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stradiuvarius

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  • stradiuvarius 20 juin 2007 22:15

    Mr Borat,

    J’apprécie assez l’aisance avec laquelle , lorsqu’il est fait mention d’un particularisme constaté concernant une société, un groupe d’homme, en l’occurrence la Turquie dans ce cas bien précis, vous avez de pointer en retour les imperfections de la France ou de l’Italie pour éluder le problème posé. C’est assez redondant chez vous.

    Or, force est de constater que ce n’est point l’Italie ou la France (qui plus est les 2 membres fondateurs historiques) qui postulent aujourd’hui pour intégrer l’espace politique européen qu’ils ont par ailleurs crée de toute pièce (Schuman et Gasperi) , mais bien la Turquie.

    Je ne minimise point l’impact ou l’influence des sociétés patriarcales sur le basin méditerranéen même si l’Italie est bien plus un « produit » culturel résultant du matriarcat (la « Mama ») , mais je souhaiterais vous faire remarquer, soit dit en passant, que la forte immigration Italienne du début du XXème siècle s’est soldée par un mélange , une assimilation consommée autant en France, en Belgique qu’en GB ou aux USA . Ainsi, aujourd’hui en 2007, seules les consonances ou les inflexions des noms de famille attestent ou rappellent qu’un lointain parent, a quitté un jour sa terre natale pour faire sa vie ailleurs... Mais là n’est pas le plus important.

    Je ne pense objectivement pas que l’on puisse en dire autant de la communauté Turque en Allemagne depuis les années 50 , en Belgique ni même de celle vivant sur le territoire national si tant est que semble perdurer un fort attachement voir un lien culturel puissant qui la rattache à ses sources ou ses racines et qui perpétue des réflexes archaïques et antidatés dans nos sociétés modernes. Ce n’est pas une critique, c’est une constatation étayée en cela par les crimes d’honneur qui sont toujours légions sur le territoire Allemand et dans la région Alsace (c’était l’objet de mon message initial) , par le déni de génocide dont certain continuent de se faire les chantres et les portes paroles à quelques 3000 km de distance relayant la pensée officielle d’état, par les mariages forcés qui continuent , à mon sens, d’empoisonner toute entreprise d’assimilation ou d’intégration à la communauté nationale, également par un retour rigoriste à la tradition quand ce n’est point à la religion de la part de la 2ème voir de la 3ème génération.

    Plus qu’un questionnement sur l’adhésion de la Turquie à l’UE, je me demande si outre « les policières Turcs sportives, grandes » montrées en vitrine dans les commissariats stambouliotes pour affrioler le touriste Européen moyen, la Turquie est structurellement prête à s’aliéner autant que les Bureaucrates le souhaiteraient, pour partager les « valeurs » européennes sans imploser de l’intérieur et finalement sombrer dans le fascisme militaire laïc ou la Cha’ria ?



  • stradiuvarius 20 juin 2007 00:45

    Il n’empêche que vous pouvez certainement réagir de manière impartiale et distancié sur un exécutif qui prend l’initiative des Lois et les soumet au Parlement Européen sans forcément vous compromettre personnellement ou idéologiquement dans l’imposture eurosceptique qui semble ici tant vous effrayer puisque vous aimez être « pointilleux » il semblerait. Cela s’appelle le Libre arbitre, ou la liberté de conscience au choix. Cela doit par ailleurs figurer en bonne place au programme de la première année des études de Droit n’est il pas ?

    Par ailleurs, l’on peut également sortir du cadre stricto juridique relatif au fonctionnement interne de la Commission et de ses prérogatives pour pouvoir (peut-être) constater qu’un organe dit « exécutif » qui élabore des textes ou des projets de loi et les présente au Parlement de sa propre initiative, c’est au mieux un mélange des genres que vous aurez rapidement caractérisé plus haut comme « original » dans l’organisation institutionnelle de l’UE, mais qui au pire et plus concrètement s’apparente plus à un non respect de la stricte séparation des pouvoirs qui entretient par ricochet l’eurosceptisme qui semble tant vous effrayer. Il est évident qu’à promouvoir inlassablement l’intégration européenne en y incluant les peuples et les citoyens sans faire au préalable le constat initial d’un déficit démocratique, donc d’un échec à Bruxelles y compris dans la représentativité, et vous n’allez pas aller bien loin, mieux dirais je vous oeuvrez à l’inverse de ce pour quoi vous militez. A ce titre ou vous situez vous dans la « pédagogie » dont vous vous faites le chantre un peu plus haut pour ne pas souligner cette plaie pour la démocratie ?

    Votre desiderata se résume donc à fortiori à une pétition de principe louant l’originalité institutionnelle de l’UE et de la commission en louvoyant dans ses arcanes internes mais en omettant cependant d’objectiver ce que vous décrivez, à l’image d’un pensionnaire qui nous ferait une visite « élogieuse » de sa chambre à coucher ou des commodités attenantes et qui parlerait au nom de tous sans en être par ailleurs jamais sorti.

    Ce qui vous mène naturellement à maximiser le rôle « à jouer » des médias pour expliquer aux citoyens dans une leçon de chose assez ronflante et tout aussi redondante ce qu’est l’Europe, comme si ces derniers ne s’y était pas intéressés et que le haut degré de technicité qu’elle requiert ne leur permettait pas d’en approcher l’objet de manière immédiate et dans sa globalité sans avoir été préalablement reformaté à la sauce « Bruxelloise » par les dynausores du Paf comme C Ockrent ou S July qui nous le savons tous, brillent par leur « impartialité » télévisuelle.

    Je vous renvois donc naturellement au formidable intérêt que les Français et plus généralement les Européens ont exprimé en 2005 pour le texte constitutionnel sans éluder au pour autant la propension que ces derniers ont pu avoir à en saisir l’essentiel sans être non plus artificiellement dupés par l’insondable complexité des termes juridictionnels employés relayés ici sous votre « plume ».

    Par ailleurs, le dévoiement sémantique est à ce titre assez criant , car là ou vous voyez « plus d’implication des citoyens européens » dans le phénomène d’intégration nécessaire pour palier au manque d’intérêt affiché à l’égard de Bruxelles, ils soient plus concrètement préoccupés de contrôle et de transparence.C’est du moins ce qui ressort de l’opinion générale au niveau européen. L’implication n’est pas exactement la même chose que le constat de déficit démocratique ou du respect de ses règles il ne vous aura point échappé.

    Enfin si la « Technocratie Bruxelloise » constitue à ce point une insulte, faites comme Bayrou et l’UDF (que vous avez défendu sur ce site pendant la campagne)....Changez de nom ! Un fonctionnaire à Bruxelles, c’est un Technocrate Bruxellois. Pourquoi en avoir honte ?



  • stradiuvarius 19 juin 2007 22:54

    Les autorités en allemagne s’alarment du fait que 50 % des mariages concernant les femmes Turcs sur le territoire constituent (toujours) des mariages arrangés voir forcés avec des cousins ou des membres de la famille restés en Turquie. L’étude que j’ai pu consulter se basait sur le microcosme Berlinois de Kreusberg cela dit(si ma mémoire est bonne)

    Il semble y avoir une marge assez importante entre les réformes adoptées par le Parlement Turc pour les libertés des femmes notamment et les réflexes claniques hérités d’un autre temps...

    Mais l’important est finalement que les Libertés progressent pour ce peuple.

    Quand à savoir si les Turcs sont européens ou pas, c’est en dernier ressort aux citoyens du vieux continent à le décider ou pas. C’est de cette façon que fonctionne une démocratie digne de ce nom qui implique nécessairement qu’on ait le choix de partager son destin avec un voisin ou pas, et que cela plaise ou non d’ailleurs !

    Maintenant l’argument géographique faisant de l’europe la péninsule de l’Asie , un espace dénué de toute homogénéité ou de toute cohérence y ferait bien sûr rentrer la Turquie, mais aussi la Chine, l’Iran, le Pakistan et de facto la Russie. Bref du nihilisme et au final du n’importe quoi.



  • stradiuvarius 19 juin 2007 22:11

    L’analyse de l’auteur est ici (volontairement ?) erronée puisque la commission européenne est pour une grande part à l’initiative des lois qui sont proposées au Parlement Européen. Le très officiel organe de l’UE et de la commission sur le net vous en donneront une bonne mouture de « pensée unique » pour exemple.... Plus que l’originalité du système décrit, il est intéressant de souligner la méprise, voir l’indélicatesse qui confine au mélange des genres puisque pas un état démocratique au monde ne subordonne jusqu’à preuve du contraire la Loi à l’initiative exclusive de l’exécutif, hormis dans les états décrits comme fascistes, théocratiques ou communistes et dans l’Union Européenne pour ce cas bien précis. A ce titre la Commission n’est pas un organe institutionnel dont le rôle est dévolu à la seule « surveillance » mais se place plutôt au-delà de tout contrôle ou de contre pouvoir susceptible d’en modérer le zèle ou d’en réfréner les excès. Ce qui est pour les « champions proclamés de la Liberté et de la démocratie » est un COMBLE !

    Un exemple assez éloquent vient nous le confirmer et démentir les affirmations gratuites de Mr Neos, dernièrement puisque le Commissaire désigné à la Justice, aux libertés et à la sécurité, à savoir Mr Rocco Buttiglione lequel considère ouvertement l’homosexualité (il est commissaire aux libertés !)comme un pêché et estime que le mariage doit permettre « à la femme d’avoir des enfants et de protéger le mâle » s’est outrageusement vu conforter dans ses fonctions par le très « démocrate » Barroso ce malgré le vote de défiance et la sanction exprimée officiellement par le Parlement européen.

    A savoir que la sanction exprimée par les représentants du peuple Européen représenté au Parlement n’aura pas été suivie dans le concret d’effet tangible, et que plutôt que de voir l’ensemble de la Commission désavouée et remise en question, Mr Barroso aura préféré le passage en force pour conforter son « poulain », la méprise et le dédain des fondements qui instituent la viabilité d’un système démocratique qui implique la stricte séparation des pouvoirs ainsi que du respect de leur fonctionnement.

    Par ailleurs, il n’est pas sûr que les Anglais soit moins europhiles que les Français ou les Allemands , mais cependant plus pragmatiques et distillant moins d’utopie mortifère dans la vision qu’ils peuvent avoir de l’évolution politique sur le continent européen.

    Car rien ne les empêche finalement de se départir idéologiquement de la vision historique et unilatérale du couple franco-allemand qui en diligenterait ad vitae æternam le destin. Si une Europe à plusieurs vitesse, prenant en compte la dynamique propre à chaque état , et les disparités sont à ce titre criantes d’inégalité et de disparités dans le potentiel, permet à des pays d’avancer , d’innover, pourquoi ne pas abandonner définitivement, quitte à en faire imploser les bases immobilistes et contraignantes, le principe de solidarité, la convergence qui tend à l’uniformité mais qui en réalité étouffe les économies dans des carcans dirigistes et statiques, nivelle indéniablement les économies vers le bas ?

    La volonté europhile est définitivement entendue, sous la plume de l’auteur, sous un prisme qui enserre l’Europe dans une camisole idéologique dépassée, archaïque parce que gargantuesque et foncièrement subordonné à un pouvoir centralisateur qui diligenterait la vie des citoyens depuis la quantité de Sodium qui sort de votre robinet jusqu’à la nébuleuse financière et les entraves à libre concurrence au niveau transnationale. Bref si l’Europe Technocratique souhaitait apparaître à ce point comme le repoussoir naturel à tout idée de Progrès, de Liberté ou de Respect de ses particularismes, elle ne s’y serait pas prise autrement. La note va être de plus en plus salée pour l’Europe, c’est une évidence mais les Technocrates Bruxellois ainsi que le parterre de dignitaires parachutés dans ses officines seront les premiers à en payer le prix, bien avant les européens ....

    ET franchement tant mieux.



  • stradiuvarius 19 juin 2007 01:06

    Poser comme « avancé » le traité constitutionnel, et admettre que revenir « dessus » équivaudrait à « retourner en arrière » , c’est admettre ou considérer sa substance ou son essence comme figée ou intangible , 2 ans après. Ainsi, plus que figé dans le marbre, le projet de constitution apparaît aujourd’hui comme une vague nuée lointaine , une lettre morte, dont les nostalgiques d’une fédération politique transnationale continuent de nous susurrer à l’oreille combien nous avons pu avoir tort de ne pas en accepter les termes . La crise institutionnelle aidant, ne leur a point traversé l’esprit que des crises pouvait parfois émerger autre chose que des guerres, des attentats ou encore des menaces et que plus qu’une ornière ou une voie de garage pour neurasthéniques, l’ambition démesurée du Traité constitutionnel, avalisé par les organes parlementaires de la totalité des 25, s’était singulièrement vu modéré par le suffrage universel direct en Hollande et en France.... Et peut être que les Français et les néerlandais ont finalement eut raison ! Au lieu que de voir là une chance voir le résultat probant de la bonne santé de nos démocraties, les nostalgiques du TCE continuent imperturbablement leur long et fastidieux travail de sape et de dévoiement idéologique au profit de leurs idées en propre, sans mesurer à quel point ils peuvent trahir au fond l’idéal Républicain et la propension que les hommes peuvent mettre à s’inventer ou se réinventer dans l’épreuve et les crises justement....

    Peut-être au fond, l’Europe est elle demeurée le grand marché économique pensé par Schuman Gasperi ou Spaak au début des années 50 ? et alors ? Y-a-t-il besoin pressant de se doter d’un Président fantoche de l’union européenne pendant 2 ans 1/2 sous le haut commissariat de l’Otan donc des USA, puisque l’Europe de la Défense en dehors de la GB et de la France, c’est peanuts ?

    Etc etc ....

    Bref, là ou Sarko semble vouloir faire fonctionner l’UE (même à minima) la redondance du fantôme TCE continue manifestement d’habiter toujours ces esprits (chagrins ?) qui continuent de penser que l’avenir du continent c’est forcément un super état doté de grosses institutions bien coûteuses et bien lourdes qui se superposent souvent à une bureaucratie nationale déjà étouffante pour faire face au nouveaux dragons Asiatiques et ouvrir aux 4 vents la passoire européenne en admettant accessoirement des membres qui n’ont rien à y faire (Turquie) .

    Bref l’UE c’est toujours mieux à minima que rien ou trop. Et les fondements européens sont, il ne vous aura point échappé la Démocratie, même quand cette dernière s’oppose à l’émergence d’un monstre politique annoncé. CQFD

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