaie n’aura plus aucune utilité et l’intelligence artificielle pourra nous remplacer de manière totalement gratuite et désintéressée.
@sylvain Pas mieux, bonnet blanc et blanc bonnet (Macron y compris bien évidemment) : tous ces « chefs » méprisent parfaitement les sans-dents, d’ailleurs c’est la condition nécessaire pour être chef. Quand on décide à la place du peuple, c’est que l’on n’a aucun respect pour le peuple et que l’on déteste la démocratie.
Mais vous voyez, vous dites une évidence, et tous rappliquent en espérant qu’un « chef merveilleux » (celui qu’ils ont choisi personnellement) les sortent de cette mauvaise passe. Donc la démocratie, avec cet esprit larbin, ce n’est pas demain qu’on y goûtera. C’est finalement le fond du problème : non pas ceux qui veulent être chefs, car dans une société de gens libres, tout le monde leur rirait au nez, non, le problème c’est la masse incroyable de larbins, incapables de vivre sans qu’on les commande, et prêts à taper sur ceux qui désobéissent à leur chef chéri quand il prend le pouvoir.
Il faudrait qu’il y ait moins de 50% de larbins pour qu’une démocratie devienne légitime, on en est loin. C’est un chef ou la démocratie. Il n’y a pas de voie intermédiaire. On peut croire que les choses sont plus complexes mais ça c’est la base.