Les pays victorieux n’ont pas voulu refaire l’erreur du slogan stupide « L’Allemagne paiera » du traité de Versailles de 1919, erreur dénoncée par Keynes et qui conduira à l’hyper-inflation des années 1920 , hyper-inflation qui a ruiné les petits épargnants allemands et enrichis ceux qui avaient des dollars (Devinez qui ?)...Tonton Adolf a su, plus tard, exploiter le ressentissement...
En 1953, une bonne partie des réparations dues par l’Allemagne a été gommée par les Alliés. Il y a eu un Accord. Donc l’Allemagne ne doit rien à la Grèce.
Mais l’Allemagne a bien géré sa dette, contrairement à la Grèce. Je ne vois pas où est la logique qui consiste à dire : on va faire payer aux Allemands les réparations en revenant sur l’accord de 1953 pour financer la mauvaise gestion actuelle de l’économie grecque. C’est absurde et dangereux pour la paix en Europe. L’erreur serait encore plus grande que celle de 1919.
Milton Friedman était un adversaire du change fixe et, s’il n’a rien écrit sur l’euro, il en aurait été un adversaire résolu.
Donc, écrire que l’euro vient du néo-libéralisme est faux.
Le néo-libéralisme est fondé sur le marché libre. Appliqué au marché du change, cela signifie le flottement du change, et non pas le change fixe ou, pire encore, une monnaie unique.
Friedman, dès 1950, s’oppose au système de Bretton Woods de change fixe parce qu’il pense, à raison, que des pays ayant des « structures économiques différentes » (sic) ne peuvent pas avoir un cours fixe de leurs monnaies. Même chose si une monnaie unique forte s’applique à des pays économiquement faibles
Le problème de la Grèce est donc parfaitement identifié. Soit on revient au libéralisme en faisant sortir la Grèce de la zone euro, soit on reste dans l’interventionnisme étatique en maintenant la Grèce dans l’euro avec des aides financières.
Le DSM-IV (outil de classification publié par l’Association américaine de psychiatrie pour définir les troubles mentaux) définit une personnalité paranoïaque comme un « état de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de façon malveillante ». Les personnalités paranoïaques se caractérisent par une surestimation pathologique de soi-même, une susceptibilité démesurée associée à une méfiance extrême à l’égard des autres, un jugement faussé, une absence d’autocritique et un certain autoritarisme.
La prise de certaines substances psychoactives peut favoriser l’émergence d’un épisode paranoïaque transitoire, souvent expérimenté comme un bad-trip.
Quelles sont les symptômes ? Il existe trois types de délires paranoïaques. - Délire passionnel. Tous les délires passionnels résultent d’une exacerbation du sentiment de passion. Il existe plusieurs types de délires associés : • Erotomanie : généralement plus observé chez les femmes, ce délire se caractérise par la conviction d’être aimé sincèrement et secrètement par quelqu’un d’autre. • Délire de jalousie : les malades qui l’expérimentent ont tendance à se nourrir d’événements anodins et quotidiens pour entretenir leur conviction selon laquelle l’être aimé est infidèle. Il touche plus particulièrement les hommes et est favorisé par l’alcoolisme. • Délire de revendication : comme son nom l’indique, il a trait à une croyance solidement ancrée chez le malade selon laquelle il serait le héraut d’une cause méconnue que lui seul a pu comprendre. La volonté de « faire éclater la vérité au grand jour » ou bien encore de punir les coupables est souvent associée à ces délires.
- Délire d’interprétation de Sérieux et Capgras. Dans ces cas, le malade s’appuie sur des arguments tangibles et sur ses propres interprétations de la réalité pour aboutir à des idées de persécution, de préjudice et de sa propre victimisation. C’est la théorie du complot : tout est dirigé contre lui. Ce type de délire est dit « en réseau » car il s’étend peu à peu à toute la vie psychique et concerne tous les domaines de la vie du sujet. Le hasard est jugé intentionnel et malveillant par le malade.
- Délire de relation des sensitifs. Généralement limité au cercle des proches, ce délire apparaît souvent suite à des échecs ou déceptions. L’état délirant s’installe chez le malade, déjà fragile à la base, qui développe lui aussi une théorie selon laquelle son environnement complote contre lui pour l’empêcher d’arriver à ses fins. Contrairement aux autres délires paranoïaques, celui-ci est rarement accompagné d’épisodes de violence ou d’agressivité, mais au contraire de dépressions.
Quelles sont les complications possibles ? La personnalité paranoïaque peut tout fait vivre normalement sans que ces troubles ne virent au délire paranoïaque constitué. Le risque principal pour les personnes de ce type est donc de tomber dans une véritable psychose paranoïaque. Une fois la paranoïa bien installée, la psychose du malade peut le conduire à adopter des comportements dangereux pour lui (risque suicidaire) et/ou pour les autres (agressivité, allant jusqu’au meurtre du persécuteur). Ces risques sont réels et certains signes doivent alerter de la dangerosité psychiatrique du sujet : - Existence d’un persécuteur bien déterminé. - Délire de longue date et évoluant dans le temps. - Troubles de l’humeur. - Alcoolisme.
Qui consulter ? Un psychiatre.
Comment faire le diagnostic ? Dans la mesure où il existe plusieurs types de délires paranoïaques et que d’autre part il ne faut pas confondre une personnalité paranoïaque avec une personne atteinte de paranoïa, le diagnostic est très difficile à réaliser. Cela est d’autant plus vrai pour les psychiatres qui doivent différencier la paranoïa de nombreuses affections psychiatriques où des délires du même style peuvent être observés. Enfin, les arguments employés par le malade, quel que soit le stade d’évolution de la maladie peuvent souvent paraître valables et pertinents, ce qui fait que le paranoïaque peut parfois arriver à convaincre de la « véracité » de ces propos.
Quels sont les traitements ? Le traitement peut commencer à partir du moment où le malade accepte de se faire soigner. Or pour cela, il faut qu’il puisse reconnaître l’existence de ses troubles, ce qui semble incompatible avec la nature de cette affection. Le délire ou la personnalité paranoïaque devient indissociable du caractère même de la personne. Ainsi, le malade ressent comme une agression le fait de se faire soigner, s’il ne le voit pas comme un complot visant à lui porter préjudice. Dans des cas de dépression ou de risques d’homicide, notamment lorsqu’existe une persécuteur désigné, l’hospitalisation, contrainte ou non, peut être nécessaire. Cela peut aller jusqu’à l’internement psychiatrique. La prise de neuroleptiques est souvent associée à l’hospitalisation.