Vous avez donc appris le polonais en l’écoutant en famille, c’est ça ? Mais que proposez-vous aux ch’tits n’enfants bien français, dont toute la famille ne parle que cette langue ? Embaucher une nounou anglophone ?.. Ou parlant une autre langue, et si oui, quelle langue choisir ?
Je connais pas mal d’exemples d’enfants qui ont dû apprendre une autre langue, parce que leurs parents vivaient à l’étranger, et ensuite ils l’ont complètement oubliée, parce que la famille était rentrée au pays.
En ce qui concerne l’apprentissage scolaire, il n’offre pas une immersion totale dans une langue étrangère (et c’est tant mieux). Deux heures par semaine de cours qui consiste essentiellement en dessins animés en anglais (une autre croyance : il suffit de mettre l’enfant devant un dessin animé sous-titré, et il commence à parler la langue comme par enchantement) ne donnent quasiment rien, ou plutôt rien tout court. Donc, pas la peine de gaspiller le temps du primaire, il y a des choses plus importantes à apprendre.
Apprendre une langue à partir de zero à l’age adulte est extrêmement contraignant
Meuh non. Mon intérêt pour les langues s’est manifesté vers mes 19 ans (avant, j’avais juste le français à l’école). J’ai étudié, entre autres, le polonais. J’ai appris à lire, écrire et écouter, et deux ans plus tard, pendant mon voyage en Varsovie et Zielona Góra, je me sentais tout à fait à l’aise, pas de problèmes de communication. La motivation est une chose très puissante
donc si l’on a l’ambition de rendre les enfants bilingues, faut s’y prendre dès le début
Non seulement les députés qui sont concernés : voici la circulaire parue dans l’Université de Kharkov. Il faut éduquer les étudiants en vrais patriotes ukrainiens toujours prêts à défendre la patrie avec les armes, dans le respect des symboles d’État, de la constitution et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Si les enseignants ne remplissent pas cette mission d’éducation, leur comportement sera considéré comme activité portant atteinte à l’État, ce qui n’est pas compatible avec le poste d’enseignant (autrement dit, ils seront virés).
Bravo pour l’article, ça fait toujours un contrepoids aux « grands » médias... Une petite correction : ce n’est pas « Makeeva » mais « Makeïevka », une ville pratiquement attenante à Donetsk, où j’ai travaillé pendant 8 ans... et « oblast » s’écrit sans majuscule, c’est comme une région en France (approximativement, bien entendu).
Voici la vidéo où Tourtchinov coupe le micro à Elena Bondarenko.
Mais de rien, Thierry C’est la moindre des choses - essayer de rétablir la vérité face aux allégations aussi fausses que fantaisistes
Je suis bien contente de ne pas avoir vécu sous Staline, mon grand-père a été condamné aux camps juste pour être fils de pope... C’était une époque sombre et pénible. J’ai passé l’essentiel de ma vie en URSS sous Brejnev, ce n’était plus aussi féroce, mais les médias ne parlaient pas de l’espéranto ayant reçu la consigne de ne jamais le mentionner. Ceux qui, malgré tout, connaissaient l’existence de cette langue, n’étaient pas déportés ou emprisonnés, les clubs pouvaient exister, mais il valait mieux ne de pas trop en parler... Je ne le savais pas, et plusieurs personnes de mon groupe à l’université étaient au courant, avec les conséquences dont j’ai parlé plus haut. Mais bon, je n’ai pas imaginé un seul instant que les détracteurs de l’espéranto changeront d’avis ou, au moins, essayeront d’y penser pendant 3 minutes de façon dénuée de préjugés.