« le vote obligatoire » serait un « déni de démocratie » et l’impôt obligatoire n’en serait pas un ? J’aimerais bien savoir comment vous argumentez pour justifier l’un et pas l’autre.
Que le vote soit obligatoire n’implique pas qu’on ne puisse pas voter blanc. Entre vos Staline et Hitler imaginaires vous pourriez donc voter blanc et alors votre vote aurait pour signification « je m’abstiends de choisir ». Vous pourriez aussi comme vous dites ne pas aller voter dut tout et payer une amende. Dans le cadre de vote obligatoire que je défends, les deux comportements auraient du sens. Alors que dans le actuel ce n’est absoluement pas le cas.
je dis : le pouvoir du vote blanc serait disproportionné dans le cas où un certain taux de votes-blancs (par exemple 60%) permettrait de prononcer la nullité du scrutin.
- le problème avec « l’abstention » est qu’on ne sait pas ce qu’il exprime en dehors de ce que ceux qui l’interprètent ont intérêt qu’il exprime... On serait même en peine de dire ce qu’il est à proprement parler, et à quelle hauteur : abstention ? oubli ? empêchement ? incompétence ?etc.
- Quelle légitimité y a t-il à considérer que parce qu’une offre, un choix, ne me plait pas à moi, il n’est pas plaisant et encore moins légitime ? Si par le seul fait qu’il ne me plait pas je suis fondé à l’invalider, n’est-ce pas me donner un pouvoir disproportionné et illégitime ?
Or, c’est bien à quoi aboutirait qu’un taux de votes blancs puisse fonder la nullité d’un scrutin.
A noter par ailleurs, qu’une majorité arithmétique de votes blancs pourrait n’avoir aucune cohérence. Supposons que parmi des candidats aux présidentielles il y en ai un pour proposer un programme en 100 propositions. J’en apprécie 99, mais la proposition-100 ne me plait pas. Pourquoi me contenter de 99 propositions ; le pouvoir conféré à mon vote blanc me donne envie d’envoyer le candidat revoir sa copie : j’en veux 100%. Je vote donc blanc. Mon voisin fait de même sauf que lui, c’est la proposition-5, qui lui déplait ; un autre encore vote blanc à qui la proposition-90 déplait etc, etc... Un amoncellement de votes-blancs pourrait ainsi conduire formellemement à la nullité d’un scrutin alors qu’individuellement et collectivement nous partagerions de larges pans des propositions. Serait-ce bien légitime ?
- Pourquoi ne pas faire ce qu’il y aurait de plus simple : le vote obligatoire. A l’instar de notre contribution financière à la collectivité (l’impôt), nous serions tenu à une contribution politique : le vote. (On ne peut accepter le principe de la première contribution sans accepter celui de cette dernière.)
Dans un tel cadre, le vote blanc équivaudrait à l’abstention... une abstention qu’il appartiendrait au quatrième pouvoir de travailller à faire comprendre.
La vraie information serait d’apprendre qu’il ait jamais été vivant. 41 ans à sacrifier son peuple aux intérêts d’un autre pays, la France, voilà qui n’est pas proprement une preuve de vie... sinon de cette vie façon « oui missié... »
Espérons simplement que les Gabonais, aidés idéalment par d’autres Africains, trouveront le moyens d’éviter que ne lui succède un autre de ces « zombies » devoués à la cause de leurs maîtres coloniaux, comme aurait pu dire Fela.