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  • Tarouilan Tarouilan 24 avril 2012 10:08

    Et pour ceux qui pouraient tomber dans les griffes des sectes occidentales, qui se font du fric avec cette épouvantable religion :

    Néo Bouddhisme, quand le bouddha ne sourit plus : perversion du lien et ...

     Par Marc Bosche

    http://books.google.fr/books?id=L6_kEr-9WcAC&pg=PA117&lpg=PA117&dq=quand+le+bouddha+ne+sourit+plus&source=bl&ots=aioxo38_iX&sig=jbMzHRGXVLTPbIIUIkl9MLYuNHM&hl=fr&ei=dVlzTqO8BKOK4gS-74SNDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CDcQ6AEwBA#v=twopage&q&f=false



  • Tarouilan Tarouilan 24 avril 2012 09:59

    Qui finance, cette créature monstreuse de la CIA, le Dalaï lama ?

    Avec références, bien entendu !

     
    De 1959 à 1972 :
     
    - 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).
     
    - 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.
     
    Ensuite : le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.
     
    La bombe atomique indienne : le bouddha souriant
     
    Dès le début, c’est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.
     
    1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.
    2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.
    3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.

     



  • Tarouilan Tarouilan 24 avril 2012 09:49

    En fin d’exposé, les références indiscutables...... dédicacées à la section française de la NED, auteur de cet article ;

    – L’oppression politique et les atroces supplices.
    Les codes locaux du Tibet de cette époque prévoyaient que : si les serfs compromettent les intérêts des trois groupes seigneuriaux, « ils seront sanctionnés en fonction de la gravité des circonstances : les yeux seront arrachés, la chair des cuisses et la langue coupées, les mains amputées ; ils seront poussés dans un précipice, jetés dans l’eau ou tués pour servir d’exemple aux futurs contestataires ». « S’ils se plaignent d’une injustice auprès du Palais, ceci étant considéré comme anticonstitutionnel, les serfs seront arrêtés et frappés avec des instruments de supplice. Seront arrêtés ceux qui désobéissent à leurs propriétaires, enquêtent sur les secrets de leurs propriétaires, ou offensent les fonctionnaires. » Concernant les êtres de différentes classes qui violent le même article de loi, les différents critères de sanction et supplices seront adoptés par les autorités. Selon les Codes du Tibet ancien, si les valets résistaient à leurs propriétaires et que ces derniers étaient gravement blessés, ils se faisaient couper les mains et les pieds ; si les propriétaires frappaient les valets et les blessaient, il leur suffisait de leur apporter des soins médicaux ; ceux qui blessaient les bouddhas vivants se faisaient arracher les yeux, couper les pieds et amputer les mains ou subissaient d’autres atroces supplices. Bombojab Tsebekovitch Tsybikoff, un Russe venu à Lhasa au début du XXe siècle, a écrit dans Un pèlerin bouddhiste au Tibet, un lieu sacré : « A Lhasa, on peut chaque jour voir partout ceux qui ont été punis pour avoir convoité les biens des autres. Ils ont les doigts et le nez coupés, et la plupart d’entre eux ont les yeux arrachés et vagabondent partout. En outre, devant porter à vie une cangue de bois circulaire autour du cou et des chaînes aux pieds, les criminels tibétains sont souvent déportés dans les régions éloignées ou offerts comme esclaves à des nobles ou des fonctionnaires de différents clans. La sanction la plus sévère est naturellement la peine capitale : le criminel se fait noyer dans une rivière (à Lhasa par exemple) ou pousser dans un précipice (à Xigazê par exemple). » (5) Dans La Terre des lamas, l’Anglais David Mcdonald dit : « La sanction la plus sévère est la peine de mort. Mais s’y est ajouté le démembrement en raison de la croyance lamaïque selon laquelle ce genre de punition interdit la réincarnation de l’âme. Voici la pratique la plus courante : celui qui est condamné à mort est introduit dans un sac de cuir et le sac jeté dans une rivière pour que le criminel meure et sombre au fond de l’eau ; le sac de cuir flotte sur la rivière et sombre normalement au bout de 5 minutes ; si l’on perçoit un souffle de vie dans le sac, on rejette une fois de plus le sac à l’eau pour qu’il soit vraiment mort. Son corps sorti du sac sera démembré, et ses membres et son tronc seront jetés dans une rivière et flotteront au gré du courant... Un autre supplice a rapport aux yeux : un fer concave brûlant, une huile ou de l’eau bouillante sont introduits dans les yeux du criminel pour que ce dernier perde la vue, puis ses globes oculaires sont sortis avec un crochet de fer. »
    Les monastères et les nobles disposaient de geôles ou de prisons privées ; ils pouvaient préparer leurs instruments de supplices et créer un tribunal illégal pour punir les serfs et les esclaves. Le monastère Ganden disposait de menottes, de chaînes, de bâtons ainsi que d’instruments de supplices qui servaient à arracher les yeux et les tendons. Une institution privée de gestion monastique à Dêqên, créée par Yongzin Trigyang, assistant du maître des soutras du XIVe Dalaï Lama, a causé plus de 500 morts et blessés, serfs et moines pauvres compris, emprisonné 121 personnes et déporté 89 autres, tandis que 538 personnes ont été réduites en esclavage, 1 025 personnes ont été obligées de prendre la fuite, 72 personnes ont vu leur mariage détruit et 484 femmes ont été violées (6).
    Une lettre existante du gouvernement local du Tibet écrite au début des années 1950 dit ceci : « Pour fêter l’anniversaire du XIVe Dalaï Lama, tout le personnel de Gyumé Dra-tsang doit réciter les canons bouddhistes. Pour réaliser cette pratique bouddhiste, nous avons besoin en urgence d’une paire d’intestins humides, de deux crânes humains, de sang de plusieurs sortes, et d’une peau humaine pour les offrir comme sacrifices, il faut les apporter sur-le-champ. » Pour accueillir le Dalaï Lama venant réciter les canons bouddhistes, il fallait une peau, du sang et un crâne humain. A l’évidence, le servage théocratique du vieux Tibet était vraiment atroce et sanguinaire !

    – Les impôts et les corvées lourdes. L’exploitation des serfs par les propriétaires se traduisait par la corvée, les taxes et la rente de terre et d’animaux. Seul le gouvernement local du Tibet pouvait percevoir plus de 200 impôts de toutes sortes. Les corvées que les serfs assuraient pour le gouvernement local et les seigneurs représentaient 50 % de la quantité de leur travail et atteignaient même les 70 % ou 80 %. A l’intérieur d’un domaine féodal, le propriétaire divisait la terre en deux parties : la partie relativement fertile était réservée à l’exploitation du domaine ; l’autre partie stérile et lointaine était attribuée aux serfs comme parcelles de terre, sous conditions de corvées. De plus, les serfs, en utilisant ces parcelles, devaient travailler dans les terres du domaine sans aucune récompense, en utilisant leurs propres outils et denrées ; ils ne pouvaient donc cultiver leurs parcelles de terre que par la suite. Pendant la saison des gros travaux agricoles et au moment où les propriétaires avaient besoin de services, les serfs devaient transporter le matériel, construire des maisons ou assurer d’autres corvées pour ces derniers. Outre les corvées du domaine, les serfs devaient assurer des corvées pour le gouvernement local du Tibet ainsi que pour ses institutions subordonnées ; la corvée la plus lourde était celle du transport, car dans le Tibet immense et peu peuplé, la circulation n’était pas facile et le matériel devait souvent être transporté à dos d’homme et d’animal.
    Selon les enquêtes faites avant la réforme démocratique, le domaine appartenant au régent du XIVe Dalaï Lama comptait 96 ha, 81 serfs servant de mains-d’œuvre à temps plein ou partiel, qui assuraient 21 266 jours de corvée sur toute l’année, ceci correspondant à la corvée de 67,3 personnes pendant une année, soit 83 % de serfs qui assuraient gratuitement des corvées pour les propriétaires. Un domaine situé au bord de la rivière Yalong, dans le district de Nêdong de la région Shannan, comptait, avant la réforme démocratique, 59 foyers avec 302 personnes et 80 ha. Chaque année, le propriétaire et son agent levaient 18 sortes d’impôts et répartissaient 14 genres de corvées équivalentes à 26 800 jours de travail ; le gouvernement local du Tibet levait 9 sortes d’impôts et répartissait 10 genres de corvées, équivalentes à 2 700 jours de travail ; le monastère local levait 7 sortes d’impôts et répartissait 3 genres de corvées, équivalentes à 900 jours de travail. Chaque travailleur devait assurer annuellement plus de 210 jours de corvées gratuites et fournir 800 kg de céréales et 100 taëls d’argent tibétain aux trois groupes de seigneurs.

    Une exploitation stupéfiante grâce au prêt usuraire. Les Dalaï Lama successifs ont créé leurs propres agences de prêt à intérêt qui généraient une certaine partie des « recettes » annuelles servant à l’entretien du Dalaï Lama, et accordaient des prêts usuraires à la population afin de bénéficier de profits exorbitants. En fonction des statistiques écrites dans les livres de comptes de ces agences en 1950, un prêt total de 3 038 581 taëls d’argent tibétain avait été accordé, avec des profits annuels de 303 858 taëls d’argent. Les gouvernements du Tibet à échelons divers avaient créé de nombreuses agences de prêt à intérêt ; on avait même intégré dans les fonctions administratives des fonctionnaires de différents échelons l’attribution des prêts et la récolte des intérêts. Selon les enquêtes de 1959, les monastères Drepung, Sera et Ganden de Lhasa ont fait le prêt de 45 451 644 livres de céréales, dégageant des profits annuels de 798 728 livres de céréales et le prêt de 57 105 895 taëls d’argent tibétain, dégageant des profits annuels de 1 402 380 taëls d’argent. Les recettes à travers l’exploitation par les prêts usuraires représentaient 25 à 30 % du total des recettes des trois monastères. Les nobles, eux aussi, étaient usuriers pour la plupart ; les recettes à travers l’exploitation par les prêts usuraires représentaient 15 à 20 % du total de leurs revenus familiaux. Pour survivre, les serfs étaient obligés d’emprunter de l’argent, et ceux qui étaient endettés représentaient plus de 90 % de la population des serfs. Dans Le vieux Tibet face à la Chine nouvelle, la grande aventurière française Alexandra David-Néel a écrit : « Au Tibet, tous les paysans étaient des serfs débiteurs à vie. Il était difficile d’en trouver un parmi eux qui ait réglé ses dettes. » Les dettes que pouvaient contracter les serfs comportaient les nouvelles dettes, les dettes héréditaires, les dettes solidaires et celles qui étaient collectivement réparties. Un tiers des dettes comportait les dettes héréditaires cumulées sur plusieurs générations. Le grand-père d’un serf de Maizhokunggar, nommé Tsering Gompo, avait emprunté au monastère Sera 700 kg de céréales pour lesquels le grand-père, le père et lui-même ont payé les intérêts pendant 77 ans, soit un total de 42 000 kg de céréales. Toutefois, le créancier avait déclaré qu’il devait en fait 1,4 million de kg de céréales. Un autre serf de Donggar appelé Tanzen emprunta à son propriétaire 14 kg d’orge en 1941 ; en 1951, le propriétaire demanda de rendre 8 400 kg. Incapable de rendre la somme due, il fut obligé de prendre la fuite. Sa femme mourut sous la pression et son fils enlevé pour payer les dettes.

    – Une société stagnante au bord de l’effondrement. L’oppression et l’exploitation atroces par le servage féodal théocratique ont étouffé le dynamisme de la société tibétaine, de sorte que le Tibet a stagné pendant longtemps. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la société tibétaine demeurait très fermée et retardataire ; l’industrie, le commerce, les sciences et techniques, l’éducation, la culture et la santé restaient des lacunes à combler ; des méthodes de labourage primitives étaient utilisées dans la production agricole ; l’élevage faisait appel au nomadisme naturel. Les produits agricoles et d’élevage étaient peu nombreux et dégénérés ; les outils de production n’évoluaient pas ; la productivité et le niveau de développement social restaient très bas. De nombreux serfs souffraient de faim, de pauvreté et menaient une vie pénible ; ceux qui étaient morts de faim, de froid, de pauvreté et de maladie étaient innombrables. On trouvait des personnes âgées, femmes et enfants, mendiant partout dans Lhasa, Xigazê, Qamdo, Nagqu, etc. Selon le tibétologue américain A. Tom Grunfeld, certains ont déclaré qu’avant 1959, les Tibétains ordinaires pouvaient boire interminablement du thé au lait, possédaient quantité de viande et de légumes. Cependant une enquête réalisée en 1940 sur le Tibet de l’Est indiquait que : 38 % de foyers n’avaient jamais bu de thé au lait, 51 % de foyers ne pouvaient s’acheter du beurre, 75 % de foyers avaient, parfois, été obligés de manger des herbes sauvages dans une soupe d’os de bœuf, accompagnées de farine d’avoine et de soja. « Aucune preuve ne peut soutenir la thèse que le Tibet était un Shangri-La. »
    Selon un grand nombre de preuves, le servage féodal théocratique tibétain commençait à s’essouffler au milieu du XXe siècle. Les conflits et les crises de la société tibétaine se sont multipliés ; les serfs, pour sortir de leur situation désespérée, n’ont cessé de déposer des pétitions, de s’évader, de lutter contre le fermage et la corvée, voire même de se soulever. Selon Ngapoi Ngawang Jigme, l’un des hauts fonctionnaires du gouvernement local du vieux Tibet, tout le monde pensait que, si cette situation durait, les serfs mourraient bientôt tous, et les nobles ne survivraient pas non plus ; toute la société périrait donc.(7)

    (1) La Face cachée de Lhasa, Edmund Candler, traduction de Yin Jianxin et Su Ping, Editions du Peuple du Tibet, 1989.
    (2) La Face cachée de Lhasa, Edmund Candler, traduction de Yin Jianxin et Su Ping, Editions du Peuple du Tibet, 1989.
    (3) Biographie du XIIIe Dalaï Lama, Charles Bell, traduction de Feng Qiyou et autres, Académie des sciences sociales du Tibet, 1985.
    (4) Histoire moderne du Tibet (1913-1951) – La chute du royaume des lamas, Melvyn Goldstein, traduction de Du Yongbin, Editions de l’actualité, 3e tirage, août 1995.
    (5) Un pèlerin bouddhiste au Tibet, un lieu sacré, Bombojab Tsebekovitch Tsybikoff, traduction de Wang Xianjun, Editions du Peuple du Tibet, 1993.
    (6) La Terre des lamas, David Mcdonald, traduction de Zheng Baoshan, Nanjing, 1935.
    (7) Grand tournant historique au Tibet, Ngapoi Ngawang Jigme, « La Tibétologie en Chine », n° 1, 1991.



  • Tarouilan Tarouilan 24 avril 2012 09:43

    Bonjour, la NED......

    >>>>> Le Tibet ancien : une société de servage féodal théocratique
    Avant la réforme démocratique de 1959, le Tibet était dominé par un servage féodal théocratique. Les propriétaires de serfs composés de trois grands groupes de seigneurs (fonctionnaires, nobles et moines de la hiérarchie supérieure des monastères) exerçaient une oppression politique et une exploitation économique cruelles sur la population majoritaire de serfs et d’esclaves. Le peuple tibétain en souffrait profondément et vivait péniblement, tandis que la société tibétaine était plongée dans un état excessif de pauvreté et de retard, de fermeture et de dépérissement.

    – Une société théocratique moyenâgeuse. Concernant la situation sociale du Tibet ancien, le journaliste anglais Edmund Candler, qui s’est rendu à Lhasa en 1904, a dépeint en détail, dans La Face cachée de Lhasa, la société du Tibet ancien. D’après lui, « le peuple tibétain vivait à cette époque, tout comme au Moyen Age, non seulement du point de vue de son régime politique et de sa religion mais aussi de ses sanctions sévères, de sa sorcellerie, de son système de réincarnation et de ses tortures par le feu et l’huile bouillante, sans aucune exception au quotidien, sous tous les aspects. » (1) Le Tibet ancien se caractérisait par sa théocratie. La haute société religieuse et les monastères constituaient une force puissante, occupant à la fois les rôles de gouverneur politique majeur du Tibet et de plus grand propriétaire de serfs, bénéficiant de nombreux privilèges politiques et économiques, et dominant la vie matérielle et spirituelle de l’homme. Dans La Face cachée de Lhasa, Edmund Candler écrit : « Cette région applique un système féodal. Les lamas sont les détenteurs réels du pouvoir, et les paysans sont leurs esclaves. » « Les moines constituent une force puissante qui domine tout. Même les bouddhas ne peuvent pas se passer des moines. » (2) Selon les statistiques, avant la réforme démocratique, le Tibet abritait 2 676 monastères comprenant 114 925 moines dont 500 petits et grands bouddhas vivants et 4 000 moines détenant réellement le pouvoir économique entre leurs mains. A cette époque, un quart des hommes tibétains étaient devenus moines. Les monastères Drepung, Sera et Ganden accueillaient plus de 16 000 moines, en possession de 321 domaines, de 9 800 ha de terre, de 450 prés, de 110 000 têtes d’animaux domestiques et de 60 000 serfs. Sous le régime théocratique, les pouvoirs religieux se sont accrus dans le mauvais sens ; ils ont consommé quantité de ressources humaines et la quasi-totalité des richesses matérielles, emprisonné la pensée de l’homme, et entravé le développement de la productivité. Charles Bell, représentant commercial d’Angleterre à Lhasa dans les années 1920, a esquissé dans la Biographie du XIIIe Dalaï Lama le portrait suivant : en comptant sur son statut théocratique, le Dalaï Lama a le droit de récompenser et de punir en toute liberté ; il maîtrise à la fois le sort actuel des serfs et leur futur destin, ce qui constitue son atout pour pouvoir menacer. (3) Le tibétologue américain Melvyn Goldstein explique de façon détaillée : « Au Tibet, la société et le gouvernement sont basés sur un système de valeurs selon lequel les pratiques et objectifs religieux se placent au-dessus de tout. » « Les droits et les privilèges religieux ainsi que les grands monastères jouent un rôle majeur dans l’empêchement du progrès ». La religion et le groupe de monastères, ajoute-t-il, « constituent un joug lourd pour le progrès social tibétain » ; « du fait de la croyance religieuse chez toute la population et de la détention du pouvoir politique et religieux par les leaders religieux, le Tibet a donc perdu la capacité de s’adapter à l’évolution de l’environnement et de la situation. » (4)

    – Les trois grands groupes de seigneurs en possession de la quasi-totalité des moyens de production. Dans l’ancien Tibet, trois grands groupes de seigneurs (fonctionnaires, nobles, moines haut placés dans les monastères) et leurs agents, représentant 5 % de la population, possédaient toutes les terres arables, les prés, les forêts, les monts, les rivières, les plages et la plupart des animaux domestiques. Les serfs constitués de tralpa (hommes cultivant une parcelle de terres et fournissant un travail gratuit à leurs propriétaires) et de duigoin (petits foyers fumants), représentant 90 % de la population tibétaine, vivaient en cultivant des parcelles de terre, sans moyens de production ni liberté individuelle. Un autre 5 % de population regroupait les nangzan (esclaves de père en fils), qui étaient considérés comme des outils sachant parler. D’après des statistiques faites au début de la dynastie des Qing au XVIIe siècle, le vieux Tibet comptait 20 000 ha de terres arables dont 30,9 % étaient occupés par les autorités locales tibétaines, 29,6 % par les nobles et 39,5 % par les monastères et les moines haut placés. Le monopole des trois groupes seigneuriaux sur les moyens de production n’avait pratiquement pas changé. Selon les statistiques, avant la réforme démocratique, le clan du XIVe Dalaï Lama possédait 27 domaines, 30 prairies et plus de 6 000 serfs. Il extorquait environ 462 000 kg d’orge, 35 000 kg de beurre, 2 millions de taëls d’argent, 300 têtes de bœufs et de moutons et 175 rouleaux de tissu de laine. En 1959, le XIVe Dalaï Lama était en possession de 160 000 taëls d’or, de 95 millions de taëls d’argent, de 20 000 pièces de bijoux et de jade, de plus de 10 000 vêtements en satin et en fourrure précieuse, et de plus de 100 pèlerines incrustées de perles et de pierres précieuses d’une grande valeur.

    – Les trois grands groupes de seigneurs peuvent disposer de la personne d’un serf.
    Le gouvernement local du Tibet ancien avait adopté le règlement suivant : les serfs, fixés sur les terres du domaine de leur seigneur, ne peuvent pas les quitter de leur plein gré ; il leur est absolument interdit de s’évader. Ils dépendent de génération en génération de leur seigneur et sont liés aux terres du domaine. Toutes les mains-d’œuvre et les animaux domestiques capables de cultiver la terre doivent cultiver les parcelles de terre et en payer la corvée. S’ils ne peuvent plus travailler, les serfs se voient confisquer leurs animaux domestiques, leurs outils agricoles, leurs parcelles de terre, et sont réduits en esclavage. Les propriétaires possèdent les serfs et ils en disposent tout comme de leur propriété privée ; ils peuvent les miser au jeu et les vendre, les transférer à autrui, en faire cadeau, les utiliser pour payer les dettes et les échanger. En 1943, un grand noble vendit 100 serfs à un responsable religieux de Drigung pour un prix de 60 taëls d’argent tibétain par serf ; il envoya 400 serfs au monastère Gundelin pour payer une dette de 150 000 taëls d’argent tibétain. Les propriétaires de serfs pouvaient décider de la vie, de la mort et du mariage des serfs. Cela est expliqué par un dicton : « Les parents donnent la vie, mais les fonctionnaires possèdent le corps. On ne dispose ni de sa vie ni de son corps. » Pour se marier, les serfs doivent avoir l’accord de leur seigneur ; les serfs appartenant à différents seigneurs doivent payer une compensation pour leur mariage. Pour donner naissance à un enfant, les serfs doivent payer une taxe de naissance en faveur de l’inscription de l’enfant auprès de leur seigneur. Une fois nés, les enfants des serfs sont voués à être serfs à vie.

    – La hiérarchie stricte. Le Tibet ancien a appliqué pendant plusieurs centaines d’années le Code en 13 articles et le Code en 16 articles, qui divisaient les Tibétains en plusieurs classes et précisaient l’inégalité légale de différentes classes. Les Codes précisaient que : « Les êtres humains se divisent en trois classes : supérieure, moyenne et inférieure, et chaque classe se divise en trois catégories : supérieure, moyenne et inférieure. Cette classification est définie selon les origines et les fonctions. » Les êtres de classe supérieure désignent un petit nombre de nobles influents, de grands bouddhas vivants et de hauts fonctionnaires ; ceux de classe moyenne, les fonctionnaires ordinaires, religieux ou civils, les officiers militaires non gradés et les représentants des trois groupes de seigneurs ; ceux de classe inférieure, les serfs et les esclaves, représentant 95 % de la population tibétaine. Les Codes prévoient le système de compensation pour un homicide : « Etant donné la distinction de classes des êtres, le prix d’une vie est différent ». La vie des êtres de catégorie supérieure de la classe supérieure tels que les princes, les grands bouddhas vivants, est évaluée en or selon le poids de leur corps ; celle des êtres de catégorie inférieure de la classe inférieure tels que femmes, bouchers, chasseurs et artisans, n’équivalait qu’à une corde de chanvre. Les Archives de la Région autonome du Tibet conservent un Rapport sur l’interdiction de garder les descendants des forgerons : en 1953, un descendant de forgeron venant du district de Doilungdêqên, effectuait un travail auprès du XIVe Dalaï Lama. Après avoir dévoilé son identité, ce dernier le renvoya sur-le-champ, en ordonnant que les êtres de catégorie inférieure de la classe inférieure, issus de familles de forgerons et de bouchers, soient interdits de travailler au sein du gouvernement et de se marier avec des personnes venant de familles issues d’une autre classe. A. Tom Grunfeld, tibétologue américain à l’Université d’Etat de New York, a indiqué, dans la Naissance du Tibet moderne : L’égalité humaine est définie comme une des notions importantes des dogmes bouddhistes. Pourtant, cela n’a malheureusement pas pu empêcher les Tibétains de fonder leur hiérarchie.



  • Tarouilan Tarouilan 24 avril 2012 09:23

    La NED, qui finance la déstabilisation de la Chine via le DL et qui est émanation de la C.I.A...... commence à nous saouler....

     

    Piqure de rappel sur le Dalaï lama :

    Quand le Dalaï Lama chantait les ” Sutras de la damnation “, des têtes humaines, du sang, des cœurs et des chairs humaines fraîchement dépecées servaient d’offrandes. Un tel rite eut encore lieu en automne 1948, quand le Dalaï décida de chanter des ” Sutras ” sur la Place de Lhassa, dans l’espoir de contrer la révolution communiste. A cette occasion, 36 jeunes furent arrêtés ; 21 d’entre eux furent mis à mort pour servir d’offrandes ».
     
    L’exécution publique des serfs était courante. Parfois, ils étaient d’abord éventrés, puis traînés dans la ville avant leur exécution. Le code pénal (écrit), qui fut rédigé par le gouvernement local tibétain d’avant 1951, divisait la société en trois classes. La classe supérieure comportait les ” Bouddhas vivant “, les nobles et les hauts fonctionnaires d’État. La classe inférieure comportait les serfs et les esclaves. Si un membre de la classe inférieure offensait un membre des classes supérieures, l’une des peines suivantes était appliquée : yeux arrachés, jambes hachées, mains ou langue coupés ou encore être jeté du haut d’une falaise. Une simple accusation suffisait ; l’accusé, s’il était membre de la classe inférieure, n’était pas entendu. Si un membre de la classe inférieure assistait incidemment au viol de sa fille ou de sa femme par un seigneur, il devait avoir les yeux arrachés ».
     
    Voici ce qu’est le régime théocratique du Dalaï Lama.... des amateurs ?

     

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