Parmi les grands philosophes français, que l’on m’autorise à ajouter Montaigne, La Boétie et Fénelon. Pour qui connaît bien l’esprit de notre pays, il saura les reconnaître dans les traits de notre société jusqu’à nos jours.
Je ne comprends pas vraiment votre message, tout comme vous semblez ne pas avoir compris le mien. Si cela peut aider à la compréhension mutuelle, j’ajoute que je m’insurge contre le culte de la raison. Socrate est une référence que j’apprécie beaucoup, et que tout philosophe amateur semble apprécier aussi. Socrate tenait sa vérité morale d’un démon qu’il l’habitait (le fameux « démon de Socrate »). Fort de valeurs morales, Socrate pouvait confondre les raisonnements logiques, mais sans prémisses morales, de ses détracteurs sophistes. Dès lors, on comprend bien que les facultés « ratiocinantes » de l’homme sont bien peu. Le sujet est vaste, la philosophie française l’a étudié et j’y trouve une grande valeur. A contrario, la daube allemande du type Kant, Hegel, Heidegger envie la rigueur des mathématiques et sa force de démonstration. Mais ils ne font que les parodier avec leurs définitions creuses et leurs soi-disant démonstrations. Si on ne la parodie pas, la philosophie a une valeur que ces auteurs allemands cités par Bernard Dugué n’ont jamais compris. Mais les pédants aiment lire ces philosophes car ils ne cherchent pas à comprendre le monde et les hommes, mais à se gargariser de pouvoir suivre des textes que d’autres abandonnent bien vite.
J’oublie quand même le grand Goethe chez les Allemands. On parle certes de « langue de Goethe », mais finalement personne ne semble le lire avec attention. Si l’Allemagne reflétait la pensée de Goethe, elle serait bien plus romantique que nous ! Hélas, un trésor allemand enterré par tous les poncifs cités par Dugué.
Quelle misère de lire votre commentaire. La philosophie allemande est de la merde rationaliste qui cherche à épurer l’homme de sa nature passionnelle. Son rêve est d’opérer une ablation de son cerveau pour le remplacer par une puce munie « d’intelligence » artificielle. A part Nietzsche et Schiller, il n’y a rien à tirer de la philo allemande moderne. Au contraire, en France, on peut tirer toute une généalogie spirituelle avec Rabelais, Pascal, Maine de Biran, (le Rousseau non contractualiste), Lamennais, Bergson, Simone Weil, Saint-Exupéry, j’ajouterais encore Teilhard de Chardin, Blondel, Levy-Bruhl, tout le courant spiritualiste français et tant d’autres.
Honte à vous Bernard de cirer les pompes de Schleu sans voir les merveilles près de chez vous. Vous me faites pensez à ces jeunes pseudo cinéphiles qui croient que le cinéma n’est principalement qu’américain, car ils en restent au niveau du marketing cinématographique. En philo, ce marketing s’est étrangement cristallisé sur la daube allemande. Tout le monde en parle, jusqu’à croire qu’il n’y a que ça.
Merci de votre réponse. En vous parlant de Fiodorov, l’idée n’est pas de récupérer des idées « eurasianistes » actuelles. Fiodorov est mort en 1903 dans un pays en proie aux « Démons » selon le terme de Dostoïevski dans son roman éponyme. Hélas, Les deux avaient raison, lorsque l’on voit ce qu’est rapidement devenue l’Union soviétique. Réhabiliter cet « empire » n’a jamais été mon intention. Je comprends tout à fait que votre démarche n’ait rien à emprunter à la philosophie, je le respecte parfaitement. Les études sur Fiodorov en français ou en anglais ne sont selon moi pas de qualité, car les chercheurs y mettent bien trop de géopolitique actuelle (Douguine par exemple), ce qui est une grave erreur. Et ils n’ont pas une compréhension suffisante de l’auteur pour creuser jusqu’à ses textes sur le Pamir, les langues indo-européennes ou le zoroastrisme. J’en parle néanmoins dans mon modeste ouvrage « L’impératif cosmique ». En tout cas, je lirai certainement vos écrits ! Merci à vous.