@P.-A. Teslier « Depuis, les morts se comptent par millions »
« Être immortel est insignifiant ; à part l’homme, il n’est rien qui ne le soit, puisque tout ignore la mort. Le divin, le terrible, l’incompréhensible, c’est de se savoir immortel. J’ai noté que malgré les religions, pareille conviction est extrêmement rare. Juifs, chrétiens, musulmans confessent l’immortalité, mais la vénération qu’ils portent au premier âge prouve qu’ils n’ont foi qu’en lui, puisqu’ils destinent tous les autres, en nombre infini, à le récompenser ou à le punir. J’estime plus raisonnable la roue de certaines religions de l’Inde ; dans cette roue, qui n’a ni commencement ni fin, chaque vie est la conséquence d’une vie antérieure et elle engendre la suivante, sans qu’aucune ne détermine l’ensemble… » Jorge-Luis Borgès, L’Immortel in L’Aleph (1949)
@P.-A. Teslier « ... quand le chasseur-cueilleur s’est sédentarisé. Il y a environ 10 000 ans. Depuis, les morts se comptent par millions. »
Vous êtes mignon ! Pour rappel, notre condition est de toutes les manières « mortelle », et que « Depuis », avec ou sans guerre et que leurs raisons — qui sont faites pour s’en servir ! — en soient religieuses ou autres, les morts se compteraient de toute manière par million.
@P.-A. Teslier "Sans elle, pas d’évangiles, pas de Jésus... pas de religion
chrétienne... pas des millions de meurtres depuis 1 641 ans (Concile de
Nicée)"
Comme si l’abolition ou l’absence de religions suffisaient à abolir le meurtre ! Vous me semblez singulièrement manquer de confiance dans le génie humain, qui n’a pourtant jamais manqué de créativité à se trouver des raisons pour s’en mettre plein la gueule et justifier le meurtre et le massacre de ses semblables, frères ou cousins !
"J’ai finalement énormément de mal à comprendre les débats entre croyants et non croyants.
Dans les deux cas, la position n’est pas fondée sur le raisonnement mais sur la conviction.
Tout raisonnement est donc biaisé (et donc infondé), de part et
d’autre, puisqu’il ne vise pas à découvrir une vérité mais seulement
confirmer une croyance préexistante.
Tout « bon » scientifique abordant la question religieuse en arrive inévitablement à la conclusion qu’il ne peut pas conclure."