Si les méthodes qui ont permis de maintenir la croissance durant ces 30 glorieuses années n’étaient pas devenues obsolètes avec la mondialisation, on ne parlerait pas aujourd’hui au passé des 30 glorieuses, on parlerait au présent des 60 glorieuses... Gros malin !
La fatalité du déclin américain est une bien piètre excuse pour expliquer l’échec retentissant de la politique économique d’Obama et ce revers électoral spectaculaire qui s’en est suivi hier.
Ce que vous avez manifestement du mal à digérer, c’est que ce n’est pas à la mort de l’Amérique que nous avons assisté hier mais à la mort (aux USA tout au moins) de cette idée débile que l’état est une solution aux problèmes économiques. L’état n’est jamais la solution, il est le toujours problème et ce revers électoral d’Obama marque à n’en pas douter la fin de sa politique interventionniste, la victoire TOTALE des tenants de la réduction du rôle de l’état dans la vie économique. Obama avec sa foi ringarde en l’état régulateur, son keynésianisme éculé et ses plans de relance à la noix, a donné à l’Amérique un taux de chômage que l’on pourrait qualifier de « français ».
Heureusement, les Américains ont correctement réagi hier et c’en est fini de l’interventionnisme suranné des démocrates. Au fond, Obama aura au moins eu le mérite de prouver par son lamentable échec, que les vieilles solutions dirigistes de grand papa étaient désormais et définitivement caduques.
Si les Français pouvaient s’en convaincre eux aussi, ce serait une bonne chose. Mais quoi qu’il en soit, bon retour aux Américains dans le monde réel.
Vous me faites rire avec vos histoires de « convictions ». Si Yade avait eu la moindre conviction de gauche, elle n’aurait pas pu s’asseoir dessus même par ambition. Du reste, c’est JL qui a raison. Pour nos politiciens, la politique est un métier, pas un sacerdoce. L’appartenance à la droite ou la gauche n’augure en rien de nos convictions véritables car vous pourrez trouver à l’UMP des gaullistes aux convictions plus socialisantes que bien des ultra-libéraux du PS. Si vous n’avez pas encore compris ça, préparez-vous à déchanter sévèrement à la prochaine alternance politique.
Je sais que la frontière idéologique entre le PS et l’UMP est devenue si ténue qu’il est parfois difficile de dire qui de Yade ou de Strauss Kahn est le plus à droite, mais sur l’échiquier politique les choses sont claires, Yade est de droite et Strauss Kahn est de gauche. C’est comme ça.
Du reste, s’il suffisait d’avoir été socialo dans ses années de lycée pour prétendre avoir des convictions de gauche, alors le libéral que je suis devenu passerait encore pour un communiste.
Est-ce que notre couleur de peau nous contraindrait par hasard à être de gauche plutôt que de droite ? Les Blancs peuvent être librement de droite comme de gauche mais cela serait interdit par nature aux Noirs ?
Moi qui suis Antillais je ne me sens génétiquement programmé pour être d’aucun parti en particulier. Rama Yade est de droite et alors ? Elle est souvent en désaccord avec d’autres membres de l’UMP et alors ? Est-ce que les gens de gauche sont toujours d’accord entre eux ?... NON et quoi ? Est-ce que seuls les Blancs auraient le droit d’être libéraux ou conservateurs ? Est-ce que Rama Yade serait en outre la seule personnalité politique qui n’aurait pas le droit d’agir par calcul ? Je ne connais AUCUN politicien de gauche comme de droite qui se détermine autrement que par calcul sur la scène politique et si vous croyez en avoir vu un, c’est que vous êtes une jobarde irrécupérable.
Rama Yade est une politicienne de droite, certes mais c’est surtout l’une des plus habiles et prometteuses de sa génération, comme l’atteste sa cote de popularité.