Il y a un fait qui semble incontestable c’est que le vol MH17 a été inexplicablement placé lors de son arrivé sur le territoire ukranien sur une trajectoire dangereuse. D’abord et ça été confirmé par Malaysian Airlines à la page 8 de ce relevé d’informations :
“MH17 filed a flight plan requesting to fly at 35,000ft throughout Ukrainian airspace. This is close to the ‘optimum’ altitude. However, an aircraft’s altitude in flight is determined by air traffic control on the ground. Upon entering Ukrainian airspace, MH17 was instructed by Ukrainian air traffic control to fly at 33,000ft.”
On lui a demandé de descendre a une altitude de 2000 pieds inférieure par rapport à l’altitude prévue. Ceci est déjà une première anomalie, mais ce n’est pas le plus important car Malaysian Airlines indique par ailleurs : “The route over Ukrainian airspace where the incident occurred is commonly used for Europe to Asia flights » ce qui signifie qu’en dehors d’une diminution de l’altitude de 2000 pieds il n’y a pas d’autre anomalie dans le chemin de vol qui serait habituellement utilisé par d’autres avions. Ce qui est faux selon un pilote d’avion commercial Robert Mark, qui édite « Aviation International News Safety magazine ». Selon lui le vol MH17 écrasé a pris une route 300 miles au nord de sa trajectoire habituelle. Il a déclaré que la plupart des vols Malaysia Airlines Amsterdam -Kuala Lumpur voyagent normalement le long d’un itinéraire beaucoup plus loin au sud que l’avion qui s’est écrasé et surtout il ajoute que lui-même, en tant que politique d’avion de ligne, n’aurait jamais accepté le chemin de vol dans lequel l’avion aurait été dirigé sachant qu’il était très dangereux. « I can only tell you as a commercial pilot myself that if we had been routed that way, with what’s been going on in the Ukraine and the Russian border over the last few weeks and months, I would never have accepted that route.” L’article complet ici :
Donc pourquoi les autorités ukrainiennes de l’aviation ont amené directement le vol MH17 dans une zone dans une zone de guerre où 10 avions avaient été abattus ?
Il y a un petit problème que l’auteur de cet article ne voit pas. Il a dans la zone euro des États surendettés et à croissance bancale. Le fait qu’ils soient à croissance bancale et qu’ils soient surendettés est lié notamment au fait qu’ils ont une monnaie surévaluée pour leur économie. Il n’en reste pas moins que ces États doivent emprunter aux banques, aux institutions financières, pour se financer qui leurs demandent des taux d’intérêt nettement supérieurs aux taux de base de la BCE. Que va-t-il se passer si la BCE augmentait ses taux d’intérêt et Bien l’Espagne ou l’Italie, par exemple, emprunterait à des taux plus élevés. La question est : l’Espagne ou l’Italie peuvent-ils emprunter à des taux plus élevés qu’aujourd’hui ? La réponse est non car leurs taux actuels sont déjà trop élevés pour leur situation économique. Par exemple l’Espagne a fini l’année 2013 avec un endettement à 93,9% du PIB :
Trois mois plus tard, fin mars 2014, il est passé à 96,8% du PIB, malgré les taux bas auxquels ce pays a pu emprunter sur les marchés et une croissance trimestrielle de 0,4% :
L’Italie a fini l’année 2013 avec une montagne de dettes de 2 069,216 milliards d’euros à 132,6% du PIB. Fin avril 2014, 4 mois plus tard donc, la montagne de dettes est passée à 2.146,4 milliards d’euros, soit 77,184 milliards d’euros de plus au compteur, par rapport au PIB italien on doit être à 136% à peu près fin avril 2014.
Si vous avez des États surendettés et à croissance bancale et qui doivent emprunter aux banques, il n’y a pas d’autre choix que les taux 0 et de la banque centrale et encore ce n’est pas suffisant. Le 10 ans italien ou espagnol devrait être quasiment 0 et pas à près de 3% vu la situation de ces pays pour qu’ils aient une chance de stopper la progression de leur endettement par rapport au PIB et même dans ce cas il n’est même pas certain qu’ils y arrivent pour diverses raisons. Il est vrai que les taux 0 obligent les investisseurs à acheter notamment des obligations d’États en faillite pour rechercher du rendement. C’est tout le système qu’il faut revoir de fond en comble, et notamment les modalités de financement des États.
Les deux fleurons de
l’aéronautique française vont délocaliser une partie de leur
production en zone dollar. Ils sont de plus en plus pénalisés par
le niveau très élevé de la monnaie européenne.
Actualité du
07/11/2007 : L’euro fort va accélérer la délocalisation du
luxe :
« À 1,4572
DOLLAR pour un euro, nouveau record hier, les sacs à main et
cosmétiques « made in France » commencent à devenir hors de prix
pour les Américains, premiers acheteurs de luxe avec les Japonais.
Le yen suit d’ailleurs la même courbe plongeante (– 23 % depuis
le 1er janvier). » « Vuitton va produire en Inde LVMH,
qui réalise un quart de son chiffre d’affaires aux États-Unis, est
l’un des plus concernés. Puisqu’ils ne peuvent plus guère tirer
leurs prix vers le haut, les industriels n’ont d’autre solution,
s’ils veulent préserver leurs très confortables marges, que de
réduire leurs coûts. « Les marques vont accélérer
l’externalisation de leur production vers les pays à bas coûts et
augmenter leurs achats en Asie », prévoit Claudia D’Arpizio,
consultante chez Bain. Le tabou de la délocalisation est ainsi en
train de tomber. Après Armani, Prada ou Boss, qui assument déjà de
fabriquer en partie en Chine, Vuitton vient d’annoncer la création
d’une immense usine de chaussures en Inde ».
Actualité du
08/02/2012 : Renault au Maroc : les dégâts de la
délocalisation :
« Après la
Roumanie, le Maroc... Ce jeudi, Renault va ouvrir les portes de son
usine géante à Tanger : 314 hectares de terrain pour 1,1 milliard
d’euros d’investissements. Objectif, y construire les futurs
véhicules low cost du groupe, alors que les capacités de
productions de l’usine roumaine du constructeur sont désormais
saturées. Mais chez certains, cette inauguration en grande pompe,
avec le roi Mohammed VI et Carlos Ghosn, fait grincer des dents. En
plein débat sur la désindustrialisation de la France, et alors que
le chômage atteint des niveaux records, le moment est au minimum mal
choisi. L’occasion de faire le point sur l’état des délocalisations
automobiles en France. 1,1 million de véhicules de moins produits
en France en 6 ans…. »
Les grandes entreprises
françaises ne sont pas à proprement parler vraiment pénalisées
par l’Euro Fort. Elles se débrouillent en délocalisant tout ce
qu’elles peuvent délocaliser. Aujourd’hui alors qu’elles se sont
adaptées à l’euro et à la mondialisation, revenir un franc aurait
plus d’inconvénients que d’avantages pour ces entreprises
françaises mondialisées. Les PME par contre, il faut souvent
qu’elles ferment. Il y a aussi une baisse de la demande extérieure
et pas seulement intérieure pour un pays comme la France dont la
monnaie est surévaluée. Voir : « L’euro est-il
responsable des fermetures d’usines en France ? » Citation :
« Une hausse de 10% de l’euro coûte 0,5 point de Pib à la
France ».
On peut me répondre
que contrairement à la France, l’Allemagne n’a pas de problème
d’euro fort, mais les deux économies n’ont pas et n’auront sans
doute jamais le même niveau de performance. L’Allemagne combine avec
succès industrie haut de gamme et travailleurs « low cost »
et a profité de l’affaiblissement de ses partenaires dans l’euro.
Par ailleurs, il faut
tordre le coup à l’idée que l’euro est une union, c’est ce qu’on
essaye de nous vendre pour faire croire qu’il faut être uni pour
pouvoir faire face à des plus gros pays. En réalité les pays de la
zone euro sont en guerre économique totale les uns contre contre les
autres et les perdants de cette guerre perdent leurs emplois.
Exemple d’une ferme maraîchère cité par Nicolas Dupont-Aignan :
Frédéric Oudéa
(Président-Directeur général du groupe Société Générale), je
le cite :
« Que se
passerait-il ensuite dans une Europe où chaque pays retrouverait sa
monnaie initiale ? Deux cas de figure. Soit l’idée est de se
dispenser des efforts de compétitivité et de réduction des
déficits, et de faire marcher la planche à billets. Cela veut dire
que les Français seraient payés en « monnaie de singe », avec une
envolée de l’inflation et un effondrement de la valeur de leur
épargne. Cela impliquerait aussi une forte baisse de leur pouvoir
d’achat. Car avec une monnaie en chute libre, nous paierions plus
cher l’énergie et tous les biens que nous importons aujourd’hui.
Cela déboucherait donc tôt ou tard sur une cure d’austérité
d’ampleur sans précédent, puisque la seule issue serait de vivre en
autarcie pendant plusieurs années.
Soit le retour au franc
s’accompagne des réformes nécessaires pour améliorer notre
compétitivité et financer nos dettes, sans faire fonctionner à
plein notre planche à billets. Alors ne nous voilons pas la face sur
les efforts à fournir ; ils seraient bien plus difficiles que ceux
nécessaires aujourd’hui dans le cadre de l’Euro. Notre commerce avec
nos anciens partenaires de la zone Euro (qui représente la moitié
de nos échanges extérieurs) redeviendrait en effet soumis à
l’arbitraire des dévaluations compétitives. La France ne
bénéficierait certainement plus de taux d’intérêt aussi bas
qu’aujourd’hui. »
D’après ce qu’il dit
on en conclut qu’il faudrait une monnaie unique à la planète
entière. Pourtant le fait que les pays qui ont une monnaie nationale
s’en sortent mieux en moyenne que ceux de la zone euro moyenne est
prouvé par les chiffres. Aucun des 19 pays de l’OCDE qui ont tous
des monnaies nationales n’a de taux de chômage supérieur à 10 %
contrairement à 7 pays de la zone Euro (la Grèce, l’Espagne,
l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la France et la Slovaquie). Il y a
dans l’union européenne une dizaine de pays qui ont conservé leur
monnaie nationale. Selon un site italien ces pays ont eu du 31 Mars
2013 au 31 Mars 2014 une croissance moyenne de 3,1 % contre
seulement 0,9 % pour la zone euro (La zone euro hors Allemagne
a seulement 0,2% de croissance).
Même la statistique
moyenne mondiale du taux de chômage, à 9,2 % en 2012 (lien
ci-dessous) qui inclut, des pays du tiers monde à chômage énorme
est nettement inférieure à celle de la zone euro à 11,8 %
Relire : « Milton
Friedman avait prévu la crise de l’euro » (en 1998). Milton
Friedman expliquait notamment que le taux de change quand il peut
varier pour différents pays, pouvait servir d’amortisseur de crise
économique, et qu’avec l’euro, il était risqué de se passer de cet
amortisseur car la zone euro ne remplissait aucune des conditions d’une zone monétaire optimale :
Frédéric Oudéa
ignore des données de base de l’économie pour défendre l’euro. Il
n’est pas le seul. La France qui dans
l’euro a trois boulets aux pieds. Elle est contributeur nette de
l’union européenne de 7 milliards d’euros par an (ce n’est pas le
plus grave), elle a une monnaie surévaluée pour son économie et
ne peut plus utiliser les moyens de la souveraineté monétaire pour
sortir de la crise (c’est le plus grave), les institutions
européennes l’ont dogmatiquement forcée à abandonner le moindre
zeste de protectionnisme qui est pourtant encore pratiqué par
certains pays développés (c’est grave également).
Personnellement je me
pose la question de savoir si les Français élisait un Président de
la République qui a pour programme électoral la sortie de la France
de l’euro, quelles seraient les conséquences pour le financement des
banques françaises ? L’article ci-dessous en date du
11:10:2008(Le circuit complexe de financement d’une banque)
identifie 3 principales sources de financement pour les
banques :
1 - Les dépôts des
clients, source de financement (qui pourraient faire l’objet de
fuites de capitaux).
2 - Le marché
interbancaire. "Pour les montants plus importants, les crédits
aux entreprises par exemple, la banque peut emprunter des sommes à
des établissements concurrents."
3 - Le recours aux
banques centrales. Citation de cet article du 11:10:2008. "Depuis
quelques mois, le marché interbancaire est complètement grippé du
fait de la suspicion qui règne entre les établissements. Cette
crise de confiance généralisée oblige les banques centrales à
ouvrir grand les portes de leur coffre. Elles injectent des
liquidités pour permettre aux banques commerciales de poursuivre
leur activité, leur offrant ainsi un accès plus facile à l’argent.
Elles leur permettent de se refinancer... en attendant que la
confiance revienne."
Il y a aussi des
risques de pertes de ressources de financement au 2 et au 3.
Bien entendu dans la
zone euro, les États doivent aussi emprunter sur les marchés
financiers, donc envolée inévitable des taux souverains français
si un gouvernement arrive au pouvoir avec pour projet de sortir la
France de l’euro. Donc pour éviter une méga crise où les gens ne
pourraient même plus retirer de l’argent aux distributeurs de
billets des banques, il faut que la sortie de l’euro soit opérée
dans les plus brefs délais. Impossible de prendre le temps de faire
un référendum sur le sujet. Dès que la sortie est opérée, et le
plus rapidement possible, la banque de France lance les quantitatives
easings qui permettent à l’État de se financer et pour soutenir
l’économie afin de réduire une récession inévitable, à mon avis,
au début de la sortie de l’euro. On peut éventuellement copier
coller ce que fait la banque d’Angleterre : Voir :
Comment la Banque
d’Angleterre finance l’État britannique à 0% par Philippe Murer
:
Même si Sortir de
l’euro n’est pas une chose aisée, on démontre par les chiffres son
échec économique et social. Il y a quelque temps je suis tombé sur
une statistique de chômage datant du mois de janvier 2014 des 34
pays pays regroupés dans l’OCDE, parmi lesquels 15 sont des pays de
la zone euro (les pays de la zone euro qui ne sont pas dans l’OCDE
sont Chypre, Malte et la Lettonie). Déjà le taux de chômage moyen
de l’OCDE (7,6%) est beaucoup plus est beaucoup plus bas que dans la
zone euro (11,8 % au dernières statistiques).
Et de surcroît quand
on repère les pays de l’OCDE dont le taux de chômage dépasse les
10 %, on en trouve 7, qui sont tous des membres de la zone euro,
parmi lesquels il y a la France.