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Thierry Sallantin

Thierry Sallantin

Militant écolo depuis 1967, présent à l'Unesco en septembre 1968 lors du premier congrès mondial sur la situation de la Biosphère ; lauréat du concours général de géographie en 1970 ; boursier Zellidja 1971 (Niger, Azaouak, Touareg), ancien élève de Pierre Aguesse en écologie puis de Robert Jaulin et Pierre Clastres en ethnologie. Ethnologue amazoniste...

Tableau de bord

  • Premier article le 19/06/2012
  • Modérateur depuis le 19/07/2012
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Derniers commentaires



  • Thierry Sallantin Thierry Sallantin 2 mars 2014 18:05

    Pour rencontrer l’auteur de l’article jeudi 6 mars à 19h à Paris, metro Laumière, comme on peut le lire sur l’agenda demosphere :

      jeudi 6 mars 2014 à 19h30
    Ecologie/Décroissance. « Liens d’ici » invite Thierry Sallantin

    http://paris.demosphere.eu/rv/31199

    Militant de la première heure de l’écologie radicale, ethnologue, ethnographe, Thierry « Blancimarron » Sallantin a beaucoup voyagé et participé directement à la vie des Touaregs en Afrique, de populations traditionnelles et néo-rurales de vallées isolées des Pyrénées et surtout de Peuples autochtones d’Amazonie (Guyane française) où il s’est confronté directement aux exploitants de mines aurifères. De part sa formation scientifique et universitaire, il articule aujourd’hui une synthèse anthropologique qui intègre la situation globale de la biosphère, la ruine de l’extractivisme forcené et les grandes extinctions. Son questionnement est de fait au centre de la problématique de la décroissance et donc, du devenir humain : comment imaginer survivre aux menaces actuelles et/ou à l’effondrement des sociétés complexes ?

    Exposé suivi d’un débat avec le public et des militants d’« Ile-de-France Décroissance »

    Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/31199



  • Thierry Sallantin Thierry Sallantin 5 juillet 2012 20:32

    Petite précision de l’auteur, Thierry Sallantin
    Le mathématicien Alexandre Grothendieck a eu les mêmes récompenses que
    Terence Tao, brillant mathématicien signalé par Leo Le Sage, sur ce
    fil de discussion, donc comme lui les prix les plus prestigieux en
    mathématiques puisque le Nobel de mathématiques n’existe pas, pas plus
    que le Nobel d’économie.Par exemple Alphonse Allais n’a jamais eu le
    prix Nobel comme il est écrit partout : il n’a eu comme les autres
    récompensés en économie, que le prix de la Banque de Suède.
    Grothendieck a eu la Médaille Fields en 1966 et le Prix Crafoord en 1986.
    Il a remis l’argent de sa médaille Fields aux combattants vietnamiens
    alors en guerre contre les USA, et a refusé de recevoir le prix
    Crafoord, ce qui fut à l’époque relaté dans Le Monde et dans le
    Bulletin de la revue du MAUSS.
    Quant à Adam Smith, c’était effectivement un moraliste et un
    théologien, mais les gens le prennent pour un économiste. L’essentiel
    de ses ouvrages, que plus personne ne lit, étaient consacrés à des
    problèmes de morale, ce qui n’est pas étonnant dans le contexte de
    l’époque. De même, il faut se rappeler que Newton était surtout un
    alchimiste, ce qui n’est pas très politiquement correcte de nos jours
     ! On a tendance à taire ces faits réels de la biographie de ce genre
    de personnages.



  • Thierry Sallantin Thierry Sallantin 5 juillet 2012 11:54

    Réponse de l’auteur, Thierry Sallantin = blancimarron@gmail.com
    à Léo Le Sage :
    Vous trouverez sur internet via un moteur de recherche le Bulletin Sortir de l’économie, animé par un chercheur de Montpellier = Clément Homs.
    Serge Latouche, philosophe de l’économie, explique bien que dès Aristote, les défauts de l’économie avait été bien expliqués : voir ce qu’ Aristote appelle la chrématistique.
    Dans toute l’Asie, du Moyen -Orient à l’Inde, les sagesses et religions avaient insisté sur les graves dangers pour la tranquillité de la vie sociale où menaient la cupidité, la soif d’accumuler des biens matériels, l’obsession de la puissance et du pouvoir. Hélas, en Europe, à partir notamment du réformateur du christianisme Calvin, les sages limites aux trafics d’argent ont été levées : l’interdiction morale du prêt à intérêts a peu à peu disparue. Le Vatican attendra 1830 pour officiellement supprimer cet interdit.
    Dès le début des années 1700, Mandeville dans sa « Fable des abeilles » fera l’apologie du vice, du goût du lucre, donc encouragera un état d’esprit totalement opposé aux valeurs chrétiennes de modération et d’humilité qui existaient déjà dans le judaïsme.A la fin du XVIIIe le moraliste Adam Smith, étrangement, continuera à théoriser dans son essai sur la « richesse des Nations » sur l’avantage des « vices privés » ! Étrange et scandaleuse morale ! Nous en sommes toujours là aujourd’hui, au nom de cette « liberté » (d’où le mot « libéral » et « libéralisme ») qu’ont voulu prendre les assoiffés d’argent, la bourgeoisie alors montante, au détriment des nobles, liberté de s’enrichir sans tenir compte des préceptes évangéliques que véhiculait encore l’Église. Abattre la toute puissance de l’Église, c’était non pas pour se libérer de l’obscurantisme comme on l’a cru, mais d’abord pour jeter à terre ce qui entravait le goût du lucre, la folie insatiable de l’enrichissement, le culte de l’égoïsme et de la frime ostentatoire et individualiste, au détriment de la solidarité, des notions morales de partage et d’égalité, et au détriment des antiques coutumes sociales favorisant la convivialité. Le libéralisme n’est que la liberté effrontée d’être un salaud et fier de l’être. Jaurès dira :« la liberté du renard libre dans le poulailler libre ! »...
    Je n’ai rien contre les mathématiques en tant que plaisir esthétique des jeux de l’esprit, comme le pratiquaient les philosophes grecs, mais je mets en cause l’obsession du chiffrage, qui a commencé par ces comptables travaillant pour les Princes, afin de taxer les gens et enrichir le pouvoir central : on lira Crosby à ce sujet, traduit par le situationniste Mandosio. J’ai vécu en Amazonie au sein de populations qui n’utilisaient pas les chiffres, ne comptant que jusqu’à « 5 » et disant après « beaucoup ». Et j’y ai connu le bonheur...
    Le n° de juin 2012 de la revue « Economie appliquée » éditée par l’ISMEA, 38 rue Dunois 75013 est un numéro subversif qui remet en cause la notion de développement : Jacques Grinevald montre qu’il faut « économiser » la planète, donc n’y prélever des ressources qu’avec parcimonie, gentillesse, dans un idéal de vie stable et harmonieuse compatible avec la coexistence entre les humains et toutes les autres espèces animales et végétales.
    Vous, au contraire, vous vantez les mathématiques appliquées à l’économie « pour vaincre l’adversaire ». Je ne suis pas pour la guerre, y compris pour la guerre économique. Je suis pour le désarmement économique et la disparition de la concurrence, car cela mène à la course à l’absurde et à la destruction de la vie sur Terre. Je suis contre cette stupide virilité qui pousse à la méchanceté, à la lutte, à la concurrence. Je considère l’autre comme un partenaire, un ami avec qui nous échangeons pour le plaisir du lien social et la passion pour l’égalité. L’autre n’est pas un « adversaire ». Je suis pour les relations fraternelles et pacifiées. La bonne nouvelle, c’est que l’économie n’est par reconnue comme une science : le prix Nobel d’économie n’a jamais existé : il n’existe que le prix dit de « la Banque de Suède, en l’honneur d’Alfred Nobel », suite au procès qui a eu lieu lorsque cette banque a créé ce prix et a voulu le faire passer pour un « Prix Nobel » comme les autres. Je suis fier par ailleurs d’avoir connu au début des années 70 le plus grand mathématicien du XXe siècle, Alexandre Grothendieck, maintenant 84 ans, auquel « Libération » du 29 juin vient de consacrer une page entière. Il a lancé le mouvement écolo en France dans son aspect le plus subversif, et a remis frontalement en cause la pratique du métier de chercheur, car ses travaux réputés « purs » sont hélas presque toujours au service de l’agressivité humaine et ont pour résultante, finalement, la mise en danger de la biosphère. Je l’ai revu il y a peu dans sa cachette dans les Pyrénées. Il ne vit désormais qu’au service des plantes, sa passion. Sur tout ce que je viens de dire, on lira les livres de Serge Latouche et le dernier de Gilbert Rist : « L’économie entre songes et mensonges »...
     Thierry Sallantin,blancimarron@gmail.com



  • Thierry Sallantin Thierry Sallantin 20 juin 2012 17:45

    Thierry Sallantin répond à l’anonyme qui se fait passer ici pour « aberlainnard :
    erreur sur le livre qui vient de paraître aux éditions Rue de l’Echiquier :
    Les limites à la croissance.
    Ce livre est la traduction non pas du Premier rapport au Club de Rome, mais du Troisième, celui de 2004.
    Attention, il faut toujours écrire :
    Rapport au Club de Rome
    et jamais comme pleins de journalistes écrire : »Rapport du Club de Rome« 
    car il s’agit des travaux exécutés par les mathénaticiens du Massasuchets Institute of Technology, le célèbre M.I.T., à la demande du Club de Rome.(dont Dennis Meadows)
    Je reconnais que les éditeurs de ce livre qui vient de paraître (25 euros !!) ont tout fait pour faire croire qu’il s’agissait de la traduction du rapport initial de mars 1972 : je me suis personnellement engueulé avec l’un de ceux qui a participé dans cette édition à cette peu élégante rouerie. Mais en tout petit dans les premières pages, la vérité est bien inscrite. Le texte rajouté à la fin est des plus confus pour mener la plupart des lecteurs à la même erreur que la personne ici qui se fait passer ici pour »aberlainnard"



  • Thierry Sallantin Thierry Sallantin 20 juin 2012 17:28

    Thierry Sallantin à l’anonyme aobc
    Tout ce que raconte aobc est hors sujet.
    Il ne m’apprend rien sur le passé bien connu et effectivement horrible de ces grandes ONG de protection de la nature, toutes choses bien montrées par Fabrice Nicolino dans son excellent « Ils ont tué l’écologie ».
    Nicolino insiste aussi sur le passé glauque de Maurice Strong. On pourrait en dire autant sur son successeur, Brice Lalonde, de son vrai nom Brice Levy-Forbes, et en cela cousin de John Kerry : les deux mères sont soeurs. De plus il s’agit de la branche des milliardaires Forbes qui ont fait leur fortune au milieu du XIXe dans le trafic d’opium, avec la fameuse Guerre de l’Opium par laquelle les colons européens imposèrent l’opium en Chine.
    Déjà dans le livre « Crédits sans frontières, la religion de la banque mondiale » de Susan George et Fabrizio Sabelli (la Découverte), ces auteurs dévoilaient le passé de Maurice Strong, ce Pdg qui dirigea les quatre premiers Sommets de la Terre, de 72 à 2002,
    Mais le sujet de la discussion n’est pas le décortiquage de WWF ou autre Ong, ce que l’universitaire Christophe Bonneuil, historien des politiques environnementales depuis 1945, fait très bien, en remettant dans le contexte colonial et le contexte de la lutte des deux systèmes industrialistes : le communiste et le capitaliste, le sujet de la discussion est plus modestement l’art de traduire « sustainable »...
    Thierry Sallantin







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