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Philippe Aigrain

Philippe Aigrain

Philippe Aigrain est informaticien et philosophe politique. Il dirige Sopinspace, une société spécialisée dans l’animation du débat public et de la coopération sur Internet. Il est l’un des fondateurs de La Quadrature du Net, et est l’auteur de "Cause commune : l’information entre bien commun et propriété", Fayard, 2005 et "Internet & Création : comment reconnaître les échanges sur internet en finançant la création", InLibroVeritas,2008.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/03/2008
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Derniers commentaires



  • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 9 novembre 2006 08:58

    Vous posez une questions (plusieurs ?) très profonde(s), et je ne voudrais pas y réagir trop hâtivment. La définition du politique comme « une force organisatrice qui unit dans un espace et qui sépare d’une extériorité » reste valable, mais dans un contexte ou l’union et la séparation ne peuvent être que partielles. C’est pourquoi je parle d’autonomisation et non de souveraineté ou d’indépendance. Il y a multiplicité des appartenances et des identités individuelles et collectives. La question que je pose c’est effectivement comment éviter que cette pluralité ne soit une dilution, une démission du faire ensemble dans divers espaces. Sur l’image braudélienne des espaces politiques émergeant autour des centres, des empires : oui je crois que nous voyons des choses de ce genre et en verrons plus, mais il peut y en avoir de bien différentes, tribales (la séparation dans un espace donné), séparatistes (la clôture souverainiste d’un espace donné) ou au contraire articulées les unes aux autres de façon plus complexes et plus respectueuses les unes des autres. Pourquoi ai-je l’optimisme de penser que cette dernière option a ses chances, bien que les autres aient l’attrait de la simplicité ? Parce qu’il y a une extraordinaire libération à ne pas être assigné à une seule identité à condition qu’on n’en perde pas pour autant le sens du collectif. Mais aujourd’hui cette libération n’est accessible qu’à bien peu de gens, tant d’autres étant enfermés dans des espaces (d’action et de vie) réduits par les conditions qui leur sont faites, tout en étant cependat ballotés dans la cacophonie du monde télévisé. Pas étonnant alors qu’à l’extrême les marques tiennent lieu d’appartenances, la violence de seule manifestation possible de l’autonomie, le sectarisme de refuge. Bref mon optimiste n’est pas béat. J’en reste là pour l’instant.



  • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 8 novembre 2006 19:32

    J’affirme au contraire qu’il ne peut y avoir déblocage que par des ouvertures à tous les niveaux.

    Des régions européennes peuvent-elles se déclarer sans OGM agro-alimentaires pour privilégier d’autres modes de production agricole ? Une administration locale peut-elle ou non décider qu’elle n’acceptera (dans tous ses appels d’offres) que des solutions logicielles basées sur des normes ouvertes au sens de la définition proposée au niveau européen par le programme européen IDABC et incorporée dans un article de la Loi sur l’économie numérique ?
    Désolé si c’était caché dans des réflexions trop abstraites, mais penser la complexité d’interaction entre les niveaux est nécessaire pour comprendre ce qui coince et donner des pistes de déblocage. En tout cas, je suis convaincu que :
    - l’expérimentation au niveau local, régional et national est indispensable, et le local et régional sont en pointe
    - les cadres de règles sont élaborées principalement au niveau européen au moins dans les domaines techniques, économiques et environnementaux
    - il faut débloquer l’ensemble « de concert », mais surtout pas attendre que les autres bougent pour commencer à un certain niveau.


  • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 8 novembre 2006 17:36

    J’ai bien peur que vous ayiez raison. Dans le compromis difficile entre rigueur et nuance d’un côté, simplicité de de l’autre, je verse trop souvent du premier côté, et cela limite effectivement les questionnements qui seraient pourtant bien utiles. Je ferai un effort supplémentaire pour les prochains « leviers » qui seront par nature moins abstraits. N’hésitez cependant pas à commenter ce qui dans celui-ci vous parait le moins « refermé ». Peut-être faudrait-il une traduction en directolangue smiley



  • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 novembre 2006 17:17

    L’attaque effectuée dans l’un des articles (de votre blog) cités contre l’idée de rééquilibrage des charges et impôts portant sur le capital par rapport à celles portant sur le travail ne constitue-t-elle pas un exemple possible de conflits d’intérêt en ce qui concerne votre propre activité ? Cette attaque m’a paru surprenante dans la mesure où la plupart des réformateurs fiscaux préoccupés de justice sociale sont assez d’accord sur le principe d’un tel rééquilibrage (bien que divergeant sur les moyens de l’obtenir, certains souhaitant taxer les entreprises et d’autres seulement la détention, la transmission ou les revenus du capital). La difficulté de parvenir à un tel rééquilibrage (que ce soit dans un seul pays ou au niveau européen) suffit-elle à en déconsidérer le principe ?

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