Les conditions du scrutin sont un problème tout à fait secondaire en
regard de la médiatisation des candidats à la représentation nationale.
Les grands vecteurs de communication sont au premier chef responsables
du verrouillage électoral et donc de la démobilisation. Des outils
juridiques ne pourront guère que sauver la face.
Ni la
privatisation, ni la nationalisation des grands médias n’offrent de
solution satisfaisante. Selon que les intérêts servis soient privés ou
étatiques, le résultat sera le même. Si l’on croit à la à une certaine
forme de démocratie, la régénération politique passe avant tout par une
vulgarisation des outils de propagande, c’est à dire la neutralité du
tissu médiatique sur le modèle d’Internet, avec tout ce que ça suppose
de dérive.