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  • TEO TEO 10 juin 2009 13:28

    Waoh ! comme vous -y allez ! Il y a très manifestement quelques malentendus :


    - Vous dites : « ...il s’agit en fait d’une philosophie de non-violence qui s’applique a minimiser la souffrance en general, pas de l’eradiquer (meme en extremisant le raisonement, c’est impossible) »... Je dis : « Qu’il vaille mieux s’abstenir d’infliger inutilement de la souffrance à quiconque je suis parfaitement pour. » 
    Nous disons la même chose (sur ce point-là du moins). Je trouve simplement, par ailleurs :
    * que les choses sont un peu plus complexes que la présentation qui en est faite ; 
    * que le sensationnalisme dessert ce genre de réflexion et 
    * qu’à tout mettre sur le même plan, dans des postures extrémistes, on finit par desservir sa cause.

    - Soleilvert, m’invitait quelque part à m’interroger sur le sens de l’expérimentation humaine ; je pense que ma présentation de la démarche expérimentale montre que je ne me figure pas les labo du monde comme autant de repères ou des apprentis nazis s’amuseraient à faire des expériences sur les hommes et les animaux.
    Il pense que l’application du terme « cobaye » à des sujets participant aux essais cliniques, manifesterait une déshumanisation comparable à celle à l’oeuvre chez les nazis traitant les Juifs de cochons, les Hutus traitant les Tutsis de cancrelats etc. Là je dis qu’il ne faut pas exagérer. La déshumanisation de l’autre a certes toujours préparé et accompagné les grandes boucheries humaines, mais toute comparaison des humains à des animaux n’est pas à référer à ces extrêmes. Il y a des degrés, je pense.

    - Quant à la citation d’Adorno... j’exprimais surtout un étonnement et entendais pouvoir la considérer dans son contexte. Cela dit, il n’est pas exclu de ne pas partager ce point de vue. Si le propos est : « quel que soit l’être qu’on ait en face de soi, il vaut mieux s’efforcer de le considérer autant que possible comme on considérerait un être humain et le traiter au mieux de ce qu’on traiterait un être humain », je suis d’accord. Mais s’il s’agit d’expliquer l’un par l’autre... il y a une foule d’autres hypothèses tirées de travaux de Max Weber, de Stanley Milgram etc, etc.



  • TEO TEO 9 juin 2009 20:34

    D’ailleurs, voici une autre version de votre citation qui me paraît davantage mesurée que votre version : 


    « Auschwitz commence lorsque quelqu’un regarde un abattoir et se dit : ce ne sont que des animaux ». 

    Il y a ici une idée de gradation, moins radicale et ridicule que dans votre version : « Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et se dit : ce ne sont que des animaux ».
    Je parie que la première version est la bonne.


  • TEO TEO 9 juin 2009 20:17

    olala ! essayons un peu la clarté ! 

    - De quel point de vue parlons-nous ? D’un point de vue strictement biologique, je ne vois pas la diffférence qu’il y a entre manger une salade et manger un cochon. Un végétal n’est pas supposé être moins vivant qu’un animal. En extrémisant le raisonnement, celui qui ne veut pas manger d’animal pour ne pas avoir à tuer du « vivant » ne devrait pas plus manger du végétal... ça limite. Pas plus, il ne devrait soigner une plaie avec de la pénicilline par exemple... car je vous dis pas l’hécatombe ! 
    De plus, d’un point de vue darwinien, n’exercer aucune pression sélective sur une espèce animal n’est pas forcément lui rendre service. Et puis les animaux carnivores seraient, eux, de tels salauds qu’on pourrait bien les manger, eux, sans culpabilité. Evidemment, tout cela est absurde. Qu’il vaille mieux s’abstenir d’infliger inutilement de la souffrance à quiconque je suis parfaitement pour. Qu’il vaille mieux être végétarien que viandard, je suis ok aussi. Mais encore une fois il faut savoir raison garder.

    - pour ce qui est de l’expérimentation... ce mot véhicule une connotation d’essai, de bricolage qui fait qu’accolé à « humain », on se fait de suite une représentation de bricolage exercé sur le corps sacré de l’Homme... et alors tous les fantasmes sont mis en branle. Mais, strictement, l’expérimentation est une phase d’un mode d’administration de la preuve dans certaines disciplines scientifiques. Le propos est d’inférer de concepts mis en relation (hypothèses) leurs implications empiriques (objets concrètement manipulables) et de provoquer une situation où on puisse tester l’effectivité de la relation supposée : 
    si l’hypothèse vraie, alors certains effets empiriques devraient être observés
    or, les effets prévus sont observés dans la situation annoncée
    donc l’hypothèse est confirmée (ou n’est pas infirmée).

    Ce mode de raisonnement est quotidien en science il se passe tous les jours des millions d’expériences de par le monde impliquant des hommes dans une foule de disciplines ; c’est cela aussi l’expérimentation humaine. Il ne faut pas réduire cela aux délires nazies.
    Par moment la question se pose du modèle qui opérationnalise le mieux l’hypothèse. Si quelques cellules de culture font l’affaire, il n’y pas lieu d’aller sacrifier inutilement des animaux ; encore moins des humains.


  • TEO TEO 9 juin 2009 18:24

    Tout cela paraît bien mince pour oser cette comparaison. Au change je ne suis pas sûr que ce soit les animaux qui perdent. Il faut savoir raison garder. Dans toutes les disciplines scientifiques où il le faut, on parle de « cobayes », « sujets expérimentaux », « groupes expérimentaux » etc... c’est davantage là des « catégories » qu’une déshumanisation de quiconque. (Autre chose est de profiter de la pauvreté de certains personnes dans le monde pour tester sur eux des médicaments avec leur « accord » intéressé.)


    De plus fondamentalement, quiconque est foncièrement pétri du respect des humains, tendra à respecter les autres animaux (non-humains) ; curieusement, à l’inverse, certaines personnes cultivant un certain ressentiment contre l’espèce humaine lui préfère les autres animaux et ont volontiers vis-à-vis des animaux plus d’humanisme que vis-à-vis des hommes...

    Mais votre traitement confus de tout cela fait qu’on voit mal où vous voulez en venir.


  • TEO TEO 9 juin 2009 17:54

    « Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce sont seulement des animaux. » !!! Le propos me paraît particulièrement bête ; et pardon pour nos amis les bêtes. Adorno n’étant pas précisément réputé pour sa bêtise, je présume qu’il y a un effet de contexte.


    Par ailleurs tout l’article est bien confus.
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