Jolie description du marigot qui donne à penser. Humour décapant sur un sujet aujourd’hui à la fois omniprésent et occulté. Le passage de la mort était autrefois du ressort de religions en situation de monopole de fait. Cela rassurait les vivants comme rituel d’appartenance à une communauté. Les luttes d’influence spirituelles au chevet des brebis égarées, pour marquer son territoire, ressemblaient déjà à une lutte pour des parts de marché ... spirituel. Nos pompistes actuels n’en veulent qu’à notre porte-monnaie, c’est plus simple mais cela ne dispense pas de la vigilance.
Pour ce qui est du développement ubuesque des échanges et transports internationaux, on peut aussi évoquer l’importation en France d’ardoises du Brésil, y compris pour des maisons et monuments bretons, dans une région riche en ardoisières de grande renommée mais désormais inactives. Combien d’emplois perdus en France ? Cela pèse combien les m3 d’ardoises du Brésil ou de granit des Indes ? Cela coûte combien le transport de ces matériaux pondéreux sur quelques milliers de km ? Et le fameux « bilan carbone » ?
@ joletaxi Pour lui, les nuages radioactifs s’arrêtent aux frontières ... Ou il a le sens de l’humour, ou il est en joyeuse compagnie, le « oups » peut être un indice ...
L’un des lecteurs de cet article Atlantico avait fait ce commentaire : « Réconfortant, votre article ! J’avais été atterré en lisant cet article, ne me reconnaissant plus du tout dans ce journal, au point d’envisager de me désabonner. A force de ne voir la réalité du monde qu’au travers d’un parisianisme doré, ce journal néglige une partie de son lectorat. Son audience risque d’en prendre un vieux coup. Lorsqu’il ne restera que quelques riches parigots qui le liront. » Comme quoi, même des lecteurs assidus du Figaro peuvent trouver qu’il déraille !
Le Figaro, ayant échoué à faire passer la droite aux élections en répandant la peur du chaos (un grand classique), persiste et signe. L’épouvantail fiscal est à la manoeuvre maintenant. Ces apprentis-sorciers (pas si apprentis que cela) tentent de légitimer, et font donc le lit de l’exode fiscal.