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Senatus populusque (Courouve)

Tableau de bord

  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 14 décembre 2005 18:07

    S’il n’y avait pas eu la colonisation, B.H.L., né à Beni-Saf en 1948, ne serait pas français par la grâce du décret Crémieux de 1970 et nous pourrait pas nous donner de leçons de morale politique. Comme quoi la colonisation n’a pas eu que du bon ...



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 décembre 2005 22:43

    A Caramico :

    « Pourquoi lui a-t-il eu cette nationalité et ces terres, et non pas les natifs de ce pays ? »

    Parmi les natifs de ce pays, les juifs ont eu la nationalité française dès 1870 (décret Crémieux). Cette discrimination entre les juifs et les Arabes ou Berbères n’est pas pour rien dans le ressentiment de ces populations. Il y a là une faute grave de la France.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 novembre 2005 00:26

    Il y a des gens qui haïssent non seulement la France, mais aussi l’Occident. D’où l’explosion de joie dans les banlieues un certain 11 septembre.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 28 novembre 2005 15:54

    A FLORIAN :

    Finkielkraut se dit philosophe, mais il est agrégé de lettres modernes. On a quand même entendu crier Allah Akbar un certain soir : de l’islam, et en arabe. Il y a eu des cocktails Molotov contre des églises. Beaucoup ont la nationalité française, mais se disent eux-mêmes Tunisiens, Algériens ou Marocains. La contradiction de Finkielkraut est en effet d’accepter le communautarisme juif et de refuser celui des musulmans. Imposer un enseignement dogmatique de la Shoah n’est pas moins critiquable que de le refuser. L’analyse philosophique de Robert Redeker, dans le Figaro d’aujourd’hui, est bien meilleure que celle de Finkie.

    « Si on commençait par se foutre de la religion ou de la couleur de peau, on résoudrait le probleme. »

    Il faudrait déjà que la religion redevienne une affaire purement privée, ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 novembre 2005 23:19

    Finkielkraut semble s’être pris les pieds dans sa double casquette de républicain et de communautariste juif. On a parfois l’impression d’un double discours.

    Après les attentats antisémites des années 2000-2001 et les actes anti-républicains (Stade de France), il écrivait :

    « Cette fois, ce sont les victimes potentielles de l’exclusion et du racisme [les blacks et les beurs] qui sont les fers de lance de cet antisémitisme violent. [...] Pour la première fois, nous [les Juifs et la France], nous sommes dans le même bateau. C’est une judéophobie qui emprunte son argumentaire à l’antisémitisme apocalyptique de l’Europe des années trente mais qui se nourrit de l’exploitation du conflit israélo-palestinien, comme on l’a vu à Durban. Nous subissons les retombées de ce phénomène dans certaines banlieues dont Ben Laden est explicitement le héros. [...] Les professeurs - en tant que représentants de la République, de la France dans ce qu’elle a de meilleur - et les Juifs sont visés en même temps. Il y a une guerre contre les pompiers, une guerre contre les professeurs, une guerre contre les Juifs. Quand il y a un professeur juif, c’est une circonstance aggravante ; il porte deux étoiles jaunes. Mais n’oublions pas qu’il y a une étoile jaune du professeur. Le gouvernement est très coupable de ne pas défendre la République quand elle est attaquée, sous prétexte qu’elle l’est par d’autres gens que ceux dont on a l’habitude. Mais on aurait tort d’isoler complètement les manifestations antisémites d’un mouvement plus vaste dont les Juifs ne sont pas les seules cibles. Ce n’est pas le moment de nous [les Juifs] désolidariser de la France en l’accusant puisque la haine dont nous sommes l’objet vise aussi la France. »

    Les derniers mots semblent indiquer un détachement peu républicain vis-à-vis de la France.

    Revue L’Arche, N° 527-528, janvier-février 2002, page 36. Les mentions entre [] sont rajoutées par Cl. C. pour la compréhension.

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