Comme Agoravox publie de tout et que je ne peux pas tout lire, j’ai pris l’habitude si il y a un truc vraiment récalcitrant dans l’intro de passer à autre chose. Là je me suis même permis un petit commentaire au cas où certains ne connaitraient pas Paranagua.
Quand on fait défaut ça veut pas seulement dire qu’on ne paie plus, il y a des gens qui évaluent tout ce qui peut être saisi par les créanciers, et ensuite ils y prennent par la force. ça devient une vraie question de rapport de force et de jeu qui en vaut ou pas la chandelle.
Sincèrement la Grèce à mille fois plus à gagner à rester dans l’Euro et se faire effacer sa dette comme ça sans défaut de paiement. C’est ridicule de dire que risquer une guerre et passer par un défaut de paiement c’est mieux. J’aime pas ceux qui parlent d’anti européanisme primaire à propos des anti-UE ou Euro mais là faut pas déconner... c’est primaire de préférer une éventuelle guerre à une solution sans guerre. Pour ne pas se faire targuer de primaire, il faut rester rationnel.
La Grèce n’est PAS la France et pour elle sortir de l’UE ou de l’Euro n’a absolument pas le même sens et n’aurait certainement pas les mêmes résultats. La Grèce n’aurait en réalité qu’une seule et unique solution : rejoindre la Russie et la Chine pour sa protection, et cela signifie que ses créanciers n’accepteront PAS le défaut de paiement.
Oui la France peut faire ça mais ça n’a rien à voir avec le Droit ni de près ni de loin mais avec sa grosse armée et sa dissuasion nucléaire. Si la Grèce dit que désormais elle ne paie plus en diamants mais en galets ça fera beaucoup de morts... et ils paieront quand même.
Peut-être parce que leur dette est libellée en Euro et que si ils reviennent au drachme et que celui-ci subit dévaluation sur dévaluation, leur dette sera instantanément multipliée par 3 ou 4 puisqu’ils seront obligés pour payer d’acheter des Euros en payant en drachme... et il faudra toujours plus de drachmes pour payer un Euro.
Bref c’est du suicide. Ils ne quitteront jamais l’Euro et il sont bien raison : il se trouve que l’Allemagne leur doit plus que ce qu’elle leur réclame.