Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Je crois que le capitalisme est allé jusqu’au bout de lui-même une fois que la disparition du communisme ne le menaçait plus. Or, lorsque le monde est unipolaire, bizarrement, il est très instable. Quelque part la Chine a adopté le système capitaliste et les chinois raisonnent comme tous les occidentaux maintenant, en se soumettant au dieu argent.
Si le système ne donnait pas naissance à un nouveau système concurrent, alors nous devrions assister à une déflation généralisée (comme en 1929), car quand chacun cherche à rembourser ses dettes, l’argent disparait et l’économie se grippe.
C’est sûrement lors du grippage complet du système (encore quelques années pour avoir 25 à 30% de chômeurs dans les pays occidentaux), qu’il se passera quelquechose, mais quoi ? Est-ce que les peuples vont encore se faire avoir par leurs prédateurs (organisation d’une guerre mondiale, lâché de virus dont on connait l’antidote à la « V pour Vendetta », mise en place de systèmes fascistes ultra-sécuritaires,...) où est-ce que le peuple se débarassera enfin des quelques familles qui nous manipulent depuis des siècles (Rotschild & Co) ?
J’ai peur que l’histoire ne se répête inlassablement, la raison la plus évidente, c’est que la grande majorité du peuple n’a aucun malaise à avoir un travail immoral (obsolescence programmée pour l’industrie, agriculture et élevage qui nous empoisonnent pour le sectaire primaire, tertiaire aussi inutile qu’hypertrophié). Si le peuple est comme les prédateurs qui nous dirigent, comment pourrait-on espérer un quelconque changement ?
Il faut croire que personne ne se satisfait d’une vie facile et sans histoire, telle que la technique bien utilisée pourrait nous y conduire. L’homme est violent dans le fond, il a besoin de la violence pour ne pas sombrer dans la décadence. C’est dommage mais c’est comme ça.
Merci pour ces précisions très intéressantes. Du coup, vous êtes peut-être en avance : il n’est pas impossible que demain, ce soit des gens comme vous qui viennent en aide à des travailleurs actuels, foutus à la porte avec la dépression qui s’annonce et parfaitement inutiles sur le plan pratique (spécialistes de la vis gauche). J’essaie de m’appliquer votre logique : être utile concrètement sans croire aveuglément au système qui s’effondre. Faire un potager, bricoler, savoir se distraire permettront toujours de vivre demain même en l’absence totale d’argent. Il est donc crucial, comme vous le faites, de s’associer dès maintenant dans des réseaux locaux et d’initier le troc en prévision du pire.
La seule chose qui me choque dans votre article est que vous ayez un enfant. Car faire des enfants est aujourd’hui un acte volontaire. Il devrait signifier que l’on a de l’espoir, que l’on croit au monde dans lequel on vit. Bien évidemment, les gens font tous des enfants sans aucune conscience et de manière totalement égoïste.
D’ailleurs je serais curieux de savoir si vous seriez capable de supporter votre mode de vie, vide de sens comme nous tous (moi y compris), sans avoir aucun enfant.
Comme vous, je ne travaille pas (j’ai pris ma « retraite » à 36 ans), mais après avoir vécu un chômage important en étant pourtant très diplômé, cela me paraîtrait parfaitement insensé et irresponsable de faire des enfants (pour quel avenir ?).
Un enfant, c’est mignon et relativement contrôlable jusqu’à 10-12 ans, mais après, quand il commencera sa phase de rébellion à l’adolescence, il finira peut-être pas se prostituer pour avoir le matériel que l’on vante partout dans les médias, et dont il aura manqué dans sa jeunesse. Cela serait triste, évidemment, car le matériel ne mérite pas que l’on travaille pour, encore moins que l’on se prostitue pour. Mais ce seront ses amis d’adolescence qui le guideront bien plus que vous-mêmes.
Si l’on est un vrai marginal et que l’on cherche à se libérer le plus possible du système, je ne crois pas que l’on puisse avoir des enfants, sauf si l’on est inconscient, mais dans ce cas, on n’est pas vraiment un marginal... mais juste un inconscient.
Votre titre est moins naïf que votre article. Les problèmes des européens ne se situent pas au niveau national ou au niveau européen (ni même au niveau régional ou local). Ce n’est pas plus d’Europe, plus de mondialisation, ou le contraire. Ce qui compte, c’est le nombre de personnes qui décident vraiment.
Et combien y a-t-il de personnes qui décident vraiment ? Croyez-vous que voter, c’est prendre une décision ? Voter pour se faire représenter est une usurpation de décision, c’est un chèque en blanc. Donc le nombre de personnes qui décident est très faible : c’est ce que l’on appelle « démocratie représentative » et cela n’a strictement rien à voir avec une démocratie.
Prenons un oligarque, qui possède des grandes entreprises. Il finance (au black si pas légal dans le pays : un plafond existe en France là où il devrait y avoir interdiction, voir les enveloppes de Bettencourt) les campagnes de tous les prétendants au pouvoir. Une fois élus, croyez-vous vraiment que les représentants vont agir pour le peuple ? Il est redevable (comme Pompidou l’était de la banque Rotschild) avant tout des riches qui l’ont mis en place.
Donc il n’y a aucune crise. Tout ce qui arrive est parfaitement calculé et souhaité par nos dirigeants qui jouent le jeu que leur demandent les oligarques : supprimer les états et revenir à la féodalité. Les dettes ont été librement mises en place par nos propres dirigeants (soumission aux banques choisie, déficits volontaires), la mondialisation (libre circulation des capitaux et des marchandises) a été signée par nos dirigeants et elle suppose effectivement un alignement par le bas des conditions de travail (là où décident de s’installer les entreprises qui n’ont qu’un but, le profit). Le monde de demain est sans aucun aquis sociaux et entièrement privatisé.
La conclusion c’est que de très fortes inégalités transforment tout système représentatif en oligarchie. Soit il faut un système égalitaire si nous cherchons à conserver des représentants, soit il faut une démocratie directe (ou par tirage au sort) si nous cherchons à conserver de très fortes inégalités. Sachant qu’il y a beaucoup de gens qui vivent dans l’espoir d’être riches (joueurs de loto) et qui par conséquent seraient totalement démotivés dans un système égalitaire, il faut asbolument une vraie démocratie (directe ou tirage au sort). Peu importe l’échelon (national ou européen).
Mais la plupart des gens sont malheureusement encore convaincus d’être en démocratie, ils n’imaginent même par que le problème de tous leurs maux est justement la constitution (qui a été écrite par les représentants eux-même, comme la constitution européenne). Etienne Chouard explique très bien tout cela : quand la constitution est mauvaise, tous les autres problèmes sont secondaires (il ne faut s’intéresser qu’à la cause des causes).
1969 sur la Lune ? Challenger désintégrée au décollage en 1986, Columbia déintégrée lors de son retour en 2003, et, en 2011, arrêt de toutes les navettes. C’est la loi de Moore inversée, non ?
Le temps parle de lui-même. Il est bien plus prudent de ne pas chercher à aller sur la Lune : imaginez un instant que ce soit un échec, plus de 50 ans après ! Quelle rigolade ! Georges W. Bush aurait mieux fait de fermer sa gueule.
« Inégalité, espoir, soumission ». Voici la vraie devise de notre société (en lieu et place de « liberté, égalité, fraternité »). Si on ne peut plus donner d’espoir aux gens, alors on ne peut plus les soumettre. Vous pouvez à la fois faire des enfants, détruire cette planète et avoir bonne conscience : si, grâce à l’espoir. L’homme va trouver les moyens de coloniser une autre planète avant d’avoir transformé la Terre en poubelle. C’est beau, le monde et la vie, quand on est plein d’espoir.