Cher Yves Desgrées, quand on voit la vitesse à laquelle fut diffusée la vidéo de madame Royal parlant du temps de travail des enseignants, on peut sans conteste affirmer que c’est un prêté pour un rendu, les « anti sarkozistes » n’ayant d’évidence pas le monopole de la communication un brin manipulatrice.
Ceci dit l’apathie de la presse et de la télévision française est pour le moins curieuse ne trouvez vous pas ? Seul Canal + l’a diffusé il me semble, et encore c’était au zapping. Après on s’étonnera que la France régresse dans le classement de la liberté de la presse.
Au moins ils ont présenté de vrais candidats, pas la famille de père Morin virgule eux, et ils n’ont pas prostitué leurs idées pour un siège virgule eux.
J’aurai tendance à penser que cette TVA sociale peut marcher, mais (et un gros mais, assez gigantesque même) uniquement si tout le monde joue le jeu, et notamment les patrons en baissant les prix hors taxe afin de compenser l’augmentation de la TVA.
D’ailleurs François Fillon a été très prudent en la matière car il connait le risque, et il a souligné que le gouvernement devait trouver des leviers afin qu’il n’y aie pas d’augmentation de prix. Et c’est là ou je suis sceptique pour ma part, c’est que des leviers il n’en a pas, il ne peut pas être derrière chaque patron et lui dire qu’il doit baisser ses prix hors taxe, surtout que le patron est libre de fixer ses prix comme ça lui chante.
Savoir si la TVA sociale est juste ou non, et bien je dirai que si les prix ne bougent pas, c’est un principe de vase communiquants et la question de la justice de la mesure ne se pose pas, alors que si les prix montent, obligatoirement ce sont ceux ayant le moins de revenus qui sentiront le plus passer l’addition, étant donné qu’en proportion leurs besoins de consommation incompressibles couvrent une plus grand part de leurs revenus.
Au delà du sujet, je m’interroge pour ma part sur la pertinence une fois de plus de charger monsieur Besson d’un tel sujet. En effet, fin 2006 il nous gratifiait d’un pamphlet qualifiant monsieur Sarkozy de néo conservateur atlantiste pour finalement le rejoindre un peu plus tard comme une messie providentiel, soutenant que ce pamphlet signé de sa main on lui avait demandé de l’écrire mais que ça n’engageait en rien ses convictions. Alors très franchement, quand ce monsieur va nous rendre ses conclusions, est ce que cela va être le fruit d’un travail murement réfléchi dans l’intérêt du pays ou bien un rapport tout fait en fonction d’autres intérêt qu’on lui aura demandé de produire ? L’éthique politique de monsieur Besson étant à géométrie variable, j’aurai largement préféré pour ma part que ce genre de travail sur un sujet aussi stratégique échoie à une personnalité plus fiable, les bons économistes ne manquent pas à droite, ou même au centre si ce n’est qu’une question de pseudo ouverture.
Pas évident comme sujet, et à mon sens il est totalement impossible d’être objectif, à savoir que tant qu’on est pas concerné en tant que proche d’une victime, on ne peut pas affirmer avec certitude être contre la peine de mort, et dieu merci, encore relativement peu de personnes sont concernées et on souhaite que de moins en moins le soient.
Je pense que chacun a sa propre façon d’appréhender ce sujet, selon sa sensibilité, ses craintes et le niveau d’empathie que l’on peut manifester vis à vis des victimes, c’est pourquoi je me garderai bien de juger quelqu’un sur son opinion sur le sujet.
Pour ma part j’aurai tendance à être pour la peine de mort, du moins dans certains cas bien particuliers : assassinats d’enfants, terrorisme, meurtre avec préméditation, enfin bref des cas ou ma façon de voir les choses me conduit à penser que la personne a basculé d’un coté dont elle ne pourra pas revenir. Je n’y voit aucun sentiment de vengeance ou de besoin de dissuasion, mais plutôt un équilibre vis à vis de la victime et aussi de la famille de la victime qui elle prend perpet incompressible, alors qu’on donne à l’assassin une chance de s’en sortir.
Je sais bien que le cas des erreurs judiciaires est épineux, et c’est pour ça que je ne suis pas un fervent défenseur de la peine de mort même si émotionnellement j’incline à être pour. Des affaires comme l’affaire Dils ou l’affaire Ranucci sont largement suffisantes pour jeter le trouble et instiller le doute dans un esprit raisonnable, et je pense et j’espère être raisonnable.
Je comprend votre point de vue Patrick, d’autant plus que j’ai vécu ce genre de cas en famille il y a peu.
Néanmoins mon avis diffère quelque peu pour plusieurs raisons :
La première c’est que pour les cas les plus durs la vente de la maison intervient souvent avant même le décès, afin de payer l’installation en maison de retraite dont les couts sont très importants.
La seconde c’est que nombre de parents doivent aider leurs enfants à boucler leurs fin de mois difficiles.
C’est pourquoi pour ma part j’aurai plutôt facilité les donations de son vivant avec exonération d’impôt, d’une part parce que cela permet aux parents de voir leur argent utilisé de leur vivant et ressère les liens familiaux, et d’autre part parce que cela enlève de l’aspect assez glauque de ’la mort qui enrichi’.
Il est à noter aussi une chose qui se passe aux Etats Unis et qui montre aussi que malgré l’absence de droits de succéssion là bas, les ’riches’ ont une conception intéressante (pour certains du moins), c’es que nombre de grosses fortunes ont pris le parti de ne céder à leurs enfants que de quoi monter leur business eux même, faisant don de la plus grande part de leur fortune à diverses oeuvres. Un moyen s’il en est de leur montrer la voie qu’il doivent suivre et de ne pas les engluer dans l’oisiveté à outrance.