@véronique Hé bien, j’entends par « génocide » l’éradication en une cinquantaine d’années d’une culture, d’usages, techniques et traditions remontant pour certaines au néolithique, la standardisation, la privatisation et la brevétisation des semences et des espèces, l’élimination d’une très large part de la paysannerie des espaces ruraux par le remembrement des terres au profit des seules exploitations les plus larges et rentables, l’accaparement des terres par les multinationales agro-industrielles, ...
Un génocide peut-être physique, mais il peut aussi être culturel ! Pour exemple, l’organisation du génocide des amérindiens au Canada a été pour part physique, mais pour sa plus large part culturel. La plupart des survivants placés de force dans des pensionnats dès leur enfance ignorent maintenant tout des traditions, de la culture et de la langue de leurs parents.Et les forêts où vivaient leurs parents ont été accaparées par les sociétés d’exploitation du bois !
L’éradication de la culture paysanne en €urope s’est pratiquée de manière bien plus « soft », mais a très largement abouti.
@yakafokon Un des fabuleux avantage du « vaxxin » sur le vaccin, c’est que faute de préserver en quoique ce soir le sujet inoculé, il répond « positif » au bluetooth !
« Nous ne sommes pas des esclaves, nous sommes des agriculteurs », ont
déclaré les agriculteurs italiens, qui ont conduit des tracteurs dans
les rues de Milan et bloqué la circulation urbaine.
Ah, bon ?!?
La restructuration de la politique agricole commune pour privilégier
le secteur agro-industriel remonte au plan de la commission Sicco
Mansholt mis en place en 1972-1973. Enfant à cette époque, j’ai été témoin le 23 mars 1971 dans les rues de Bruxelles des effets ravageurs de la très violente et
dernière « colère paysanne » — 100.000 manifestants, 1 mort, 140 blessés et des très importants dégâts matériels — , face à ce plan qui organisait rien moins que
la disparition de la paysannerie.
50 ans plus tard, la boucle est bouclée, le génocide de la
paysannerie, de sa culture et de ses traditions est très largement consommé, le nombre
d’exploitations agricoles européennes a été divisé par cinq ou dix, et
les agriculteurs survivants doivent pour rester « concurrentiels » à
l’échelle d’un marché mondialisé tout en se conformant aux normes
toujours plus drastiques de production imposées par nos €urocrates se
soumettre aux conditions des très importants crédits bancaires nécessaires à
l’achat et l’entretien des machines et infrastructures agricoles, des
intrants, des pesticides, ...
Quant à l’€urocratie, après avoir organisé le massacre des terres et
de leurs exploitants par l’agriculture intensive, elle peut maintenant,
sous le vertueux prétexte de re-« verdir » sa politique agricole s’offrir
le luxe d’achever le processus d’industrialisation du secteur par la
redistribution des terres aux quelques grands groupes agro-industriels
multinationaux destinés à se partager le gâteau.
"Ne nous y trompons donc pas. Si c’est en partie l’avenir du monde qui se
joue en ce moment dans le Donbass et à Kherson, c’est aussi le notre en
Europe et en France.«
Ah ben, »Delenda Carthago« , la plupart des passagers ne s’y trompent plus : le Titanic Atlantico-Occidental fait voie d’eaux de toutes parts et ne devrait plus tarder à sombrer corps et biens.
»Dans nos sociétés également ce combat est scruté de près, qui teste et
éprouve la solidité de notre système démocratique, et notre
détermination à défendre les valeurs humaines.«
Hi, hi, ... ! Tout le charme pavlovien de la novlangue de rigueur en Pensée Unique : ben non, n’en déplaise à nos éditocrates et autres prêcheurs de la bonne parole, il ne suffit plus d’asséner en boucle que notre système est »démocratique« pour en faire une vérité, quant à l’humanisme de nos valeurs, il y a belle lurette déjà qu’il a été dévoyé pour la promotion des valeurs boursières du »capitalisme transhumaniste" qui en est l’assez exacte antithèse.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !