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Sigurdhur

Sigurdhur

Ici pour DÉBATTRE de la politique.
« Agir avec cohérence, défendre des institutions solides et rechercher une autorité légitime au service du bien commun. »

Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2024
  • Modérateur depuis le 25/10/2024
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Derniers commentaires



  • Sigurdhur Sigurdhur 18 mai 18:23

    @beo111

    Exact, en même temps, au début de la 5ème république la France avait changé au moins 10 fois de constitution, soit une moyenne de 17 ans par régime.

    Sous la monarchie de juillet, pour donner un ordre de grandeur : en 1847, la France compte environ 36 millions d’habitants, mais seulement autour de 240 000 électeurs. Cela représente moins de 1 % de la population totale, et environ 1 homme adulte sur 30.

    C’est justement l’un des grands reproches faits au régime de Louis-Philippe Ier : il apparaissait comme une monarchie parlementaire réservée aux notables et aux contribuables aisés. Le refus d’élargir davantage le suffrage a largement nourri la crise qui débouche sur la révolution de 1848.

    Donc un suffrage censitaire qui engloberait, sur 28 millions de foyers imposables, les 3/4, restait en place... smiley



  • Sigurdhur Sigurdhur 18 mai 18:01

    @Fergus

    Contrairement à l’image caricaturale d’une royauté autoritaire, le régime de 1830 était profondément parlementaire : le roi ne gouvernait pas seul, il devait composer avec une Chambre des députés influente et avec des ministres responsables politiquement. Louis-Philippe n’était plus un monarque absolu, mais un arbitre institutionnel, davantage comparable à un chef d’État modérateur qu’à un souverain de droit divin.

    De plus, les lois municipales et départementales des années 1831-1833 ont renforcé la décentralisation et l’élection locale, donnant davantage de poids aux communes et aux départements. On oublie souvent que cette monarchie a aussi posé les bases d’une administration locale moderne.

    Quant au RIC, l’idée paraît séduisante en théorie, mais dans la pratique française actuelle, il risquerait rapidement d’être transformé par l’opposition en instrument de contestation permanente. Chaque réforme difficile pourrait devenir un prétexte à référendum pour affaiblir le gouvernement, bloquer l’action publique et réclamer la démission du pouvoir exécutif. À force de consultations permanentes, on finirait moins dans une démocratie stable que dans une campagne électorale continue.



  • Sigurdhur Sigurdhur 18 mai 15:07

    @Rémy

    J’aime beaucoup cette méthode de calcul prophétique :

    un peu de Nostradamus, une règle de trois, deux siècles de tribulations et hop, on obtient un roi Henri en téléchargement prévu pour 2026 ! À ce rythme-là, si l’on ajoute encore 234 ans, on tombe peut-être sur Henri XIV pilotant un TGV nucléaire entre Paris et Mars…



  • Sigurdhur Sigurdhur 18 mai 10:15

    @Zolko

    « et s’ils ne le font pas ? »

    Question idiote : les droits et devoirs sont rédigés à l’attention des législateurs, en premier lieu, pour donner une direction à la législation, et en second lieu à l’attention du peuple pour qu’il connaisse les règles que le pouvoir législatif met en place. S’il déroge à ses règles, le peuple est en droit de ne pas respecter la législation.

    C’est du droit constitutionnel.



  • Sigurdhur Sigurdhur 18 mai 09:50

    @Zolko

    Voici ce que disait le préambule de 1848 sur les devoirs des citoyens et les devoirs de la république :

    VII. - Les citoyens doivent aimer la Patrie, servir la République, la défendre au prix de leur vie, participer aux charges de l’Etat en proportion de leur fortune ; ils doivent s’assurer, par le travail, des moyens d’existence, et, par la prévoyance, des ressources pour l’avenir ; ils doivent concourir au bien-être commun en s’entraidant fraternellement les uns les autres, et à l’ordre général en observant les lois morales et les lois écrites qui régissent la société, la famille et l’individu.

    VIII. - La République doit protéger le citoyen dans sa personne, sa famille, sa religion, sa propriété, son travail, et mettre à la portée de chacun l’instruction indispensable à tous les hommes ; elle doit, par une assistance fraternelle, assurer l’existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans les limites de ses ressources, soit en donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d’état de travailler. - En vue de l’accomplissement de tous ces devoirs, et pour la garantie de tous ces droits, l’Assemblée nationale, fidèle aux traditions des grandes Assemblées qui ont inauguré la Révolution française, décrète, ainsi qu’il suit, la Constitution de la République.

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