Oui, mais immigrer quand on est salarié de l’état comme l’auteur de cet article, ce n’est pas simple. Ce qui m’amène à reconnaître à celui-ci une certaine témérité pour vouloir ainsi faire fi de notre dette... à moins que ce ne soit tout bonnement de l’inconscience !
Oh oui, l’Argentine s’en est bien sortie, mais peut-être devriez-vous nous rappeler quelles furent les conséquences de cette crise sur les fonctionnaires argentins, cela intéresserait beaucoup l’auteur de cet article qui est lui-même fonctionnaire. Mmmh ?!
Cela dit, l’Argentine a renégocié sa dette mais elle continue de rembourser...
Je suis quand même un peu intrigué par tant de paisible naïveté de la part d’un enseignant...
Quand on donne mandat à des individus pour contracter des dettes en son nom, qu’on le veuille ensuite ou non, les dettes sont à soi. Or vous parlez des dettes de la France comme si elles n’étaient pas les vôtres et que vous aviez la liberté de vous y soustraire. Où avez-vous vu ça ? J’ai bien peur mon ami que le seul espoir que vous ayez d’échapper au remboursement serait d’abandonner votre emploi et de quitter ce pays sans plus rien attendre de lui.
De surcroît, avez-vous conscience des conséquences que cela aurait si la France se retrouvait en défaut de paiement sur sa dette ? Vous souvenez-vous du séisme provoqué par le fond Madoff incapable de rembourser 65 milliards de dollars ? Eh bien imaginez maintenant les conséquences si c’était la France qui se déclarait en défaut de paiement sur... 2000 milliards de dollars !!! Combien de collectivités, de mutuelles, d’assurances et surtout de banques se retrouveraient en situation de faillite ? Or le problème, c’est que si les banques étrangères pourraient compter sur leur pays pour combler les trous abyssaux de leurs trésoreries, les banques françaises ne pourraient quant à elles compter sur personne puisque l’état français perdrait avec son défaut de paiement la possibilité d’emprunter. Donc les banques feraient faillite en entraînant avec elles je ne sais combien d’entreprises, l’économie française et l’état lui-même.
Alors, plutôt que de voir se produire une telle apocalypse, je peux vous garantir que cette dette nous la payerons, ceci même s’il fallait en arriver à vous priver de votre emploi et vous jeter à la rue avec vos enfants. Vous avez vu en Grèce et en Irlande comment cela s’est passé, il en serait de même en France et les classes laborieuses pourraient bien danser, sauter et casser tout ce qu’elles veulent, elles devraient quand même rembourser cette dette ou crever (voir les deux).
Pour un fonctionnaire vous me paraissez bien téméraire !
Avez-vous au moins conscience que si nous refusons de payer nos dettes vous serez le premier à en pâtir ? Souvenez-vous que votre employeur vit à crédit et que si ses bailleurs lui coupent les vivres, vous allez morfler, ça ne fait pas un pli...
Le lien social se desserre en France à mesure que décline le sentiment d’identité nationale.
En effet, pour que l’on s’aime et que l’on s’entraide il est nécessaire d’être unis par le sentiment fraternel d’appartenir à un même peuple avec une identité propre et des valeurs communes à défendre contre les agressions du monde extérieur. Car l’être humain est une créature sociale par nature. L’Homme n’est pas fait pour vivre comme un lion chacun dans son coin. Au contraire, comme les chiens dans leur meute nous avons nous aussi besoin de notre communauté, notre patrie pour exister. Mais le sentiment de patriotisme a décliné si fort ces dernières années que les gens se fâchent aujourd’hui à la simple évocation d’une identité nationale. Et dès lors que se brise l’amour qui uni les membres d’une communauté, les individus ne savent plus faire la différence entre un des leurs qui meurt de froid en hiver et un étranger à l’autre bout de la planète.
Nous faisons donc passer les étrangers avant notre famille, nous brisons le lien social dont nous-mêmes et nos enfants auront besoin pour exister : nous mettons notre avenir en péril. Car les étrangers qui entrent en France et qui constatent qu’il n’existe pas dans ce pays de sentiment de fraternité nationale, n’ont d’autre choix pour exister que le communautarisme. S’ils ne peuvent trouver en France une communauté forte et unie à la quelle s’intégrer, ils sont bien forcés de recréer leur propre communauté.
A mon avis, nous allons être purement et simplement annihilés, car aucun groupe d’humains ne peut durablement se maintenir en vivant comme les lions.