La France porte ou a porté un message universel à travers le monde. La francophonie en garde une trace. La France est présente à travers le monde par les arts.
Certains résistaient, durant l’occupation. On a cherché quelle pouvait être la motivation de ces jeunes-là : paraît-il qu’ils n’en pouvaient plus de fuir pareil climat de haine sans savoir où se tourner.
Un témoin des années 1950-1960, le chanteur Mouloudji, parisien s’il en est, écrivait combien il s’est senti mal à l’aise durant les avatars de la décolonisation. Il y avait une perception par ces pays de la position de la France à la sortie de la guerre... de quasi-imposture qui s’était propagée à la question de l’indépendance.
Et depuis ce temps, les institutions d’inspiration française en Afrique notamment, ne se sont pas montrées des plus exemplaires ni des plus porteuses, ni du point de vue de la pénétration de nos valeurs officielles, ni du point de vue des sociétés que cela a installé : on parlait de Républiques Bananières, pour les définir. La fonction publique y drainait la quasi-totalité des richesses sous le nez de populations condamnées à la misère (au travail ou sans travail kif-kif...). Pour certaines : l’influence de la France ou rien n’aurait pas donné pire. Si quelque chose restait de l’Esprit des Lumières, des guerres civiles passent par là.
Et j’ai vu la société française elle-même ressembler de plus en plus à SES caricatures, par le nombre de dignitaires administratifs au contact du public, dans des exercices que nulle étude quelle qu’elle soit, ne peut apprendre, si ce n’est police au dernier rang avec grades, rangs et fonctions, mais sûrement pas en train de faire des choses difficiles à faire...
Comment se fait-il que des maliens puissent développer des pratiques de mutilation alors qu’elles étaient pratiquement éradiquées en France en 1970 ?
Bien évidemment que des esclavagistes tout-à-fait noirs, ont voulu imprégner de culpabilité les élans libérateurs qui n’inspiraient plus grand-chose de crédible... à nous-mêmes. Ces propagandistes souvent nationalistes (de leur pays) ont été instrumentalisés ici pour anéantir l’énergie luttant contre le nivellement de la classe moyenne au bas, et là-bas pour empêcher le développement d’une classe moyenne isssue du travail réel.
Ici : trente ans passées de destitution et de déculturation de la personne privée ! Et c’est pourquoi nous représentons quelque chose ici, assez clairement maintenant, de ces Républiques Bananières et fantasmées il y a quelques décennies. Au Sénégal, un reportage montrait il y a quelques temps, des hommes de trente ans à la parade comme font des gamins d’une dizaine d’années par-ci par-là , bien plus près de chez vous et moi.
Ce n’est pas ce qui nous enlève un passé glorieux. Ce passé n’est pas un passé récent, c’est celui qui se situe avec des hauts et des bas, entre 1650 et 1815.
Donc, de repentance, je n’ai nul besoin. On peut d’ailleurs se sentir fier légitimement, tout en ayant compris que la survie sera individuelle, moyennant des alliances complémentaires et difficiles et à condition d’efforts intelligemment conçus.
Pour aborder le sujet de la repentance, il faut d’abord chercher ce que cela cache.
Le fait majeur de l’histoire de France, ce n’est pas, effectivement, les crimes commis par des groupes d’intérêts sous les banières tricolores ou religieuses. Mais il y a un fait majeur : la collaboration lors de la défaite de 1940. A part les errements de la survie et du patriotisme, la structure de l’administration française se prêtait particulièrement bien à ce type d’organisation bureaucratique centralisé qui pouvait représenter une version de précursion en politique sociale. Notre modèle quel est-il en réalité, de ce point de vue, une fois qu’on cesse de se taire ? ... sous ses physionomies très empruntées et toujours éprises de l’écart entre les pratiques et les intitulés ? Il illustre des écarts de « réussite », les plus inadmissibles qui soient, le plus souvent ! mais sur quel critère ? la « compétence » ? compétence en quoi ?
Le Général De Gaulle ayant eu beau oeuvrer avec un sens aigu de l’histoire pour le salut de tout le pays durant plusieurs décennies, à la sortie de la guerre, ce pays a conservé jusqu’à la tentative de 1968, un esprit de Janus, dont il n’a pas su se délivrer et qui continue de lui coûter un reste d’influence, de francophonie : c’est en sorte de vestige historique, que la France exprime des illusions d’agir en Politique Internationale (de belles quelquefois, grâce à Jacques Chirac dans le passé récent). Quand on a voulu, récemment, dissoudre l’ENA (non-pas pour remplacer l’ENA par ce qui serait l’ENA d’un autre nom), il s’agissait peut-être de régler un défaut structurel, inconscient, profond, qui traverse « quelques » échelons qui n’ont pas lieu d’être.
Mais quand un sujet est malade de quelque chose, soit on oeuvre pour sa guérison, soit pour le faire durer, soit pour récupérer le maximum d’organes sains en vue de greffes humaines.
Sur un plan de gestion administrative, je ne sais quelles hiérarchies d’encadrement se substituent aux pouvoirs politiques apparents ! Mais quelles sont leurs oeuvres, je l’ai remarqué.
La repentance concerne donc certainement un grand nombre de gens qui continuent dans des pratiques qui n’ont jamais pu être remises en question et qui représentent souvent une certaine réussite sociale personnelle ! Alors que le travail dont on peut s’honorer à juste titre, est fait sans égards ni considérations... à peu près partout. Il y en a même tout un tas, ici, qui estiment que TRAVAILLER c’est FAIRE TRAVAILLER et donc, surtout, NE PAS TRAVAILLER, ce qui mettrait en péril la perception de leur importance...
Alors, que chacun se demande s’il se sent fier de ce qu’il fait.
Après expurger, je crois que davantage de gens seraient prêts à participer à la croissance et à la qualité de vie. Pour l’instant, respirons un peu.
Pour aborder le sujet de la repentance, il faut d’abord chercher ce que cela cache.
Le fait majeur de l’histoire de France, ce n’est pas, effectivement, les crimes commis par des groupes d’intérêts sous les banières tricolores ou religieuses. Mais il y a un fait majeur : la collaboration lors de la défaite de 1940. A part les errements de la survie et du patriotisme, la structure de l’administration française se prêtait particulièrement bien à ce type d’organisation bureaucratique centralisé qui pouvait représenter une version de précursion en politique sociale. Notre modèle quel est-il en réalité, de ce point de vue, une fois qu’on cesse de se taire ? ... sous ses physionomies très empruntées et toujours éprises de l’écart entre les pratiques et les intitulés ? Il illustre des écarts de « réussite », les plus inadmissibles qui soient, le plus souvent ! mais sur quel critère ? la « compétence » ? compétence en quoi ?
Le Général De Gaulle ayant eu beau oeuvrer avec un sens aigu de l’histoire pour le salut de tout le pays durant plusieurs décennies, à la sortie de la guerre, ce pays a conservé jusqu’à la tentative de 1968, un esprit de Janus, dont il n’a pas su se délivrer et qui continue de lui coûter un reste d’influence, de francophonie : c’est en sorte de vestige historique, que la France exprime des illusions d’agir en Politique Internationale (de belles quelquefois, grâce à Jacques Chirac dans le passé récent). Quand on a voulu, récemment, dissoudre l’ENA (non-pas pour remplacer l’ENA par ce qui serait l’ENA d’un autre nom), il s’agissait peut-être de régler un défaut structurel, inconscient, profond, qui traverse « quelques » échelons qui n’ont pas lieu d’être.
Mais quand un sujet est malade de quelque chose, soit on oeuvre pour sa guérison, soit pour le faire durer, soit pour récupérer le maximum d’organes sains en vue de greffes humaines.
Sur un plan de gestion administrative, je ne sais quelles hiérarchies d’encadrement se substituent aux pouvoirs politiques apparents ! Mais quelles sont leurs oeuvres, je l’ai remarqué.
La repentance concerne donc certainement un grand nombre de gens qui continuent dans des pratiques qui n’ont jamais pu être remises en question et qui représentent souvent une certaine réussite sociale personnelle ! Alors que le travail dont on peut s’honorer à juste titre, est fait sans égards ni considérations... à peu près partout. Il y en a même tout un tas, ici, qui estiment que TRAVAILLER c’est FAIRE TRAVAILLER et donc, surtout, NE PAS TRAVAILLER, ce qui mettrait en péril la perception de leur importance...
Alors, que chacun se demande s’il se sent fier de ce qu’il fait.
Après expurger, je crois que davantage de gens seraient prêts à participer à la croissance et à la qualité de vie. Pour l’instant, respirons un peu.
C’est assez vrai ce que tu dis là. Comme quoi les prises de positions en cachent plus qu’elles ne montrent. Mais il y a « mieux » : le dépistage partisan sur de telles bases : de vrais-faux démasquages, des codes d’identification... C’est rare, des idées... et ça plaît rarement... Chacun se sent au milieu d’un troupeau, pensant que celui-là n’est pas de ce troupeau...
Il n’y a pas de confiance à donner... Il faut saisir le moment qui vient pour faire quelque chose de valable, ici ou bien ailleurs pour ceux qui peuvent.
La France est dans l’esprit de quelques uns, disséminés à travers le monde. C’est quelque chose : une espèce en voie de disparition !