« Ensuite, EdF ne paye pas les retraites de ses salariés fonctionnaires, pris en charge par le contribuable »
Ah bon, parce que dans le privé, ce sont les entreprises qui prennent en charge les retraites ?
Avec le système par répartition, la part « salarié » des retraites est payée par les cotisations des actifs, dans le public comme dans le privé. Dans le public, le montant de ces cotisations apparaît sur les feuilles de paye, comme dans le privé et n’est pas prélevé, mais non versé au salarié, ce qui revient au même.
La part « patronale »,elle, est évidemment prise en charge par l’employeur.
Devoir rappeler ces évidences sème encore un peu plus le doute sur la compétence de l’auteur.
« Exemple : la télephonie dont le prix pour le consommateur s’est effondré »
Les prix de la téléphonie étaient très élevés et ne pouvaient que descendre... (Ce qui n’est pas le cas dans la téléphonie mobile où les opérateurs s’évertuent à maintenir des tarifs exorbitants par tous les moyens !). La baisse des tarifs de téléphonie a été compensée, pour les opérateurs, par une hausse exponentielle du trafic... ce qui ne sera pas du tout le cas avec l’énergie que l’on s’évertue à nous faire économiser, à juste titre. On ne voit pas, dans ce cas, comment les fournisseurs pourront dégager des profits sans hausses de tarifs.
Quant au choix entre énergies renouvelables, nucléaire ou autre, il vaut mieux rire devant tant de naïveté !
Si l’on ne voit que l’aspect humanitaire dans ce dossier, on se fourre le doigt dans l’oœil jusqu’au trognon.
Les arrières pensées, chez les homme politiques, sont toujours présentes dans l’action diplomatique, comme dans les affaires intérieures.
Comment alors ne pas voir dans ce ballet diplomatique une façon de débarrasser la Lybie de ce dossier encombrant sans perdre la face, que ce soit au niveau national comme au niveau international, façon de s’assurer, en retour, des bonnes grâces de Kadafi.
En abattant cette carte, le président français a placé notre pays en bonne place pour de juteux contrats tout en réalisant une belle opération de politique intérieure.