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rené fix

42 ans. Enseignant, auteur dramatique et traducteur. Vit à Caen (14). Impliqué dans la vie théâtrale "publique" et dans la question du rapport entre art et politique.

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  • Premier article le 21/11/2006
  • Modérateur depuis le 05/07/2007
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Derniers commentaires



  • rené fix 28 janvier 2008 19:47

    Comme toujours, mais est-ce vraiment une surprise, je suis étonné par le peu de réactions (du moins sur ce site) dès que l’on aborde des questions de politiques culturelles. Les questions que soulève cet article sont pourtant diablement essentielles. Même si l’implicite fort qui le sous-tend (la gauche serait, historiquement, l’initiateur prioritaire d’une démarche d’émancipation au moyen de l’art mériterait quelques nuances, ne serait-ce qu’en analysant les origines de la décentralisation théâtrale) est discutable, il n’en reste pas moins vrai que le constat est lui, indiscutable. On ne peut que déplorer l’indigence des propositions de gauche en matière culturelle face aux défis des nouveaux enjeux de la société de loisir. Mais cette indigence doit, elle aussi, se lire à la lumière de l’évidente médiocrité générale du discours politique (de droite comme de gauche) sur ces questions.

    Pour suivre avec intérêt le travail de Cassandre, je sais à quel point cette délicate et poétique injonction des « politiques » à prendre en compte ces questions-là est au centre de la ligne éditoriale de la revue, mais on ne peut que constater aussi l’extrême isolement de cette position. Obliger les forces de gauche à repenser la culture, ou plus modestement, les leviers politiques de la culture, c’est obliger la gauche (pourquoi le taire, le Parti Socialiste prioritairement) à dresser un bilan de ces vingt dernières années. En disant cela, je ne cède pas à ces monstrueuses sirènes « droitistes » de l’évaluation, mais bien plus à une nécessaire approche critique des avancées et des démissions culturelles de cette même gauche lorsqu’elle était au pouvoir. Oui la question de la culture est centrale dans la reformulation du logiciel idéologique de la gauche (on me pardonnera cette facilité langagière) ; oui il est essentiel que les forces de gauche, et en premier lieu celles et ceux qui briguent nos suffrages, développent une parole claire et précise en matière culturelle.
    Humble militant socialiste en région (l’aveu même pourrait faire rougir tant il entre parfois en contradiction avec ces lignes) , je ne peux que constater la frilosité avec laquelle, à gauche, on reprend la question culturelle dans sa déclinaison municipale. Coincé entre les fastes mythiques et ternis de l’ère « langienne » et les coups de poignard dans le dos de la période « Trautmann » ; le PS a bien du mal à réinvestir ces questions culturelles. 
    Pour ma part, j’ai fait le pari, modeste et prétentieux à la fois, de tenter, de l’intérieur même d’un parti, de contribuer à relancer ce débat. Au niveau du simple militant, l’entreprise peut sembler dérisoire (mais je crois que c’est toujours mieux que de râler seul dans sa cuisine). Mais c’est bien en « professionnel » (là aussi à un niveau modeste mais impliqué) que je m’autorise une parole et une approche culturelle. Je ne peux qu’inviter tous les artistes, les petits et les grands, ceux du « in » et du « off », ceux qui ont pages ouvertes dans les « Rebonds » journalistiques et ceux qui crient dans le désert à entamer une démarche identique. Que mes propos soient clairs, il ne s’agit pas de faire ici du prosélytisme pour tel ou tel parti, mais les artistes doivent absolument se rendre compte par eux-mêmes de la pauvreté conceptuelle des approches de cette question proposées par les forces de gauche. On peut le déplorer, on peut en rire avec dépit, on peut même s’en moquer ou se retrancher dans une artistique tour d’ivoire ; mais ce n’est qu’au contact réel de ce « cambouis » que l’artiste parviendra à faire entendre sa voix. S’il le fait (comme c’est hélàs souvent le cas) dans le seul but d’être plus proche des futurs princes qui pourraient nous gouverner, alors cette démarche sera souillée et stérile. En revanche, si fort de sa connaissance intime et poétique de la question culturelle, il participe activement à une réflexion d’ensemble, dans le soucis du bien commun, les choses peuvent changer.
    La démarche sera longue, et les freins seront nombreux (pour les « politiques », l’artiste est encore et toujours vu à travers cette monstrueuse dualité de la sébile et du Molotov), mais nous ne pouvons pas continuer à laisser s’installer ce qui caractérise aujourd’hui l’essentiel des actions politiques en matière culturelle : la parole de l’élu qui s’efface devant la parole du fonctionnaire. Pour être clair et précis (et je suis certain que tous les responsables de projets artistiques se reconnaîtront dans ces phrases) ce sont les fonctionnaires des administrations (nationales ou territoriales) qui gèrent, organisent et structurent les politiques culturelles. Ils classent, trient, empilent les dossiers, les demandes de subvention….Loin de moi l’idée d’en faire les nouveaux boucs émissaires de notre disette culturelle, mais en organisant avec tant de zèle une ligne de défense et de protection entre l’artiste et l’élu du peuple, c’est bien le contact direct qui est rompu. Je sais qu’en disant cela je m’attaque à toute une construction structurelle de notre politique culturelle, à ce nouvel « establishment » de l’animation culturelle qui nous donne de si belles recrues, qui fait vivre tant d’universités et tant de formateurs. Mais dans ce montage, c’est la parole même de l’artiste qui s’est éteinte et qui ne parvient plus à se faire entendre que lors de douloureux râles d’agonie (l’annulation d’Avignon). Alors retroussons nos manches et investissons massivement les partis qui se veulent démocratiques.
    Aux yeux de certains artistes, le parti socialiste est peut-être celui de la trahison ; soit ! Alors tournez vos yeux vers les écologistes, les communistes et si c’est encore possible, faisons du Modem une vraie force de centre gauche. Tout est possible, mais il faut à tout prix réenclencher un dialogue direct avec nos élus, sur la base du militantisme. Si ce militantisme ne s’inscrit pas dans une adhésion totale avec la ligne du parti choisi (bien fol aujourd’hui celui qui pourrait résumer avec clarté la ligne du Ps, pour ne citer que celui-là) qu’il se fasse au moins au nom d’un idéal qui nous tient tous à cœur, celui de l’art, de sa défense et de sa diffusion.
     



  • rené fix 5 juillet 2007 23:57

    Merci . Je ne voulais dire que cela mais la technique m’oblige à répondre en plus de dix lettres, alors une nouvelle fois merci.



  • rené fix 5 juillet 2007 15:24

    la question n’est pas de savoir si monsieur Sarkozy est un intellectuel ou non, encore moins de savoir s’il s’agit là d’un accès de fausse modestie ! Il s’agit juste de souligner à quel point la démarche du président, par de telles affirmations, entraîne avec elle une condamnnation désinvolte et « populiste » de la figure de l’intellectuel. Les commentaires provoqués par ce billet montrent bien combien le langage peut être porteur de violence, de condamnation. Dire : « je ne suis pas un homme de réflexion mais d’action » ; cela n’est pas la même chose que de dire : je ne suis pas un intellectuel« . Un tel propos, tenu par un homme de droite ou de gauche provoquerait chez moi la même réaction, celle d’une suspiscion légitime en démagogie, celle plus grave encore de tenir, au plus haut degré de l’Etat, des propos dignes de la cour de récré. Il est toujours facile, par des pirouettes polémiques, de prétendre que les conservateurs ne sont pas là où on les attend, mais je ne peux que repéter une chose : la dénonciation systématique de l’intellectuel comme figure honnie de l’inefficacité n’est que la variante politiquement correcte de la chasse à l’intello. La question, dès lors, n’est plus dans le manque de dignité supposée de notre président mais dans ce paradoxe d’un président qui entend »sauver" l’université française en fragilisant si sommairement ceux qui la font vivre.



  • rené fix 5 juillet 2007 11:01

    Le principe de ces billets « d’humeur » implique des réactions partisanes, mais là je crois que vous dépassez les bornes. Je ne vois vraiment pas ce que Ségolène vient faire ici et s’il vous a fallu 20 ans pour découvrir la nature exacte du PS, il ne faut vous en prendre qu’à la lenteur de votre capacité critique.



  • rené fix 6 mars 2007 22:35

    Voici une réponse claire, argumentée qui clôt non le débat mais la polémique. Merci pour ce travail pédagogique et qui, à sa manière, met en lumière les enjeux réels de cette actualité. Cela dépasse évidemment le contexte des directeurs de musée. Comme je suis peu éclairé sur la nature même de ce contrat pouvez-vous nous renseigner sur la maîtrise artistique du projet. Qui choisit les oeuvres exposés ? Peut-on craindre une censure « théologique » autour de femmes dénudées, de représentation du christ... ? La question peut sembler naïve mais dans le cas où une clause de ce type existe, ce seraient nos principes les plus fondamentaux qui seraient mis à mal. C’est avec un grand plaisir que j’ai lu ce commentaire, qui redonne une tenue évidente aux réactions provoquées par des articles.







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