@Fergus « J’observe simplement que, même dans la « ruralité profonde » (si je puis dire), cela fait belle lurette que l’on ne fait quasiment plus appel à des sourciers mais à des entrepreneurs spécialisés. »
Vrai ! Mais comme je l’ai noté plus bas, certains de ces entrepreneurs recourent pour être plus performant eux-mêmes à des sourciers. Et j’ai eu l’occasion de vérifier l’info de plusieurs côtés : la meilleure manière de trouver un bon sourcier, c’est de s’arranger pour savoir à qui recours telle ou telle société de distribution d’eau, ou encore de forage de puits.
Soit dit en passant, un des sourciers que nous avions consulté, le moins « allumé » — parce que dans la branche, on en croise aussi de solides - et le plus directement pratique, efficace et « les pieds sur terre » expliquait qu’en fait, il pouvait directement travailler sur carte et sans prendre la peine de se déplacer jusqu’au terrain. D’ailleurs, il n’utilisait aucun accessoire (pendule, baguettes, ...) et buvait tranquillement sa tasse de café en précisant où étaient les points à creuser et jusqu’à quelle profondeur.
J’ignore comment il faisait, mais il était totalement fiable, très bien rémunéré par la boite de forage qui l’employait et apparemment très réputé dans le secteur professionnel de la gestion et de la distribution d’eau, ainsi d’ailleurs que dans le secteur des producteurs de fraises.
En tous cas, et même si elles ne s’en vantent pas, je sais que certaines sociétés de distribution d’eau wallonnes font discrètement appel à des sourciers, notamment pour repérer rapidement les fuites d’eau dans leurs circuits : çà leur revient moins cher que de devoir scanner tout le réseau.
Et c’est exactement pareil pour certaines sociétés de forage de puits. J’ai connu un sourcier employé par une société de forage. Son test d’embauche a été des plus simples : le patron lui a demandé où et à quelle profondeur se situait l’eau sur un terrain qu’il connaissait déjà, et l’a embauché dans l’heure.