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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 janvier 2014 11:42

    @l’auteur.

    Très bon billet.

    Merci à Orsini pour cette video édifiante :http://www.youtube.com/watch?v=xRrOBE3OerI

    Où peut-on voir qu’un ministre de l’Intérieur puisse désormais, sns doute piqué au vif - pour répondre à une sensibilité personnelle qui ne devrait regarder que lui et qu’il n’a aucune pudeur à afficher publiquement dans une allégeance scandaleuse - user de toute la puissance d’un appareil d’Etat dont il n’est que le dépositaire pour lancer une véritable chasse à l’homme contre l’un de ses concitoyens ?
    En France. En 2014.
    Comme l’écrit fort justement Olivier Mongin (directeur de la publication de la ervue Esprit) dans la dernière livraison de la revue Esprit (Un pouvoir sans autorité, Esprit, décembre 2013- pp/12 et 13), « Hollande est aspiré par Valls ».

    Ce triste sire qui n’a manifestement pas conscience de l’existence d’une France qui commence à être très sérieusement exaspérée par la pusillanimité de l’équipe de Pieds-Nickelés qui prétendent diriger le pays et ne réussissent qu’à afficher quotidiennement leur incompétence et leur détestation d’une nation qui ne pense pas comme eux, qu’il se méfie et s’en aille très vite, tant qu’il en est encore temps !Et surtout, qu’il ne commette pas l’erreur de s’imaginer un jour proche Premier ministre.

    Comme l’écrit encore Olivier Mongin, « un pouvoir auquel on ne peut pas croire, cela tombe tout seul, et pas uniquement dans les sociétés non démocratiques !La Boétie nous en a avertis depuis longtemps ».


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 janvier 2014 22:32

    « C’est ça la politique, man. Et bien, non. Ça, c’est faire de la politique. C’est user de stratagème pour arriver au pouvoir, c’est penser que la fin justifie les moyens. La politique, c’est de la réflexion, du recul, de la dignité. Là, c’est indigne. En montant en épingle à des fins politiques un événement qui ne le méritait pas, Valls –et maintenant le gouvernement- joue avec les allumettes. Dieudonné est devenu une vraie rock star. La rock star des pauvres et des décérébrés… Certes, mais ils sont nombreux. Pire, la France est devenue en deux semaines antisémite. »

    Si d’aventure M. Valls devient Premier ministre, il y aura tout à craindre pour la aix civile et sociale.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 janvier 2014 22:17

    sicaire /si.kɛʁ/ masculin

    1. (Histoire) (Antiquité) Dans l’Antiquité hébraïque, nationaliste zélote qui perpétrait des meurtres et des actes de terrorisme.
      • Après que la Judée eut ainsi été délivrée de ces voleurs, il s’en éleva d’autres dans Jérusalem, qui exerçaient d’une nouvelle manière une profession si infâme et si criminelle. On les nommait sicaires, et ce n’était pas de nuit, mais en plein jour, et particulièrement dans les fêtes les plus solennelles, qu’ils faisaient sentir les effets de leur fureur. Ils poignardaient au milieu de la presse ceux qu’ils avaient résolu de tuer […]. Le premier qu’il assassinèrent de la sorte fut Jonathas, grand sacrificateur, et il ne se passait point de jours qu’ils n’en tuassent plusieurs de la même manière.  (Flavius JosèpheGuerre des Juifs contre les Romains, Livre II, chapitre XXIII, traduction Arnaud d’Andilly)
      • Bravo à Denis Robert pour cette analyse,


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 janvier 2014 22:22

    Un point sur la question ?L’analyse de Philippe Bilger

    Au fait, ça a commencé quand ?

    Quand Complément d’enquête sur France 2 a rapporté, le 19 décembre, les propos odieux tenus par Dieudonné, lors d’un spectacle, à l’encontre de Patrick Cohen ?

    Quand le ministre de l’Intérieur piqué par je ne sais quelle mouche à la fois de confort éthique et de tactique politique, mal conseillé en tout cas, a déclaré le 27 décembre qu’il envisageait de faire interdire les réunions publiques de Dieudonné ?

    Quand Jean-François Copé en l’occurrence plus attaché au communautarisme qu’à l’état de droit a approuvé sans l’ombre d’une réserve la démarche de Manuel Valls ?

    Quand l’inénarrable Arno Klarsfeld, personnalité discutable et avocat médiocre – je me souviens de lui, ânonnant et lisant sa plaidoirie lors du procès par contumace d’Aloïs Brunner – a appelé, le 2 janvier, à manifester dans la rue contre les spectacles de Dieudonné comme si une telle injonction, émanant de lui, avait la moindre chance d’être suivie d’effet ? Quand, absurdement, il s’est félicité de ne porter plainte que pour les crimes contre l’humanité et pas à l’encontre “d’un antisémite nauséeux” ? Comprenne qui pourra : ajouter du désordre au scandaleux, ce serait bien ? Se priver de l’état de droit pour manifester ses muscles de moralité, ce serait républicain ?

    Et cela continue puisque SOS Racisme, en retard d’une indignation, portera plainte contre tous ceux accomplissant le geste de “la quenelle” s’il n’y a pas d’équivoque sur son sens antisémite. Bon courage aux tribunaux et beau “terrain de je” pour les mis en cause !

    Ce qui est sûr, c’est qu’on parle trop de Dieudonné et que cela a trop duré.

    Il y en a quelques-uns, peut-être plus qu’on ne croit, qui refusent l’alternative de rire grassement à l’humour de Dieudonné ou d’étouffer sa liberté d’expression même quand elle n’est pas provocatrice, transgressive ou délictuelle. Et cela lui arrive.

    Comment ne pas s’étonner – et ce serait risible si cette cause, qui est pourtant tout sauf prioritaire, n’était pas empreinte de gravité – de l’évolution si rapide d’un ministre de l’Intérieur, passant de l’envie d’interdire immédiatement, brutalement, et justement contestée, au souci de voir exécuter les sanctions contre Dieudonné, ce qui, il faut le reconnaître, est enfin la bonne approche ? Pour garder un peu de constance, une circulaire sera adressée aux préfets pour les inciter sans doute à présumer ou à exagérer le trouble !

    Il est piquant d’entendre Manuel Valls exprimer sa certitude de la solidarité de la garde des Sceaux pour nous donner l’impression, avec cette entente de façade, d’un parfait petit couple techniquement efficient et politiquement soudé.

    Moins drôle, plus saumâtre est la focalisation opérée sur le fait que Dieudonné organiserait son insolvabilité et qu’ainsi il ne payerait aucune des amendes l’ayant sanctionné. L’exécution des peines concernant Dieudonné n’est certes pas un problème négligeable – il s’agit même en l’occurrence de la seule stratégie pénale cohérente – mais on souhaiterait que cette vigilance puisse s’élargir aux 80 000 sanctions en attente d’effectivité pour des délits, sans prétendre offenser personne, d’une gravité bien supérieure à celle de paroles dévoyées.

    Christiane Taubira a qualifié les propos de Dieudonné de “pitreries obscènes d’un antisémite récidiviste”. Pourquoi pas ?

    Maintenant que le projet d’interdiction est retourné aux oubliettes où végètent beaucoup d’annonces inspirées par la bienséance morale plus que par la rigueur juridique et la lucidité démocratique, que faire ?

    D’abord remplacer ce tintamarre qui implacablement donne du grain à moudre, du ressentiment à exploiter, de la colère à manipuler à Dieudonné, à ses séides, à ses partisans, à ces seuls spectateurs qu’il ne fait rire que pour le pire et qu’à cause de lui, par une discrétion répressive énergique, efficace et fondée. Aussi bien pour les peines, leur aggravation par récidive que pour leur exécution.

    Pas si simple, tant le commun des citoyens et des juristes plus pulsionnels que raisonnables ont tendance à assimiler ce que l’éthique réprouve à ce que le droit interdit. Ce n’est pas toujours vrai et il faut s’en féliciter. Car c’est cet écart, cette distance qui permettent la liberté et empêchent qu’une chape de plomb totale et étouffante pèse sur nous, nos pensées, nos écrits, nos paroles et nos actes. Notre société. Il est plus important, en ce sens, de respecter à toute force, en se défendant de la moindre entorse, l’état de droit, les armes dont il dispose et les limites qu’il pose, que de s’abandonner à la volupté sombre de tout pénaliser au risque de violer non seulement des droits individuels mais l’esprit même de notre République.

    Prenons l’exemple de la phrase odieuse proférée à l’encontre de Patrick Cohen. Plainte a été portée et une enquête a été ordonnée. Pour incitation à la haine raciale. Procédure normale, attendue. Ce propos qui regrettait que les chambres à gaz aient “oublié” en quelque sorte ce journaliste ne vise évidemment que lui et, strictement et juridiquement entendu, ne caractérise pas forcément l’infraction retenue. C’est de l’humour atroce, une dérision nauséabonde, une offense par ricochet faite à la mémoire des victimes de l’Holocauste, une dénonciation sarcastique, mais une incitation à la haine raciale, je ne sais pas, incitation et expression étant des concepts différents.

    Il me paraît cependant évident que Dieudonné sera renvoyé devant le tribunal correctionnel et qu’il sera condamné parce que, pour des juges, il faut un courage inouï pour savoir résister à la légitimité de la condamnation morale en ne privilégiant que la légalité de l’incrimination pénale. Une appréhension au cas par cas épuisante, alors que faire fond sur l’opprobre publique autorise la paresse intellectuelle et l’approximation en droit.

    Ce n’est pas discuter du sexe des anges. C’est à la fois réprimer quand c’est nécessaire et sauvegarder parce que c’est capital. Ne pas penser qu’à Dieudonné mais au bien de tous.

    Ceux qui ont assisté à l’une de ses représentations en font un compte rendu – par exemple Stéphane Jourdain pour l’AFP, même si sa perception a été contredite par plusieurs intervenants sur Twitter ni excités ni racistes – qui montre que le spectacle de Dieudonné est fortement, intensément provocateur, parfois drôle et, à certains moments, une enclave antisémite dans un monde, une société qui se retiennent, se dominent et ont honte quand ils s’égarent lamentablement sur ce terrain (Nouvel Observateur). Il y a aussi des sketchs qui ne sont pas du tout inspirés par “le petit entrepreneur de la haine” ” dénoncé par Valls.

    Si on continue à réagir si maladroitement, si bêtement, aux offensives d’un Dieudonné jubilant, si la gauche continue à lui faire ce cadeau quasiment au quotidien depuis la mi-décembre, si on n’entrave pas Dieudonné tout en violant nos principes, il gagnera. Depuis quelque temps, grâce à ces adversaires, il y a déjà affluence chez lui !

    J’attends que le combat à mener devienne en même temps vigoureux et banal. Tranquille.

    Sinon, l’enclave deviendra un royaume. Même s’il est pervers.

    Dieudonné en effet, ça suffit, monsieur le ministre !




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 6 janvier 2014 22:10

    @Pierre Régnier


    Bien vu. Merci pour ce lien Et, dans un pays où les règles de la barbarie islamique sont encore appliquées, la continuité dans la honte est assurée de cette manière par notre actuel président :

    http://ripostelaique.com/hollande-cautionne-lobscurantisme-islamique.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ripostelaique%2FznSM+%28Ripos

    ps. Je connaissais le CFCM


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