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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 décembre 2013 17:54

    @l’auteur

    Correctif :

    Voici un excellent article dont les développements ne pouvaient se départir d’une certaine longueur.
    Peu importe dès lors que la démonstration est parfaite : il ne s’agit même plus de la relation que le vassal pouvait entretenir avec son suzerain.

    Ce stade est dépassé : il est devenu celui du serf abruti et craintif vis-à-vis de son seigneur prêt à le tuer s’il vient à quitter le hameau où il survit.

    La conclusion de l’article scelle le sarcophage idéologque de ces clercs qui ont vendu leur âmeà des maîtres qui les méprisent :

    « Révérence face au pouvoir, prudence devant l’argent : cette double dépendance de la presse française crée déjà les conditions d’un pluralisme rabougri. Mais on ne peut s’en tenir là. Tout un appareillage idéologique conforte la puissance de ceux qui déjà détiennent autorité et richesse. La somme des sujets tenus à distance et des non-sujets matraqués en permanence étend le royaume de la pensée confor



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 décembre 2013 17:51

    @l’auteur

    Voici un excellent article dont les développements ne pouvaient se départir d’une certaine longueur.
    Peu importe dès lors que la démonstration est parfaite : il ne s’agit même plus de la relation que le vassal pouvait entretenir avec son suzerain ; ce stade est dépassé : il est devenu celui du serf abriti et craintif vis-à-vis de son seigneur prêt à le tuer s’il vient à quitter le hameau où il survit.

    L a conclusion de l’article scelle le sarcophage idéologque de ces clercs qui ont vendu leur âme :

    « Révérence face au pouvoir, prudence devant l’argent : cette double dépendance de la presse française crée déjà les conditions d’un pluralisme rabougri. Mais on ne peut s’en tenir là. Tout un appareillage idéologique conforte la puissance de ceux qui déjà détiennent autorité et richesse. La somme des sujets tenus à distance et des non-sujets matraqués en permanence étend le royaume de la pensée conforme. »



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 décembre 2013 16:25

    @Le Chat

    « Peut-on encore boire un petit noir ou un jaune au comptoir ? »
    Grave question à laquelle l’on peut réfléchir en buvant un petit blanc...et en écoutant Juanita Banana.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 décembre 2013 16:06


    @L« Enfoiré (1) @Bulgroz (2)

    (1)
     »Tout jeune, écrivez-vous, j’habitais en face d’une école primaire, croyez-vous vraiment qu’il y ait le moindre doute chez mes parents de me placer ailleurs ? Non, évidement. Même chose dans la suite au secondaire« 
    Effectivement, pareil doute ne serait jamais venu à l’esprit de quiconque dans la mesure où chacun -y compris les établissements eux-mêmes, fussent-ils laïques ou confessionnels-, avait une haute idée de la qualité de l’enseignement dispensé. La lecture de ce superbe ouvrage de Mona Ozouf intitulé »Composition française« montre ce que peut être un pur joyau, un pur produit de la République.
    http://www.magazine-litteraire.com/critique/non-fiction/composition-francaise-retour-enfance-bretonne-mona-ozouf-06-12-2010-32067

    (2)
    En réalité, la véritable difficulté vient de l’abdication et de l’ensevelissement de toute une société et de ses institutions face à des éléments allogènes qui, au nom d’une pluralité et d’une diversité qui ont toute leur richesse, certes, sont littéralement encouragés à submerger un ordre préexistant avec des valeurs et des traditions - celles de leur pays d’accueil ou d’immgration - qu’ils ne comprennent plus, ne cherchent pas à comprendre, considèrent comme étrangères et méprisables et désirent tout simplement effacer en y substituant un autre système de valeur.

     »Depuis 5 décennies,écrivez-vous, nous accueillons à bras ouverts des ignorants de notre langue, des quasi-analphabètes qui constituent l’essentiel de la démographie française désormais. Que voulez-vous qu’il en résulte sur les bancs de nos écoles et de nos lycées ?

    Bien évidemment, une baisse générale du niveau moyen de l’élève, qui, n’entendant même pas le français en rentrant chez lui, ne pouvant se faire aider par ses parents dans aucune matière, étant en permanence orienté sur les chaînes satellitaires moyen orientales, bon gré mal gré, tente de se maintenir péniblement aux crochets de l’Education Nationale.

    Quand par ailleurs, toute une population ne vit qu’en fonction du Coran, n’a que ce mot à la bouche, il n’est pas étonnant que toute autre instruction que celle de la mosquée ne les intéresse pas.« 

    Certes.

    La vraie difficulté vient désormais de ce que les autorités elles-mêmes ont décidé de déclarer la Cité »ville ouverte« .

    Il n’est qu’à lire en détail, à titre d’illustration difficilement contestable - les propos scandaleux qui confinent à la trahison à l’ennemi du fameux  rapport de Thierry Tuot intitulé »La grande nation pour une société inclusive" :

    Rapport Tuot - intégration - février 2013 (PDF - 1.6 Mo)

    http://ripostelaique.com/immigration-et-grand-remplacement-le-monstrueux-rapport-du-conseiller-detat-tuot.html

    http://www.valeursactuelles.com/l%E2%80%99inqui%C3%A9tant-rapport-tuot20130305.html

    "Provocation sans lendemain ou stratégie à long terme, le rapport remis le 11 février par Thierry Tuot au premier ministre est un ovni politique. Son auteur, un conseiller d’État de 51 ans, le reconnaît lui-même : « Il se peut qu’on s’étonne […] d’un ton, d’un style et de formes qui manquent au devoir de grisaille sinon de réserve.[…] Il est permis de penser que l’affichage d’un peu de ly risme, le retour d’un peu de rêve, les échos joyeux d’une grandeur qui ne serait plus martiale, mais sociale pourraient s’avérer plus efficaces que la compassion digne […]. En ce qui concerne les immigrés et l’intégration, on l’a compris, la République nous appelle. »

    Si le gouvernement répond présent, comme le souhaitent nombre d’associations, au premier rang desquelles France Terre d’asile, qui s’inquiétait du retard pris par Matignon à recevoir et surtout à publier le rapport (téléchargeable en intégralité sur valeursactuelles. fr), c’est à une authentique révolution qu’il faut se préparer.

    Jusqu’alors, en gros, l’État tenait les rênes des politiques d’intégration, qui se résumaient essentiellement à la “politique de la ville”, dont la Cour des comptes a récemment souligné les dérives, mais qui avait pour (seul ? ) avantage d’être quantifiable et maîtrisable — à condition de le vouloir. La principale proposition du rapport Tuot consiste à en transférer l’exercice presque exclusif aux associations, le rôle de l’État consistant seulement à les subventionner ! Membre du Haut Conseil à l’intégration et critique impitoyable des professionnels de l’antiracisme, l’universitaire Malika Sorel, elle-même d’origine algérienne, a bien vu le danger : la prise de contrôle de l’argent public par des groupes de pression communautaires. « L’intégration, dit-elle, ne peut être réduite à sa seule dimension socio-économique, en laissant de côté les composantes les plus concernées que sont l’éducation, l’instruction, la famille, les affaires intérieures, l’emploi, les affaires étrangères et les armées. »

    Cette méconnaissance du danger communautariste n’est pas étonnante si l’on prend la peine de lire l’intégralité du rapport Tuot (97 pages) au fil duquel on trouve des perles comme celle-ci : « La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier [sic], de polluer le débat public. » Ou encore : « Au pourfendeur effarouché du statut qu’il pense diminué de la femme en islam, rappelons que les églises […] avaient, il y a cinquante ans, […] une idée de la femme assez peu égalitaire. » Et aussi : « Les vieux sont une urgence sociale, pourquoi tout focaliser sur les jeunes délinquants ? » Quant à obtenir l’intégration des jeunes d’origine étrangère par l’apprentissage du patriotisme, quel anachronisme ! « Droits et devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! OEuvre ! Civilisation française ! Patrie ! Identité ! France ! […] Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ? »

    Puisque la question de l’islam est “inventée”, que celle de l’égalité homme-femme se réglera d’elle-même et qu’il existe des problèmes plus urgents que la délinquance des jeunes et l’adhésion aux valeurs nationales, M. Tuot peut aligner ses propositions. Elles vont de la régularisation automatique des clandestins en mesure de prouver qu’ils vivent en France depuis plus de cinq ans à la naturalisation de tous les immigrés ayant suivi une scolarité en France, mais aussi de tous les parents d’étrangers nés en France pourvu que lesdits parents y soient installés depuis plus de vingt ans. Son programme passe aussi par une concentration de tous les moyens financiers du ministère de la Culture sur les quartiers “défavorisés”. Au point d’aboutir à cette recommandation étonnante : « Interdire par la loi et pour une période donnée la création de toute nouvelle institution culturelle ailleurs que dans les quartiers de la politique de la ville, sauf pour les formes d’expression culturelles elles-mêmes issues de ces quartiers. » Bientôt du hip-hop à l’Opéra de Paris ?" Lire le rapport Tuot





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 décembre 2013 12:56

    @Nabum
    mais aussi à Oncle Archibald, Fergus,Diaz et alii

    Cher Monsieur, bravo et merci pour la constance de votre combat.

    Tout est dit dans votre conclusion, laquelle trouve un écho très favorable dans les autres contributions et commentaires que suscite votre excellent billet :

    "Sans règle, sans discipline, sans silence durant les cours, sans travail, sans contrainte, sans obligation, sans punition ni sanction, l’enseignement hélas, n’est pas possible. Il faudra d’abord effectuer cette révolution avant que d’envisager des méthodes plus responsables, plus autonomes, plus efficaces aussi. Osons ce premier pas ou acceptons de voir disparaître l’Éducation Nationale !« 

    La symbolique étant toujours très significative, il conviendrait de restaurer l’Instruction publique et l’Education nationale, quatre mots qui disent tout et qui devraient inspirer autant les professeurs que les familles et leurs enfants et servir de ligne de conduite à une véritable politique attachée à remettre en valeur l’éducation, le respect et la considération de l’autre, la politesse, le Bien Commun ( »cette plus grande part de ce que nous possédons chacun"), tous ces trésors, toutes ces armes qui font de l’enfant, de l’adolescent, du futur adulte, un être pleinement conscient des qualités, de la valeur, de la richesse qu’il a vocation à apporter,transmettre et recevoir en retour de tous ceux avec lesquels il est invité à vivre.

    Cet enseignement, cet Ecole, cette éducation, ces règles existent. Elles ne demandent qu’à être restaurées, revivifiées, imposées comme telles, précisément avec ces règles fondamentales que sont la discipline, la hiérarchie, le mérite, les récompenses, la sélection, l’élitisme, tous mots qui font fuir tout en attirant.

    Les bienfaiteurs de l’humanité méritent congrûment l’honneur et la commémoration, écrit A. Huxley  dans sa nouvelle préface à son roman intitulé « Le meilleur des mondes ».

    Édifions un panthéon pour les professeurs. Il faudrait qu’il fût situé parmi les ruines d’une des villes éventrées d’Europe ou du Japon, et au-dessus de l’entrée de l’ossuaire, j’inscrirais, en lettres de deux mètres de haut, ces simples mots :

    AU SOUVENIR
    DES ÉDUCATEURS DU MONDE
    SI MONUMENTUM REQUIRIS,
    CIRCUMSPICE

    Continuez votre combat, cher Nabum. Vous n« êtes pas seul.
    Cordialement,
    RB

    PS

    A ceux qui auront eu la patience de lire ce bref commentaire, prenez, je vous prie, le temps de lire et écouter, si vous ne les connaissez pas, le petit livre de Cécile Ladjali intitulé  »Mauvaise langue«  ou encore ces lettres de Ferry, Guizot, Jaurès :

    http://www.franceculture.fr/oeuvre-mauvaise-langue-de-c%C3%A9cile-ladjali.html

     »La lettre de Jules Ferry aux instituteurs (27 novembre 1883)", Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°75, 75 - La laïcité, p.109-116. Consulté le 2013-12-05 11:57:02 . URL : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-lettre-de-Jules-Ferry-aux.html

    http://calmann-levy.fr/livres/lettres-aux-instituteurs/

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