Oui, le risque était réel mais extrêmement faible, si faible qu’il n’aurait théoriquement pas dû susciter grande émotion, or ce fut l’inverse qui se produisit.
Si l’on veut comprendre ce paradoxe, il ne faut pas aborder le problème du point de vue de la réalité de la menace mais plutôt de son ampleur. Car même si le risque était faible, le danger n’en était pas moins d’une ampleur apocalyptique. Moi par exemple, ce que j’ai vu c’est que si toutes les banques avaient fait faillite, toutes les entreprises seraient tombées avec elles. Alors l’état se serait retrouvé en faillite. Or nous sommes une nation qui dispose d’armes atomiques, de centrales nucléaires et de laboratoires classés P3 et P4. La communauté internationale n’aurait pas pu rester sans réagir. Sans doute aurait-elle commencé par renflouer l’état français afin qu’il puisse garder le contrôle du territoire suffisamment longtemps pour permettre le déploiement rapide sous mandat onusien de troupes étrangères afin d’assurer la paix et surtout que les armes atomiques et bactériologiques ne tombent pas aux mains des chefs de bande. Car j’imagine que ces derniers n’auraient sûrement pas manqué de prendre le pouvoir dès les premiers signes de l’effondrement de la république.
Dès que nous aurions vu des journalistes à la télé utiliser leurs dernières minutes d’antenne pour nous montrer l’Elysée en feu avec des gens qui pillent le palais. Quand nous aurions vu s’éteindre les lumières et l’eau cesser de couler au robinet, nous aurions su que c’est la fin. Et nous aurions appelé de nos voeux l’intervention rapide des soldats de l’ONU pour sécuriser le pays et empêcher les centrales nucléaires d’exploser.
Quand un état se retrouve en faillite, on lui prête de l’argent et il peut repartir. Mais quand toute une économie se retrouve TOTALEMENT RUINÉE, quant il ne reste absolument plus RIEN et qu’il faut vraiment repartir du zéro absolu, là c’est carrément la fin d’une civilisation. Même la deuxième guerre mondiale n’a pas réduit la France à zéro. L’initiative de Cantona en était quant à elle théoriquement capable.
Voilà les vraies raisons de la peur, c’est la conscience de cet effroyable danger qui a suscité de telles réactions. Car on a beau se dire que le risque est faible, certes mais quand le danger devient tellement disproportionné, le risque n’est jamais assez faible pour nous rassurer complètement.
Ce que vous dites est faux et il n’est pas difficile de le prouver
Les crèches publiques ne peuvent brider la création de crèches privées que si par leur nombre et la qualité de leur service elles saturent le marché. Or comment le marché pourrait-il être saturé s’il est comme vous dites théoriquement capable de susciter davantage de crèches que notre pays n’en compte actuellement ?
Si l’on autorisait des sociétés privées à acheminer le courrier, l’on verrait naître en pagaille des concurrents à la poste. Pourquoi ? Parce que la poste ne sature pas le marché par la qualité de son service. Et les sociétés privées verraient maintes occasion de prendre l’avantage sur la poste si on les laissait faire.
Seulement voilà, en ce qui concerne les crèches, le service rendu par l’état est supérieur en nombre et en qualité à celui que l’on pouvait espérer du marché.
Ce qu’il vous faut quand même comprendre, c’est que si l’état s’interdisait d’intervenir dans la vie économique, ce pays compterait notablement moins de crèches !
Car sans le soutien de l’état et des collectivités locales, nombre de ces établissements fermeraient faute de pouvoir trouver des financements privés à la hauteur. Le nombre de crèches dans ce pays est le fruit de la volonté politique et non pas du libre jeu économique. Alors si votre plan est moins de crèches et plus de liberté, vous êtes sur la bonne voie...
D’accord mais derrière cet égoïsme élargi au clan ne se cache-t-il pas tout bêtement notre attachement à notre seule et unique personne car en défendant ceux pour lesquels nous ressentons de l’amour, nous nous protégeons nous-mêmes puisque c’est bien parce que les attaques dont ils sont victimes nous blessent nous aussi, que nous réagissons comme si nous étions nous-mêmes attaqués.
Bref, là où je veux en venir, c’est que de la même façon que nous utilisons dans le domaine économique la quête de l’intérêt personnel pour amener l’individu à travailler dans l’intérêt général, la nature par le biais de l’amour, pourrait avoir pareillement tenté d’exploiter notre attachement à nous-mêmes pour nous induire à des comportement sociaux. Et de ce fait, il se pourrait très bien qu’il n’existe pas réellement d’égoïsme élargi à quoi que ce soit mais simplement un attachement à notre seule et unique personne.
Je ne suis donc pas certain que nous ne soyons pas des êtres purement égoïstes.