Qu’ils respectent scrupuleusement les dix commandements Et surtout le onzième : « Point ne te feras prendre »
Qu’ils fassent preuve de pragmatisme
Qu’ils méprisent les mots au sens anti-moderne Comme honnêteté, justice, démocratie, respect ; vivre ensemble
Qu’ils sortent leur pistolet à l’écoute du mot « culture »
C’est ainsi que la sélection naturelle selon les héritiers du libéralisme Tire le meilleur de chacun
Nous avons aussi l’option de mourir T’’inquiète, leurs procédures de travail, même quand on parle franglais n’ont aucun sens C’est pas demain qu’il nous remplaceront avec des travailleurs d’ailleurs
Nous mourons, ils meurent Je ne vois pas d’autre argument, ce jour, dans cette négociation (A part les tuer, mais je m’y refuse : C’est pas bien)
Si j’avais tort, depuis 1981, ils seraient tous réellement partis Or, ils sont restés Mmm Mmm ?
Oui, j’ai lu la même remarque chez Charles Gave Dans un bouquin édité en 2003 ( « Des lions dirigés par des ânes » Les lions sont les lecteurs, il sait y faire le bougre ) Selon lui, les « américains » étaient passés du dédain au mépris, si ce n’est au dégout Vis à vis des « européens »
Maintenant, quels américains et quels européens ? Forcément pas nous, ils ne nous calculent pas Ni les uns ni les autres
Et s’il s’agit de mépriser nos « élites » ( « élites » Car je n’ai élu personne, moi non plus Président, députés, conseillés régionnaux, maires, cantonniers sont soumis à nos votes Mais pour ce qui est des sénateurs, appareil d’état, journalistes, shérifs ou autres médiatisés... J’ai pas souvenir, non... )
Et s’il s’agit de mépriser nos « élites »
Nous n’avons pas besoin des élites des autres non-calculés Qui se passent très bien de nos conseils pour mépriser qui bon leur semble Ce qui est très légitime
Il va falloir qu’on se prenne en charge, comme des grands Depuis le temps que ça nous pend au zen
ce serait plutôt les peuples de partout qui se font
dépouiller par les multinationales
Dans les années 70 Entrant au lycée, mes profs m’enseignaient que c’était là mon (notre) avenir Les écrivains de science-fiction, aussi
Enfin, les auteurs de SF Racontant autre chose que des histoires de soucoupes volantes et de pisto-laser Considérant les totalitarismes définitivementt bannis de l’histoire
Le fait est que la France à opté pour l’économie de service Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose
L’industrie requiert des investissements lourds, très lourds Que ce soit ici ou ailleurs A une époque, la délocalisation, c’était déporter les usines Pas les murs, ni les gens mais les machines Du coût, les industriels modernes construisent des usines modernes ailleurs Puis ferment les usines ici Laissant les pierres, la ferraille, le sol contaminé et les gens à charge de l’état Et de plus en plus des collectivités locales
( C’est pas libéral, libéral, tout ça Quid de l’entrepreneur qui prend des risques ? Quid du sens des responsabilités de l’entrepreneur ? Quid des charges inhérentes à l’activité professionnelle ? Quid du chevalier entrepreneur ? Et qu’en est-il de la fin de l’état providence ? N’existerait-il qu’au bénéfice de l’entrepreneur dilettante ? )
Raison pour laquelle les salariés de l’industrie ne devraient pas, ici Accepter de diminution de salaire (et de cotisations retraite) Dans l’espoir de quoi que ce soit Leur sort est déjà celé Ils sont morts mais ils ne le savent pas encore
Ça coûte moins cher à tout le monde Pas même aux mourants qui ne peuvent de toute façon plus allonger un kopeck Quand on n’a rien on ne peut se faire prélever que sa vie Après, avec ou sans paradis, on s’en fout un peu Il y a un choix à faire
L’économie de service demande une compétence pointue Que les salariés en devenir ont intérêt à acquérir à leurs propre investissement ( Pour l’avoir fait, je reconnais avoir vécu 25 ans avant d’amorcer ma chute Dans l’industrie, je serais mort, enterré et Echenoz aurait écrit un bouquin sur moi )
Pour sur, il y a l’investissement matériel-numérique lié Mais la technologie est de plus en plus performante Et de moins en moins chère En ce domaine
Par contre, grosse diminution des frais
Ce que l’on fabrique se stocke sur des supports numériques Pas d’entrepôt, pas de gardiennage, pas de manutentionnaire Pas de caméra, pas d’alarme Peu de vol, peu d’assurance
Ce que l’on livre n’est livré ni par air ni par mer ni par terre Par câble
De temps en temps, on envoie un consultant de son bureau à celui du client Mais ça, c’est c’est cause des parasites de la hiérarchie, les prétendus managers Qui compensent leur (au mieux) inutilité Par tout un attirail de harcellement moral et de flicage Tous ces gens qui sont « fonctionnaires » mais aux salaires du privé Aux dépends des salariés productifs
Alors qu’avec un peu d’intelligence on saisit vite Qu’un consultant qui travaille de son domicile Nous économise ses frais de transport, d’hôtel et de bouche (Souvenez vous des frais de bouche d’un ex-maire de Paris, tout sauf anodin...) D’avoir un bureau pour lui, même tournant à nos frais
Il serait rentable même de lui payer son abonnement internet Avec le téléphone gratos pour passer la journée auprès du client Mais de son nid douillet
Et ça, c’était hier
Aujourd’hui les économiste conviennent que nous sommes dans une économie d’information C’est une spécialisation de l’économie de service numérique Et ça s’annonce juteux, tout le monde est sur les rangs Et s’offre Gratos Car les survivants vont se goinfrer (Mais grave, gaffe au cholestérol et au diabète !)
J’entendais causer, l’autre jour sur une radio non-commerciale D’un métier d’avenir Le journaliste numérique Dont les outils à venir pourraient lire les 170.000 pages livrées par Wikyleaks Et d’en faire un résumé compréhensible
Tiens ! Ce serait, de nouveau L’occasion de rapprocher les journalistes des services de renseignements Qui planchent sur l’analyse des textes publiés en ligne Pour déterminer par les tournures de phrase Les informateurs des journalistes (Economie de « plombiers » à dépêcher au Canard)
Vous me rétorquerez qu’il faut bien QUAND MEME acheter des trucs physiques
Je sais pertinemment qu’un exemple ne doit pas être livré pour règle générale Nonobstant quoi je vous livre le suivant Le chargeur pour le téléphone de mon fils m’aurait coûté 16 Euro au magasin d’à côté Je l’ai acheté 90 Cent en ligne (Même avec les frais de port, ça tiens la route)
L’industrie délocalisée en Chine devrait augmenter notre pourvoir d’achat Là, le problème vient d’une autre catégorie de parasites Le commercial français Qui complimente son collègue du lieu commun suivant : « Il vendrait des lunettes à un aveugle » (Belle mentalité...)
Mais cela aussi, avec l’économie de service numérique, ça change
Ce discours n’est pas moral ? A mon sens non plus Mais c’est ainsi Et c’est ainsi que l’on peut moraliser l’économie dite « libérale » En l’obligeant à ressembler à sa vitrine
En démocratie, ça peut marcher Il ne nous reste plus qu’à devenir des consommateurs éclairés Des adhérents d’associations de consommateurs Des lobbyistes du bien commun (Ben ouais, ça va pas nous tomber tout cuit dans l’bec)
La fRANce étant le premier consommateur d’anti-dépresseurs au monde
Combien de français adultes sur cinq auraient souffert d’un trouble mental (Non lié à l’élection de Nicolas SARKOZY en 2007, parce que là, c’est trop facile)