Ce que dit Pascal Lamy n’est pas une « idéologie », mais un résultat fort de la science économique depuis David Ricardo : le libre-échange entre nations permet une meilleure spécialisation internationale, gage de productivité pour les entreprises et d’amélioration du pouvoir d’achat pour les consommateurs.
Ainsi, je tape mon texte sur un Mac conçu aux USA, fabriqué en Chine et vendu en France. Dans la chaine des valeurs, mon achat permet de rémunérer les concepteurs, les fabricants de composants qui sont issus de différents pays, les monteurs chinois, les commerçants français, l’Etat qui perçoit la TVA.
C’est un certain Sapir qui a prétendu cette hérésie.
C’est évidemment faux.
Les détenteurs de dette publique française (OAT) ont passé un contrat d’achat avec les SVT (Spécialistes en Valeurs du Trésor). Ce contrat stipule que la dette est en euros. Si, demain, un gouvernement décide de revenir au franc (Ce qu’il ne peut pas faire sans passer par un référendum du reste), il sera obligé d’honorer les contrats précédents et de continuer à rembourser la dette libellée en euros avec des euros achetés sur le marché du change.