Pour parler franc, Kurosawa était très réac dans ses convictions personnelles. Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser de purs joyaux, comme par exemple Dersou Ouzala (le scenario n’étant d’ailleurs pas de lui, car tiré du livre de euh... je sais plus, cf. wikipedia).
Et puis après tout, ça fait un bol d’air d’aller se promener dans le référentiel culturel des gens d’en-face. C’est pas à toi que j’enseignerai les vertus du jeu de rôle, pas vrai ?
A ce propos, attention : appeler "gauchiste" des gens de gauche non-extrême (comme Jack Lang dans ton commentaire) marque le posteur à droite, voire très à droite ("gauchiste" étant un terme inventé par Lénine pour désigner les gens qui essayaient de le doubler par SA gauche à lui... donc pas des modérés). Et dans le rôle de la passionaria ecolo apolitique, t’as pas envie de passer pour une droitiste, pas vrai ? :p
PS. Michael Moore : pas mal pour une reconversion rapide. La figure capitalistes=communistes=tous crados, bien exécutée, même si léger manque de souplesse encore ^_^
Sainte Clef-de-Douze ! Une bise de Michael Moore O_O
Oui, Ran = "chaos" ou "révolte" en japonais. Belle culture ! En ce qui me concerne, en hommage au film de Kurosawa, et également (quoique tiré par les cheveux) à Rahan, cet autre héros de l’Humanité. Accessoirement, c’est comme ça que je prononçais mon propre prénom étant petit ^_^
Malheureusement j’ai bien peur que nos commentaires détonnent un peu sur AV, qui marche généralement surtout à la polémique. Heureusement, et puisque tu n’es plus d’extrême gauche mais écolo-fanatique depuis quelques heures, je me charge de redresser le tir :
Amis de droite ! Vous noterez que j’ai eu dans mon commentaire précédent la délicatesse de ne pas insister sur le fait que l’économie du chasseur-cueilleur (la plus stable au monde, 200.000 ans d’expérience, vos illustres et nobles ayeux y ont TOUS participé pendant des millénaires, tout comme les miens !) est une forme de COMMUNISME PRIMITIF. Sponsorisé par VOTRE famille depuis l’aube des temps.
"...le libéralisme est scientifique : il ne fait que constater les meilleur pratique."
Chez moi ça s’appelle vendre la peau de l’ours... Le communisme a permis de hisser un pays encore largement arriéré (la Russie des Tsar) au rang de superpuissance industrielle mondiale en une quarantaine d’années : à l’époque, ça paraissait "scientifiquement" un excellent système. Le libéralisme tel qu’on le connaît aujourd’hui a à peine un siècle. Wait and see...
Pour comparaison, le système macro-économique le plus stable que l’Humanité ait jamais connu est celui du chasseur-cueilleur (200.000 ans d’expérience et aucune catastrophe planétaire majeure... et encore, en se limitant à l’Homo Sapiens). Qui dit mieux ?
"et oui, la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme fait que les gens font des études et se débrouille pour trouver le travail le plus utile à la société, donc celui qui paye le plus. "
Bah, cet argument se retourne facilement, exemple : " ...la part d’altruisme qui fait que les gens font des études et se débrouillent pour trouver le travail le plus utile à la société, point." Que les gens soient égoïstes ou pas, il s’en trouvera toujours pour faire tourner la machine, ce sont les motivations qui changent, voila tout. Si les grands patrons touchaient, non pas 500 fois le SMIC, mais 3 ou 4 fois le SMIC, la seule chose qui changerait serait probablement... l’identité des grands patrons en question. Probablement pas l’efficacité globale du système.
Tiens, en voila un commentaire intéressant. Je reformule un petit peu : les libéraux disent que dans un monde libéral parfait, les profits indus fondent (parce que dès qu’il y a un profit indu, d’autres qui font les mêmes produits avec moins de marge s’implantent sur le même créneau), et donc que les prix sont les prix réels des choses et que les gens ne touchent comme salaire que ce dont ils ont besoin. Et ils en déduisent qu’on ne vit pas dans un monde libéral parfait, puisqu’il se crée encore des fortunes indues. Ils ont d’ailleurs parfaitement raison, et tout cela est bel et bon. (D’ailleurs, pour un vrai libéral, le capitalisme AUSSI est l’ennemi...)
Le hic, c’est que, quitte à vivre dans un monde parfait : dans un monde communiste parfait, tout le monde aussi est heureux et a tout ce dont il a besoin, puisque chacun chacun fait le maximum, et qu’en échange chacun reçoit ce qu’il lui faut.
Vous aurez compris où je veux en venir : le point commun aux deux doctrines et les raisons de leurs échecs passés ou futurs est que justement, on ne vit pas dans un monde parfait. Seul le capitalisme a su saisir finement et assimiler dans son fonctionnement la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme qui fait partie de la nature de certains humains... ceux qu’on retrouve aux commandes de l’économie.
La limite à mon sens du capitalisme est que, étant fondamentalement une doctrine égoïste, il ne sera pas capable de fédérer l’humanité à temps pour éviter une catastrophe écologique planétaire. Mais c’est une autre histoire...