Dans "La mort est mon métier" Robert Merle avait montré comment l’obéissance aveugle à une autorité pouvait servir, non seulement de justification, mais aussi de se dispenser de réflexion sur la justification ou la finalité de son action.
Je regardais hier soir l’enquête sur la société Monsanto, ses mensonges, ses coruptions et son cynisme qui a débouché sur la mort de consommateurs américains.
Dans cette entreprises combien sont "responsables" et combien "obéissent aux ordres" sans états d’âmes ?
Au vu de l’enquête la société Monsanto pourrait prendre comme devise le titre du livre de Robert Merle !
Autrefois l’entreprise était généralement dirigé par un ingénieur qui manageait une équipe autour d’un produit.
L’ingénieur connaissait le produit et la façon de le fabriquer, le commercial était à l’écoute des demandes voire des critiques de la clientèle et le comptable tenait les comptes et tirait la sonnette d’alarme quand les comptes dérapaient. Cela a fonctionner plutôt bien pendant des décennies.
Mais on a changé les rôles : le dirigeant c’est le comptable et comme tout comptable il ne sait lire que des chiffres et ce qui ne peut être chiffré n’existe pas !
Ce n’est plus le produit qui est le centre de l’entreprise, c’est l’argent !
D’après mes souvenirs "toubib or not toubib" est une expression que mon arrière grand-père avait rapportée à son retour de la guerre de 14-18. En effet, il partageait sa tranchée dans la Somme avec une compagnie anglaise et il avait eu des mots avec le docteur.
Par contre on recherche toujours l’inventeur de l’eau tiède !