Le christianisme est ce qu’il y a de plus extraordinaire et
mystérieux dans l’histoire de l’humanité.
Pour moi (non croyant) c’est une affaire de l’inconscient
humain auquel, malgré Freud, Jung … on n’a toujours pas accès.
La personnalité du Christ, sa mère, Dieu le Père, la Sainte
Trinité forment une structure assez mystérieuse qui parle directement à l’inconscient.
La Mort, qu’on tente aujourd’hui d’effacer ou de ramener à un événement
hygiénique (on brûle les corps) et assez dérisoire est centrale dans le
christianisme.
Cette religion est aussi mystérieuse que la mort. On n’y
comprend rien mais notre inconscient comprend tout.
Et c’est d’abord l’église qui n’y comprend rien à cette
religion, ramenant le christianisme à une sorte de morale résolument du côté du
Bien. Ce n’est pas surprenant s’agissant d’une institution partageant avec les
structures politiques le pouvoir sur la société. Dès qu’il y a du « pouvoir »,
il n’y a plus de christianisme, le Christ est parti.
Malgré ses crimes, l’abbé Pierre est peut-être un Saint. Une
hypothèse qui paraît absurde, choquante mais qui (de mon point de vue) s’inscrit
sans problème dans la spiritualité chrétienne. Dieu seul peut sonder les chœurs.
Pour moi, le christianisme est tout autre chose qu’une
morale, c’est une vision de l’humain, une spiritualité au cœur de notre
histoire et de notre civilisation, une justification de notre présence sur
terre, avec les plus grandes beautés et splendeurs (Michel-Ange), et les plus
grandes horreurs (la Shoah).
« Jésus est venu sauver ce qui était perdu » :
c’est assez bien vu, peut-être un peu court mais en tout cas bien plus juste
que le discours moralisateur des écclésiastiques, des églises. Dans le christianisme, tout est contradictoire, incompréhensible, inaccessible à la raison. C’est sa grandeur, son mystère.
ni voir, ni
entendre, ni changer ce qui produit toutes sortes d’inégalités
Le
changement ? Parlons-en
La première
des inégalités, celle issue du milieu familial, est aujourd’hui renforcée par
le « mammouth » et ses structures syndicales supportées pour l’essentiel par la
gauche.
Quand Attali
(un homme de gauche) explique que le « mammouth » et ses syndicats
soutenus par la gauche consacre 35 % de son budget aux fonctions administratives
(non enseignantes) quand c’est 15% en Allemagne, on comprend la faillite
de l’EN question performance et niveau des élèves, EN qui reçoit de l’Etat
autant d’argent que l’Allemagne pour chaque élève.
Qui aura le
courage de s’attaquer au mammouth où un changement radical est nécessaire ?
Le NFP pour qui vote une bonne part des « mammouth people » ?
Qui flirte avec les éléments de langage de l’extrême-droite
Travail, famille, patrie sont en effet des valeurs
auxquelles je tiens. Je ne flirte pas, je consomme.
Travail ? J’ai eu la chance d’avoir eu un travail
intéressant et utile à la société. J’ai en horreur le salaire universel et la
société des loisirs. Je souhaite à tous un travail intéressant.
Famille ? C’est tellement évident que ça ne se commente
pas, même (et surtout) quand on dit « famille je vous hais ».
Patrie ? Là, ça se discute. La guerre de 14 nous en a
éloigné, plus la défaite de 40. On a fait l’Europe, qui est un pis-aller. Les
enfants de la bourgeoisie s’empressent de quitter la patrie en baragouinant l’Américain.
Attali a inventé le concept de
patrie-hôtel. La gauche radicale est aussi mondialiste que l’oligarchie.
Je garde pour ma part la patrie, avec le travail et la
famille, car je l’associe à une réalité que je juge encore plus importante :
la langue. La patrie, c’est la langue que l’on parle.
Finkelkraut, Pétain, Hitler, « l’extrême droite » … Vos épouvantails ne m’impressionnent
pas, ils sont bien morts pour deux d’entre eux, le troisième mérite l’estime.
Entre Mélenchon et Finkelkraut, qui est vraiment de gauche, c’est à dire du côté de l’intérêt profond du peuple (l’école ...) ?
Il y a une réalité que personne n’évoque et qui pourtant est au cœur du sujet :
la très grande variabilité de la libido humaine, jusqu’à rendre chez certains l’agression
sexuelle irrépressible.
C’est de l’ordre du crime, du meurtre, la même problématique au cœur de l’humain. Aucune égalité en la matière.
L’abbé n’est qu’un homme. L’idolâtrie ce n’est pas lui, c’est
les autres (le Christ mis à part).
On pardonne aux criminels qui ont purgé leur peine. On
pardonnera à l’abbé, sans savoir s’il a purgé sa peine car ça relève du divin.