Les filles revenaient de l’école avec cette idée qu’on leur avait si bien avancée. La poignée de riz.
J’avais été outré par cette campagne JackLangesque ! En effet, le soir même, je voyais mes deux filles se battre pour remplir l’assiette jusque par-dessus, laisser plus de la moitié que maman jetait. Car elle débarrassait et faisait la vaissellerie (je ne me compte pas).
Et puis le riz...
Malgré la dimension de manipulation politicienne inspirée par une visée d’intervention US en Somalie (voir le très beau film « Le Faucon Noir »), le message du riz maintenait une position qui avait été celle de l’élan humanitaire pour le Biafra naguère, et la misère n’en existait pas moins.
Par contre, le scandale est que cela déshumanise les rapports sur le sol français, où la misère était déjà bien présente. Derrière une mesure d’aide, il y avait à coup sûr une forme de négationnisme insupportable. Et parfaitement déplacée.
Georges Frêche a fait pour sa ville bien plus que la plupart des maires de France. Il a dérapé, certes. Il est vieux, oui. En tout cas, au PS, on ne voulait pas de types compétents comme lui pour des fonctions d’état il y a vingt ans.
Je soutiens tes analyses parce qu’elles ont de la profondeur dans un langage simple.
Quitterie est très enrouée, j’espère que tout va bien pour elle.
Que des parisiens de quartier veulent exister, en sympathie avec une image élitiste, me paraissait un signe d’optimisme. De plus, la présence positive de jeunes et de femmes jeunes (donc peu susceptibles de véhiculer des refoulements personnels) était un signe d’avenir.
Je dis tant mieux : Kouchner et quelques activistes aux convictions certaines veulent agir.
@xxx.x8.226.87 Intéressante réaction, anticonformiste. Peut-être la provocation seule, permet aux uns et aux autres, chez Ardisson, de se réveler une femme ou un homme après tout bien plus intéressant qu’on ne croyait, et pour des tas de raisons possibles. En déstabilisant chaque interviewé, on attire l’improvisation, du naturel. Ardisson ne me paraît pas homophobe, de toute façon.