Pardonnez-moi, mais voter article n’est qu’un salmigondi d’évanescentes supputations, de corporatistes jérémiades et de blablabla similipsychanalytiques. Les faits tels qu’ils sont établis dans leur chronologie et reconnus par l’enseignant ne militent pas en sa faveur... Pour le reste, on verra bien.
Sortons un peu :
des partis-pris par principe :"gentifs professeurs vs méchants élèves ou l’inverse) et
des débats d’un autre âge : "laxistes pédagogos vs néocons voire réactionnaires thuriféraires de l’école à papa.
Nota. Evidemment dans cette acception de "connaissance", l’information plurimillénaire : "le soleil tourne autour de la Terre", n’est pas moins connaissance que celle pluriséculaire "la Terre tourne autour du soleil"...
Pour les sciences de la Cognition et de l’Action, la connaissance c’est rien d’autre que de "l’information stockée en mémoire à long terme".
Si toute information n’est pas connaissance, toute connaissance est information. Comme l’écrit Christophe, "ce sont les raisonnements sur les informations qui donnent naissance à de la connaissance" . Oui ; ou plus largement, certaines opérations cognitives et/ou sociocognitives intervenant sur les informations font conférer à certaines la "dignité" d’être stockée à long-terme en mémoire ... "personnelle" et/ou "collective".
Pour en finir avec cet aspect, des relations ascendantes et descendantes existent entre informations et connaissances. Un ensemble de connaissances peuvent finir par constiuter un "paradigme" au sein duquel l’émergence et la perception de certaines informations (et pas d’autres) est facilitée ; et circulairement, certaines informations sélectionnées suivant diverses modalités sont considérées comme des connaissances que leur redondance, cohérence etc. peuvent constituer en paradigme... etc.. etc...
Ces mises au point sommaires devraient nous éviter de perdre du temps sur des aspects somme toute marginaux de cet article.
Revenons si vous voulez bien au coeur de l’article : une révolution technologique en cours (bien avancée) rendrait obsolète la tâche traditionnelle du professeur vieille formule et imposerait que le système éducatif soit repensé... pas jeté avec les profs.... repensé
Il est simplement magnifique, votre article ! Vous exposez de façon lumineuse cette profonde révolution que beaucoup ne peuvent et/ou ne veulent pas voir.
Cependant, je nuancerais votre propos sur un point : je ne pense pas que soient "très réduites" les compétences requises pour accéder à la bibliothèque des connaissances que contitue l’Internet et ses futurs développements. Au contraire ! La profusion, la qualité inégale des données, informations, connaissances... rendent DECISIVE la capacité de chercher, trouver, distinguer, tirer le bon grain de l’ivraie. En somme, les compétences en matière de "critique" deviennent capitales. Plus que jamais, la nouvelle donne impose de former des "têtes bien faites", plutot que d’illusoires et stupides "têtes bien pleines".
La question qu’à titre personnel je me pose est celle-ci : à quel point le développement de ces compétences critiques est-il compatible avec l’autoritarisme brutal, poujadiste et la sujetion à l’ordre moral et social que nos concitoyens attendent de plus en plus de l’Ecole... Cela d’ailleurs pour de toutes autres raisons : le sentiment de déconfiture nationale et la peur de l’avenir.
"Combien vaut Sciences-Po" ? Pas grand chose manifestement ; si on en juge par le désintérêt, injuste, pour votre article. Pas grand chose ; si, loin des illusionnisme social et domination symbolique, on considère, par principe, que tout ce qui se calfeutre de la concurrence derrière telle ou telle "barrière à l’entrée", n’est qu’une pouponnière de la médiocrité consanguine. peanut", si on considère, les classements internationaux des universités et autres établissements d’enseignement supérieur... Rien, si on considère que la même question posée à propos du MIT, de Havard par exemple donnerait la réponse "ça n’a pas de prix !". D’ailleurs il ne viendrait à l’esprit de personne de se poser la question à propos des systèmes d’enseignement qui valent vraiment quelque chose. En somme : Sciences-Po ne vaut absolument rien et n’est rien d’autre qu’une imposture, une sinistre blague pour incultes.
Mais... "Au pays des aveugles, les borgnes sont rois".