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rené fix

42 ans. Enseignant, auteur dramatique et traducteur. Vit à Caen (14). Impliqué dans la vie théâtrale "publique" et dans la question du rapport entre art et politique.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/11/2006
  • Modérateur depuis le 05/07/2007
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Derniers commentaires



  • rené fix 6 mars 2007 22:33

    Voici une réponse claire, argumentée qui clôt non le débat mais la polémique. Merci pour ce travail pédagogique et qui, à sa manière, met en lumière les enjeux réels de cette actualité. Cela dépasse évidemment le contexte des directeurs de musée. Comme je suis peu éclairé sur la nature même de ce contrat pouvez-vous nous renseigner sur la maîtrise artistique du projet. Qui choisit les oeuvres exposés ? Peut-on craindre une censure « théologique » autour de femmes dénudées, de représentation du christ... ? La question peut sembler naïve mais dans le cas où une clause de ce type existe, ce seraient nos principes les plus fondamentaux qui seraient mis à mal. C’est avec un grand plaisir que j’ai lu ce commentaire, qui redonne une tenue évidente aux réactions provoqués par des articles.



  • rené fix 1er mars 2007 18:41

    Si j’ai bien compris le sens de cet article, vous invitez les candidats,et plus largement les futurs responsables politiques à une approche nouvelle des politiques culturelles ? mais n’est-ce pas là que le silence des intellectuels et des hommes de culture est le plus criant. Comme vous, je pense que cela ne sert plus à rien de critiquer le ministère de la culture ; il ya un certain temps déjà que ce ministère vit en apnée intellectuelle tout simplement parce qu’il s’est montré incapable de produire un sens « moderne » (c’est à dire une réactualisation des objectifs de Malraux à l’heure du numérique) et surtout parce que les artistes eux-mêmes, qui parfois vivent en fonctionnaires de la création sur denier public, se sont bien gardés de réinterroger le système et les missions d’un service public de la culture. Pour traiter d’un domaine que je connais bien , celui du théâtre et du spectacle, les signaux alarmants des limites du système étatique se font sentir dans toute la France, et il n’est même pas nécessaire de rappeler la poursuite de la crise des intermittents : des Centres dramatiques nationaux qui sont au mieux des préfectures satisfaites de l’académisme d’état et au pire des trous financiers, des scènes nationales qui ne sont que l’émanation parfois sensible mais toujours discutable des goûts d’un directeur qui ne se soucie pas d’objectifs d’éducation populaire et des compagnies qui dépensent autant d’énergie à vivre et à créer dans leur région d’origine qu’à tourner dans le reste de la France. Pour faire court un système fossilisé, crispé sur ses baronnies et ses réseaux et qui en plus, se trouve, dans un large ensemble, incapable de répondre à la plus élémentaire de ses missions : élargir le cercle des fidèles. Mais que cela soit clair, il n’est pas dans mon intention ici de jeter le bébé avec l’eau du bain, mais d’inviter clairement celles et ceux qui pensent que la force d’un pays se mesure aussi à l’élan poétique et créatif qu’il est en mesure d’inspirer ; de les inviter donc à reprendre le chemin de la discussion et de la persuasion. A l’heure d’une régionalisation galopante (rappelons que le ministère de la culture a été un des premiers à régionaliser ses pratiques financières et administratives) que peut bien vouloir dire une politique culturelle nationale ? Entre des soucis de transmission du patrimoine et ceux de la création, est-il encore possible de penser « l’action culturelle », même si pour certain le mont fleure bon la MJC ? Quid des missons éducatives de nos institutions culturelles, de la place qu’elles accordent au public, au non-public (je sais, là aussi à quel point il est encore de bon ton de rire de cette notion de non-public) ? N’est-il pas possible, dans le cadre des objectifs éducatifs de ces institutions, d’intégrer de façon plus claire et plus dynamique le public (dois-je dire l’usager ?) dans le processus de programmation ? A l’heure de la démocratie participative, du net, des blogs...le discours sur l’art et les pratiques se diversifie, se banalise parfois, se vulgarise même mais il témoigne d’une vitalité critique fondamentale qui ne trouve pas d’écho dans nos vénérables maisons culturelles. Le débat ne fait que commencer, il serait dommage qu’il ne rencontre que des murs d’indifférence ou de respect poli. La culture, si elle entend rester une spécificité et une priorité nationale, doit ouvrir les portes à l’évaluation et à la confrontation. La crise supposée du livre, du disque, du théâtre, des musées n’est pas une crise de l’objet livre, disque...elle est tout au plus le signal de plus en plus visible d’une inadaptation de nos institutions culturelles avec les enjeux des « produits » culturels d’aujourd’hui. Le terme n’est certes pas joli, mais à trop vouloir ignorer ce qu’il induit (la consommation de biens culturels) on risque fort de voir nos artistes les plus sincères se retrancher dans un silence outrée pour ne pas tomber dans les pièges du divertissement. Redonner de la dignité et de l’envergure à n os artistes ne pourra se faire que dans le dialogue entre l’artiste et le public, entre l’oeuvre et l’oeil du spectateur. D’où l’urgence à repenser notre politique éducative ; à la repenser avec force et audace, non pas avec quelques projets d’action culturelle (les fameux PAC) par ci par là, mais en offrantà tous les élèves les possibilités réelles d’une rencontre avec le geste de la création. Ce sont là des paroles bien générales et bien généreuses mais le débat ne fait peut-être que commencer.



  • rené fix 14 janvier 2007 09:50

    Si l’auteur de cet article est bien le signataire du livre commenté, cela manque d’une certaine éthique et cela nuit considérablement à l’écho de ce livre.



  • rené fix 12 janvier 2007 11:31

    S’il est difficile de savoir qui sont réellement les lecteurs d’Agoravox, il est en revanche plus facile de cerner les sujets qui rencontrent un écho, polémique, productif ou parfois narcissique. Je constate, par exemple, que les questions qui relèvent prioritairement des « affaires » culturelles (théâtre, cinéma, actions et politiques culturelles) sont peu présentes, peu commentées, et le cas échéant participent plus d’un « défouloir » critique que d’un réel apport argumenté. Cela ne réduit en rien les mérites réels ou supposés d’Agoravox, mais cela donne une couleur d’ensemble particulière. Enthousiaste au débat (j’ai même écrit deux articles), j’avoue m’être un peu lassé d’une certaine tonalité d’ensemble, que l’on ne retrouve pas toujours dans les articles mais qui dans les commentaires participent trop souvent à un « relâchement » politique et idéologique qui louvoie désagréablement tantôt vers le réglement de compte, le procés politique ou la glorification moralement discutable de certains extrémismes, le tout au nom d’un glissement supposé d’une parole réelle muselée par les médias dominants. Qu’Agoravox ne parvienne pas encore à devenir une plateforme de confrontation solide sur des questions culturelles n’est en soi pas une chose dramatique, mais en se « musclant » sur des poblématiques de ce type, en ne courant pas après des modèles journalistiques mais en assumant pleinement l’exercice d’écho citoyen qui l’honore, il y a fort à parier que son audience progresse. Je ne désespère pas d’y trouver, parmi d’autres rubriques, des apports culturels conséquents et intellectuellement stimulants, car il existe bien, au delà de la « bande-annonce » un discours critique citoyen de l’art qui pourrait s’exprimer de façon généraliste sur ce site, sans se trouver retrancher dans des blogs spécialisés.



  • rené fix 25 novembre 2006 08:25

    Je reçois,avec de plus en plus de terreur, les affirmations péremptoires de type : le public ne sait rien, il n’a pas de goût, les pays sans ministère de la culture sont des espaces barbares ...(lisez le livre de Martel consacré à la culture « publique » aux Etats-Unis !). Sincérement, même si je comprends le confort intellectuel qu’il y a à dire tout cela je ne cherche pas à faire preuve de condescendance ou à ménager je ne sais quel caprice de la jeune ou très jeune génération. Et je ne suis pas d’accord avec vous non plus pour déclarer qu’il n’existe pas de critères pour définir le travail artistique pouvant prétendre à une subvention publique, mais je rappelle que ce n’était pas là mon sujet initial. Le problème ( et c’est peut etre la raison de l’absence de ce type de débat), c’est qu’à chaque fois on repart dans les généralités (vous aviez lancé le mot en premier alors ne m’en veuillez pas)qui tuent toutes réelles possibilités dialectiques. Je précise donc à nouveau le centre de mon article : comment introduire, dans le respect du « geste artistique » (mais non pas dans celui de la simple programmation) une part critique et réactive du public et faire de cette opération le fer de lance d’une politique d’animation et de découverte du spectacle vivant ?. Magré la passion qui animera les prochaines interventions, vous conviendrez que nous n’avons pas les moyens de refaire ce « monde », contentons-nous d’observer avec scrupule un de ses aspect (le rapport critique au publc) et d’y apporter des propositions ou des remarques précises. Merci


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