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S.B.

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Soleil et vent.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2011
  • Modérateur depuis le 26/01/2012
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Derniers commentaires



  • S.B. S.B. 27 août 09:47

    @Surya

    « Personne ne tient compte du rejet que certains subissent, ou plus exactement personne ne veut l’admettre »

    Je crois que vous avez tort. N’avez-vous jamais entendu parler de SOS racisme et de son omniprésence médiatique à une certaine époque. Partout, et tout le temps, dans les médias, on nous a expliqué à quel point les Français étaient racistes et à quel point les immigrés étaient rejetés, relégués, « parqués », ghettoïsés.
    C’était et c’est encore en grande partie le discours dominant, le seul discours explicatif sur l’origine des problèmes, et donc ce que vous dites ne correspond absolument pas à la réalité.
    Je pense que de moins en moins de gens adhèrent à ce discours car ils comprennent ou sentent qu’il est incomplet, qu’il y a d’autres racines aux problèmes anciens et enkystés que nous avons, racines auxquelles il faut remonter. D’ailleurs, ce sont des problèmes passionnants à comprendre, sauf que maintenant, ils prennent des aspects tragiques en France, et ailleurs aussi. 

    Si vous vous intéressez à l’histoire des banlieues et de l’habitat social, vous pouvez lire le livre de Michel Aubouin. Quelque chose m’a frappée dans ce livre : l’auteur raconte (il y était) comment, dès le regroupement familial dans les années 70, des adolescents marocains nouvellement arrivés en banlieue en France avec leur mère pour rejoindre leur père, sont immédiatement entrés en conflit avec les filles et les profs femmes de leur établissement scolaire, se sont immédiatement montré violents avec elles, d’une violence particulière, dégradante. Pourquoi ? Il ne s’agissait pas de chômage (leurs pères travaillaient), ni de relégation et de non-mixité sociale ou ethnique (les banlieues et les collèges-lycées étaient largement mixtes à ce moment-là), ni de rejet massif de la population présente, puisque ces adolescents venaient juste d’arriver. Ils avaient simplement, et logiquement, importé leur culture, et la violence, leur violence, est venue du choc de leur culture avec une autre, libérale et individualiste, où les relations entre les hommes et les femmes, la place réelle et symbolique des femmes dans la société, n’étaient pas du tout les mêmes. C’est là où les pouvoirs publics auraient dû dire clairement « stop » et mettre certaines choses au clair avec eux et leurs parents et ne l’ont pas fait, laissant la population se dépatouiller comme elle pouvait. Ces ados ont suscité le rejet par leur comportement plus que par la couleur de leur peau ou leur origine (même si comportement et origine sont liés, sur le plan culturel, sans vouloir essentialiser mais des faits sont là). Vous pouvez appeler ce rejet « racisme », pour moi ce n’en est pas et ce rejet est logique et légitime.

    Vous êtes dans ce que Hugues Lagrange appelle le déni des cultures. Si un racisme, au vrai sens du terme, et un rejet systémique peuvent être (et ils ont dû être dans un certain nombre de cas) la racine du mal, ils ne sont pas la seule. C’est plus compliqué. Un enfant peut simplement se sentir rejeté, sans l’être, parce qu’il voit bien (un enfant voit tout) qu’il y a un énorme choc, d’énormes différences de fond, entre ses parents, comment ils vivent, ce qu’ils pensent et disent, et comment on vit dans la société où il se trouve avec eux. 
    « Pourquoi certains se replient sur eux mêmes et pas d’autres ? »
    Tout dépend des parents en réalité. De leur capacité et/ou de leur envie de faire partie de cette société dans laquelle ils arrivent, avec sa culture et ses codes qui sont pour partie différents des leurs à l’origine, leur envie de voir leurs enfants s’y adapter pour y vivre le mieux possible, malgré les obstacles et le racisme. En fait, je suis convaincue que ce sont des ressorts psychologiques et affectifs profonds bien plus qu’économiques qui déterminent le repli sur soi ou l’ouverture à l’autre. Des enfants d’immigrés maghrébins très pauvres ont réussi et sont devenus médecins ou avocats. C’est la capacité des parents à encaisser le choc culturel qu’ils vivent dans le pays d’accueil, à le vivre sans qu’il ne provoque une sorte de dislocation mentale, qui détermine l’avenir des enfants. Plus la culture d’origine est éloignée ou contraire à la culture d’accueil, plus le choc est grand et l’adaptation difficile, donc plus le risque d’échec est grand, donc plus le rejet de la population « de souche » (? la souche, c’est le cœur plus que l’origine) grandit en parallèle. Prenez un cercle et caressez-le, il deviendra vicieux, disait je ne sais plus qui. Dans cette dimension culturelle, la symbolique de la femme (désolée, j’y reviens), est centrale. On en revient au déni des cultures d’Hugues Lagrange, et à la faute grave des pouvoirs publics de l’avoir pratiqué et de le pratiquer encore.

    Pour revenir à votre anecdote sur vous voilée dans un resto parisien et les regards hostiles que vous avez reçus...ben oui, on est en droit d’avoir ce genre de regard quand on sait ça, ou que des femmes dans certains pays risquent carrément la prison si elles enlèvent ce truc sur leur tête, ou que des petites filles de 3 ans sont voilées en France, ce qui est un pur scandale de sexualiser ainsi le corps (et l’âme surtout) d’une petite fille, à mettre au même niveau que les concours de Mini Miss aux US. Eh oui, ne vous déplaise, il y a une certaine résistance au voile en France, à ce qu’il signifie vraiment quand on veut nous faire croire que c’est juste un petit bout de tissu anodin (tu parles...), mais pas qu’en France, dans la société québécoise aussi par exemple, et même...même dans les pays musulmans (Dieu est grand, finalement).

    Je vais arrêter cette discussion car je n’ai plus trop le temps de m’y consacrer, et que le sujet est tellement complexe (et mondial en plus) qu’il ne se traite pas à coups de commentaires sur un forum, même si c’est plutôt agréable de discuter avec quelqu’un qui semble ouvert aux arguments des autres (j’essaie de l’être aussi). Mais il y a certains sujets sur lesquels les gens irrémédiablement ne seront pas d’accord, c’est la vie.



  • S.B. S.B. 25 août 17:42

    @Surya

    D’abord, je constate que, comme d’habitude, vous éludez le fond de la question, à savoir : comment vivre avec des gens qui sont contre la liberté de conscience, contre l’apostasie, la liberté des femmes, la liberté de l’humour, la liberté de vivre comme on est pour un homosexuel. C’est une question que vous évitez, 
    peut-être ces choses n’existent-elles pas pour vous ? Je vous renvoie dans ce cas au dernier rapport du Sénat (juin) sur l’extension de la radicalisation islamiste en France. Et à ce qui est arrivé à Charlie Hebdo. Ou aux enfants juifs tués par Merah (on est loin du trafic de drogue, n’est-ce pas ?). Quand vous aurez des yeux pour voir, et un cœur, vous vous rendrez compte de ces dangers réels qui font souffrir beaucoup de gens, y compris des musulmans. 

    Votre vision d’une opinion qui suivrait aveuglément les positions pro ou anti immigration d’un gouvernement est naïve et déconnectée de la réalité (et cela n’a rien à voir avec votre photo) car depuis longtemps les enquêtes d’opinion sur ce sujet, en France, se suivent et se ressemblent quels que soient les gouvernements.
    Les phrases d’un tel ou d’un tel n’y change pas grand-chose. 

    Il n’y a pas d’hypocrisie et je ne me planque pas (à l’inverse de vous qui esquivez le débat de fond), car tout le monde sait en France qui menace les libertés fondamentales. Tout le monde sait quels adeptes de quelle religion empêchent à toute force leurs filles de suivre les cours de natation obligatoires à l’école. Tout le monde sait quels adeptes, chauffeurs de bus, refusent de s’asseoir sur un siège précédemment occupé par un chauffeur femme. Tout le monde sait qui aimerait bien instaurer la charia. Tout le monde... sauf vous. Vous plaignez les femmes voilées qui ne peuvent pas mettre le nez dehors. Vous ne connaissez visiblement pas certaines villes françaises, où au moins un tiers de toutes les femmes que je vois dans la rue sont voilées. Moi, c’est les femmes qui ne peuvent pas mettre le nez dehors si elles ne sont pas voilées que je plains, ou qui ne peuvent pas mettre le nez dehors tout court sans le soutien d’une association qui organise des marches collectives pour montrer que l’espace public appartient aussi aux femmes. On est où là ? En France au 21e siècle ou au Paléolithique ? Où sont vos yeux pour ne pas voir cela, puisque vous êtes une humaniste avec des yeux ? 

    Et donc, vous parlez sans savoir. Vous imaginez. Vous essentialisez le pauvre immigré victime de questions déplacées, d’inquisitions incessantes.
    Je suis petite-fille d’immigrés dont les enfants ont subi quolibets, mépris et rejet dans les cours d’école. Pour autant, ils ne se sont pas repliés sur eux-mêmes, ils ne se sont pas « jetés sur le premier Jésus-Christ qui passe », ils n’ont pas cherché d’autres valeurs ou une autre communauté à laquelle appartenir. Ils ont fait leur vie dans ce pays qu’ils aiment, tout en maintenant des liens forts avec le pays de leurs parents. Cela a été facilité, et c’est important, parce que les deux cultures étaient proches, sans antagonisme fondamental de valeurs.

    Je conçois tout à fait que des enfants nés en France de parents venant d’une culture très différente aient des problèmes d’identité et aient du mal à s’identifier aux valeurs d’un pays qui ne sont pas celles qui sont vécues à la maison. Il y aurait trahison vis-à-vis de leurs parents, et c’est une chose quasi impossible à vivre pour un enfant. Je comprends qu’un enfant se sente rejeté par un pays, fut-il son pays de naissance, si le mode de vie de ce dernier ne correspond pas à celui de ses parents, je comprends même qu’il rejette ce pays pour cette raison alors que celui-ci n’y est pour rien. Je comprends encore mieux que si cet enfant est systématiquement rejeté ou soupçonné en raison de ses origines, il nourrisse un ressentiment légitime et se réfugie et se replie dans sa communauté d’origine pour y trouver force et réconfort, même si (ou surtout si ?), cette communauté rejette le pays en question. C’est un cercle vicieux.

    Seulement, encore faudrait-il prouver que cet enfant ou cet adolescent a subi ce rejet systématique de la population, et ça, vous le croyez mais ne pouvez pas le prouver. Il me semble au contraire que beaucoup de choses sont faites pour eux, que beaucoup d’associations et de gens se dévouent pour eux, que l’Etat donne beaucoup d’argent public avec par exemple des classes de CP à 12 élèves, alors que chez moi, nos enfants sont dans des classes de CP à 28 (je dis ça sans amertume). Et que les grands médias minimisent pudiquement les déchaînements de violence en banlieue contre les policiers et les pompiers, pour que les habitants ne se sentent pas « stigmatisés ». Et donc, dans le cas où ces enfants n’auraient pas vécu de rejet systémique et général en raison de leur origine, d’où viendrait la radicalisation islamiste agressive et revendicatrice ? 

    Bref, j’ai non seulement des yeux et un coeur, mais aussi un cerveau. Cette question de culture, d’acculturation et d’identification est complexe et je vous invite à vous servir du vôtre pour ne plus voir le monde en noir ou blanc, façon binaire. 
     



  • S.B. S.B. 25 août 13:26

    « si un gouvernement pro « portes grandes ouvertes » arrive au pouvoir, même s’ils n’ont pas mentionné l’immigration dans leur campagne électorale, il ne se passera pas longtemps avant que la majorité veuille « accueillir toute la misère du monde »

    C’est un leurre d’imaginer cela. C’est une vision naïve et enfantine des choses.

    « si un gouvernement anti immigration arrive au pouvoir, vous allez soudain voir des milliers de monsieurs et madames tout le monde qui n’avaient jusque là aucun problème, ou peu de problèmes, avec l’idée d’accueuillir des immigrés, devenir, plus ou moins rapidement, les pires des xénophobes  »

    C’est également un leurre. 

    Plus que ce qu’« on leur fourre dans le crâne », les gens se font surtout leur propre opinion d’après ce qu’ils voient, entendent et constatent par eux-mêmes. 

    J’ignore si l’humanisme est l’identité de la France, quoique je doute que les Italiens ou les Espagnols, par exemple, soient moins humanistes que nous, mais le premier mot de la devise de la France est « liberté ». Une liberté de l’individu à laquelle nous tenons beaucoup. La liberté des femmes de mener leur vie personnelle comme elles l’entendent sans le joug d’un père, d’un frère, d’un groupe qui leur dicte plus ou moins gentiment sa loi, la liberté de vivre au grand jour une homosexualité, la liberté de conscience, la liberté de rire de ce que l’on veut y compris de ce qui est considéré comme sacré par d’autres...

    Or, si on voit (et on voit) que des immigrés ou de leurs descendants sont, culturellement, foncièrement hostiles à ces libertés fondamentales, qu’ils élèvent leurs enfants dans cette hostilité, on est en droit de s’interroger sur cette immigration et sur ses effets délétères dans la société, sans pour autant que « on » nous ait fourré quoi que ce soit dans le crâne. L’humanisme, d’ailleurs, consisterait justement dans ce cas à s’interroger sur comment préserver ces libertés fondamentales. Cette interrogation n’a d’ailleurs pas de rapport avec la « xénophobie », qui est par définition l’hostilité de principe à tout étranger en tant que tel et quel qu’il soit. C’est un mot-valise qui vise à empêcher un débat et à nier la complexité des situations. 

    Un immigré n’est pas un hologramme évanescent intrinsèquement bon et victime, à la cause duquel il faudrait automatiquement adhérer de façon théorique juste parce que « immigré ». C’est une personne qui a un passé et une culture, comme un non-immigré d’ailleurs. 



  • S.B. S.B. 10 août 10:20

    Il ne devrait y avoir que des articles comme ça...



  • S.B. S.B. 3 août 13:53

    L’impérialisme occidental est évidemment responsable des viols et agressions sexuelles de la nuit du nouvel an à Cologne en 2016, du décès du chauffeur de bus de Bayonne, de celui d’une jeune femme traînée par une voiture sur plusieurs centaines de mètres à Lyon, du handicap à vie du jeune Marin tabassé par un « jeune » pour avoir défendu un couple agressé par ce dernier parce que ces deux-là s’embrassaient dans la rue (je cite ces exemples, insignifiants pour l’auteur, car le sujet du texte semblait être l’ensauvagement du monde et qu’il y avait peut-être un rapport).

    C’est aussi à cause de l’impérialisme occidental que le harcèlement sexuel de rue est un sport national en Algérie ou en Egypte, que des jeunes filles de 13 ans sont mariées par leur famille au Maroc, qu’il est très difficile pour une femme célibataire de louer seule un appartement à Alger, que des adolescentes se font traiter de « p...s » si elles ne portent pas le voile ici en France, que Rachida Dati s’est sentie obligée de se marier à cause de la pression culturelle qu’elle subissait dans son quartier (c’est elle qui le raconte). 

    Comparé à tout cela (et à bien d’autres choses encore), le patriarcat français est étouffant et scandaleux et c’est lui qu’il faut, en priorité, clouer au pilori avec Darmanin comme symbole. 

    L’inversion des valeurs.... le bourreau qui devient la victime... la négation des réalités qui dérangent...les grands mots (impérialisme occidental)... 
    La rhétorique de l’aveuglement volontaire. 

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