"Car le monde d’Huxley aboutit bien à une société archaïque, sclérosé,
qui sombre dans une léthargie suicidaire car précisément ne se
renouvelant plus, trop attaché à sa propre perpétuation de type
consanguiniste."
Personnellement, je pense qu’aucune société humaine ne peut perdurer dans la léthargie. Actuellement, il y a beaucoup d’actions afin de préserver un monde immuable, comme les sauvetages bancaires, les QE ou même encore les politiques écologistes, mais le monde évolue, une société artificiellement immuable ne tiendra pas. L’Empire Romain, le Saint Empire et l’URSS ont fini par sombrer. Le monde change et l’homme finira par s’adapter aux nouvelles conditions.
"En d’autres termes, chaque génération devrait repartir de zéro pour
définir sa propre hiérarchisation. Mais cela suppose de considérer
l’humanité comme sa propre progéniture !"
Où donc est ce point zéro ? L’héritage culturel, intellectuel, éducatif, etc, faut-il le supprimer aussi ? La vie est-elle une course à gagner ?
Je ne pense pas que l’héritage soit un problème, n’oubliez pas que la majorité des gens héritent alors que leur vie professionnelle est bien entamée. Et seule une minorité de riches sont des héritiers. On ne commencera jamais sur la même ligne de départ si on peut considérer la vie comme une course.
Et oui, la réalité est toujours plus complexes que les visions idéologiques. Cela, de la Boetie et Hobbes avaient déjà décrits l’origine du pouvoir, ce qui fait sa légitimité, le fait que le peuple supporte une certaine dose d’oppression.
Cependant, la politique du P&C a couté cher à l’Empire, exigeant toujours plus d’expansionnisme pour assurer les couts de son entretien, de sa bureaucratie toujours plus lourde, et dès lors que l’Empire n’a pu plus rançonner les peuples extérieurs, il s’est écroulé sous son propre poids, rançonnant de plus en plus la population intérieure, faisant perdre sa légitimité, aboutissant à ce que les occupés aient fini par ouvrir les portes aux barbares.
Le problème de notre époque est qu’on considère toujours l’Empire Romain comme un modèle de vertu alors qu’il n’est que vice.
Un différence fondamentale avec les USA, c’est que les USA interviennent avant tout pour protéger leurs sécurité et non pour s’étendre - du moins jusqu’à Bush. Par contre, l’UE cherche toujours à s’étendre, à controler toujours plus de monde, toujours plus en profondeur.
Je ne suis pas d’accord avec cette analyse, c’est bien plus complexe que le rapport paleo-néoconservateurs, en ne se tenant que dans le camps républicain. Les démocrates ne sont pas moins impérialistes, malgré l’impression qu’on en a. Ils arrivent à paraitre ouverts, tolérants, mais dans les faits, leurs résultats ne valent pas mieux. Quant aux républicains, il y a les néocons que je ne présente pas, il y a les Rino, les religieux, les libertariens, les réalos, les paleo-conservateurs... Ceux que vous appelez paléoconservateurs, ce sont les réalos, ceux là sont impérialistes.
Tiens, je vois que la chasse au sorcières est encore à la mode.
Les tribunaux révolutionnaires, le McCarthysme, l’inquisition espagnole n’a pas suffit, tous ces extrémistes du penser-correct, ces pervers narcissiques qui ne vivent que pour détruire les autres veulent encore du sang !