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The Critical Vegan

The Critical Vegan

Antispéciste abolitionniste et végane. J'essaie d'aborder la question animale avec esprit critique.

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  • Premier article le 13/05/2019
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Derniers commentaires



  • The Critical Vegan The Critical Vegan 16 mai 2019 15:29

    @Samson

    Bonjour, 

    L’égalité de droits peut en effet aussi être une option intéressante pour réfléchir à la question. J’ai présenté ici une approche utilitariste de la question, mais certains auteurs l’ont aussi abordé du point de vue de la théorie des droits : on peut notamment citer Regan et Francione. Avec cette approche, le premier problème est alors de déterminer le critère pertinent à l’attribution de droits. Sur ce point, il me semble que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est pour le moins évasive : se contenter de faire appel à des droits « naturels » n’est pas très satisfaisant.

    Sur le critère du langage verbal articulé et complexe, je vous rejoins sur le fait qu’il puisse être déterminant à la discrimination entre prescripteur et simple sujet de droits. J’ai en effet du mal à imaginer comment un individu dénué d’une telle capacité pourrait en être prescripteur.

    Mais la question ici est bien celle de l’inclusion dans le cercle des sujets de droit. Et là, je ne pense pas que ce critère du langage verbal soit déterminant, puisqu’on y inclut déjà fort heureusement des individus étant dépourvus de cette capacité : jeunes enfants et personnes souffrant d’un handicap par exemple. Il ne me semble donc pas exagéré de dire que ce critère a déjà été écarté. Il nous en faut donc un autre : Francione propose encore la sentience. Regan, lui, propose quelque chose d’un peu plus restrictif : le fait qu’un individu se soucie de son propre bien-être, de sa propre vie, ce qu’il résume dans le concept de « sujet d’une vie ».

    Bien sûr il faut justifier en quoi ces critères sont pertinents... mais je ne vais pas me lancer dans une telle entreprise dans un commentaire. Si la question vous intéresse, je vous conseille de vous référer aux oeuvres suivantes de ces deux auteurs : « Les droits des animaux » de Tom Regan et « Introduction to animal rights : your child or the dog ? » de Gary Francione (la seconde est en partie construite sur une critique de la première).

    En tout cas, je vous remercie de votre commentaire ! smiley



  • The Critical Vegan The Critical Vegan 16 mai 2019 11:31

    @JPCiron Je ne suis pas vraiment d’accord avec ça : le concept de sentience tel qu’entendu par Singer n’a rien de flou, sa définition est très claire. Il désigne la capacité à éprouver les choses subjectivement. Ce qui est flou, c’est la façon de mettre la sentience en évidence chez un individu, pas le concept en lui-même.

    De plus, l’existence de la sentience n’est pas controversée : notre propre subjectivité suffit à nous démontrer son existence. Le concept d’une âme immortelle est, à l’inverse, a priori indémontrable. C’est une différence majeure : on peut savoir que la sentience existe, mais on ne peut que croire en une âme immortelle. Utiliser comme critère quelque chose qui relève de la pure croyance est pour moi très problématique.

    Les implications sont importantes : en se basant sur le même principe de respect, une mise à mort indolore peut avoir des implications opposées. Si le respect se base sur une âme immortelle, un tel acte peut en effet être jugé non dommageable car celle-ci étant explicitement séparable du corps, elle n’est pas vraiment affectée. En revanche, si on se base sur le respect de la sentience, c’est beaucoup moins évident : si l’on considère, comme je le fais, qu’elle est une propriété émergente de processus biologiques, alors mettre à mort un individu revient à détruire sa sentience. 

    Au final, la question me semble être celle de l’opposition dualisme / matérialisme. Le principe de respect que vous évoquez peut avoir des implications très différentes selon lequel de ces points de vue on adopte. Personnellement, j’adopte le second, et ce pour 2 raisons :

    • Bien qu’on n’ait pas (voir qu’on ne puisse pas ?) démontré que toutes nous facultés cognitives sont des propriétés émergentes de processus biologiques, on a pu démontrer qu’au moins certaines le sont. Et surtout, il ne me semble pas qu’on ait jamais démontré l’inverse. Bien qu’il n’y ait pas de preuve absolue, j’ai donc plus de raison de croire à une approche matérialiste.
    • Comme je l’ai montré avant, je pense qu’une vision dualiste amène à considérer comme non dommageables des actes qui seraient considérés comme tel dans une vision matérialiste. Etant donné que je ne peux avoir aucune certitude (bien que j’ai une croyance très marquée) sur laquelle de ces visions est la bonne, je préfère donc appliquer le principe de précaution.


  • The Critical Vegan The Critical Vegan 15 mai 2019 10:57

    @JPCiron
    Bonjour, merci pour votre commentaire.

    Etant athée, je dois vous avouer qu’un appel à une autorité divine me laisse sceptique. Cependant, je pense que l’on peut faire un parallèle entre la notion d’âme et celle de sentience : les deux désignent une spécificité remarquable des êtres qui la possèdent. Simplement je préfère la seconde car là où l’âme est une notion abstraite, la sentience fait référence à une réalité biologique.

    Pour ce qui est du respect, j’y préfère la notion de justice car le respect me semble trop facilement ne prescrire qu’un état d’esprit et non des actes. Je ne suis pas sûre qu’une personne assassinée trouve grande consolation dans le fait que cet acte ait été commis avec respect.

    Enfin, l’égale considération des intérêts ne proscrit pas forcément ni de tuer un animal « nuisible », ni de manger de la viande. Si ces deux actes sont nécessaires pour assurer la survie de la personne qui les commet, alors ils peuvent tout à fait être justifiés. A titre d’exemple, je ne condamne pas la consommation de viande dans des pays où les habitants n’ont pas d’autre choix que d’en consommer : leur intérêt à vivre est en jeu. En revanche, je la condamne dans les pays développés où nous avons toutes les alternatives pour s’en passer car les seuls intérêts mis en jeu me semblent alors être d’une importance bien inférieure à l’intérêt à vivre d’un animal.



  • The Critical Vegan The Critical Vegan 14 mai 2019 22:45

    @Séraphin Lampion
    « We teach that drugs are unnecessary and will usually delay healing and cause new diseases. » http://www.naturalhygienesociety.org/review/0701/sidhwa.html

    Donc votre source est un obscure site de pratiquants de fakemeds dissuadant les gens d’utiliser des médicaments. Ca commence bien. Le tout lista des faits divers dont une bonne partie concernent des enfants soumis à des régimes extrêmement restrictifs (crudivore ou frugivore), à une alimentation totalement inadéquate (un cas de nourrisson nourri au lait de soja et au jus de pomme…), ou nourris au sein alors que la mère ne se supplémente pas en B12 (ce qui, je le répète, est nécessaire).

    Donc on résume : source totalement bancale (et même carrément dangereuse) + liste de faits divers dont une bonne partie correspondent à des régimes aberrants. Très solide.

    Sinon, du côté des avis scientifiques, il y a ça :
    https://www.nutrition.org.uk/attachments/206_Vegetarian%20nutrition%20summary.pdf
    https://jandonline.org/article/S2212-2672(16)31192-3/pdf




  • The Critical Vegan The Critical Vegan 14 mai 2019 19:07

    @Séraphin Lampion
    Vous confondez descriptif et prescriptif. Oui, Homo Sapiens est probablement ce qu’il est aujourd’hui car un de ses ancêtres a consommé de la viande. Oui, Homo Sapiens est omnivore : il peut tout à fait consommer des produits animaux. Tout ça, c’est du descriptif.

    Autre élément descriptif : il a été démontré qu’un régime végétalien à condition d’une supplémentation en B12 est adapté à tous les stades de la vie, hors cas particuliers liés à d’éventuelles pathologies. A moins de souffrir d’une telle pathologie, il n’y a donc aucune nécessité physiologique à consommer des produits animaux.

    Par quel lien logique passez vous alors du descriptif « Homo Sapiens peut consommer des produits animaux » au prescriptif « Homo Sapiens doit consommer des produits animaux » ?

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