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  • TEO TEO 6 août 2008 00:39

    Sans aucun doute une partie de l’Afrique fait du surplace. Mais à n’en pas douter, notre sort n’est pas meilleur... Ils ne peuvent que monter ; nous ne faisons que dégringoler.... et continuement, depuis 1870... au moins. Et les pathétiques comparaisons avec certains pays d’Afrique et les risibles rodomontades des pauvres hères de Boisguibert, Calmos, Chat et consorts ne leurrent que leurs auteurs déjà bien paumés. A qui sait l’observer froidement notre dégringolade en fait pas l’ombre d’un doute : elle est absolue et relative.
    Relative quand inexorablement nous sommes doublés par la Chine, l’Inde, le Brésil, Israël etc., etc.
    Absolue  :

    • quand depuis des décennies plus d’argent est consacrée en Europe à la PAC (Politique Agricole Commune...) qu’à la Recherche, aux Universités à l’Education
    • quand notre jeunesse est sacrifiée, abandonnée, pouilleuse (un % honteux en sous le seuil de pauvreté)
    • Quand nous sommes terrorisés par l’avenir nous ruant vers la fonction publique, ou comme nos pauvres-types déjà nommés croyant mépriser les autres, alors que nous râlons juste dans le noir, comme d’autres chantent... pour cacher notre peur ; notre de l’avenir. Et nous avons bien raison d’en avoir peur de l’avenir en l’état où nous sommes : avec la débandade de notre pays, ses abîmes de doute de dépression, de dégoût de soi, de manque de confiance, de sérénité, d’unité... C’est parce que TROP FAIBLES que nous sommes incapables de nous repentir... Ce que d’ailleurs l’auteur ne demande guère. Nous seuls en avons peur, comme de la dernière goûte qui pourrait faire déborder la honte d’être ce que nous sommes aujourd’hui...


  • TEO TEO 5 août 2008 11:36

    @ l’auteur
    Proprement grandiose ! J’ai rarement lu quelque chose d’aussi fort. Bravo !



  • TEO TEO 1er août 2008 15:52

    Pardonnez-moi, mais je crains que la chose soit beaucoup plus compliquée ou plus simple.
    Le recours que vous faites "au racisme entre ethnies" s’appliquerait plus valablement à la situation actuelle entre Flamands et Wallons... Eh oui ! Le seul frein à une telle lecture, c’est le manque d’habitude d’interpréter nos réalités sociales en termes ethnicistes ; au contraire de ce que nous faisons plus volontiers avec les réalités africaines. Mais en l’occurrence, la situation belge est plus représentative du "racisme entre ethnies" ; c’est-à-dire d’un corpus de représentation structurée et polarisée auquel un nombre significatif de personnes (Belges) croient fermement !!!
    Au contraire ce qu’on qualifie généralement de "racisme entre ethnies" dans les explosions africaines correspondent davantage à des "bouffées délirantes", suscitées par des élites politiques en concurrence pour le pouvoir et les possibilités de prédations sur l’Etat qui l’accompagnent dans beaucoup de pays africains. Osons une caricature édifiante : c’est comme si substancialisant le discours électoraliste de Sarkozy en 2007, nous nous étions mis à percevoir ’l’ethnie de ceux qui se lèvent tôt" contre "l’ethnie de ceux qui se lèvent tard" ; "l’ethnie des salariés du Privé" contre "l’ethnie des fonctionnaires du Public" !!! Et que nous nous étions mis, plus qu’à nous agacer mutuellement à nous taper vraiment dessus. (Nota : heureusement d’ailleurs qu’en cas de besoin ultime, nous avons les Immigrés pour servir de punching-ball)

    Par devers le discours donc, l’effective sur-représentation ethnique qu’on observe parfois autour des sources de pouvoir et donc de richesse en Afrique (comme ailleurs dans le monde) est moins idéologique qu’instrumentale. En effet, le problème réglé par cette "sur-représentation ethnique" est celle de la confiance  : dans une situation de forte adversité où ayant tué pour accéder à d’énormes richesses indues et où on peut être, soi-même, tué par d’autres aspirants à ces richesses, comment s’entourer pour s’assurer une certaine sécurité ? En qui avoir confiance ?
    Chaque fois qu’elle se pose (par exemple aussi dans la Mafia), la réponse à ce type de question va chercher dans des cercles, des réseaux très cohésifs, endogames, d’indéfectibles solidarités. Solidarité de fait (familles, clans), solidarité de combat (frères d’armes, "noblesses" de grandes écoles) ; solidarité de destin (groupes sociaux discriminés, paria ayant fait le deuil d’une possible ascenssion via des stratégies individualistes)...
    Je suis désolé de mettre écarté par ce long commentaire du fond de l’article, mais il importe qu’on abandonne le plus tôt possible ce type racisant d’explications des réalités des autres.



  • TEO TEO 28 juillet 2008 19:59

    C’est faire bien de cas des dissertations niveau Bac d’un Gourou qui n’en impose à son "Gouré" que parce que lui-même est bien inculte... malgré les cinq cerveaux que sa mijaurée lui prête.
    Avec de telles "lumières" pour guide, nous avons vite fait nous même d’en sortir de l’histoire... ce qui est d’ailleurs plus fait qu’à faire.



  • TEO TEO 28 juillet 2008 19:35

    "Le "drame de l’Afrique" est que "l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire"...

    ça ne vaut pas guère la peine de relever ce genre de propos de "demi-lettré" comme aurait dit Bourdieu. Le seule problème c’est que les niais qui écrivent ce genre de niaiserie et les niais qui les prononcent ne comprennent pas qu’ils ne reconnaissent alors qu’une porte pour entrer dans l’histoire, Dien-Bien-Phu ou le 11 Septembre. Dieu fasse que les Africains soient moins bêtes qu’eux. Du reste quant à nous ne soyons pas bien pressés... nous en sortons déjà, de l’histoire.

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