puis-je aussi vous expliquer, zen, qu’aujourd’hui encore on lit sur les montagnes s’il va neiger ou pas ?
Quel rapport entre climatologie locale et "énergies vitales" ou "cosmiques" ?
Aujourd’hui encore dans toutes nos campagnes on préfère planter à lune descendante pour favoriser les racines par la descente de la sève plutôt qu’à sa montée parce qu’ainsi la plante va se fortifier, avant de reprendre une nouvelle croissance à lune montante.
Vous allez souvent parler à des agriculteurs "dans toutes nos campagnes" ?!?
Vous avez dû croiser ceux qui clouent encore des chevêches à la porte de leur grange... et accusent ensuite la voisine "pas nette" des proliférations de mulots.
Il n’y a que vous pour croire que l’effet gravitationnel de la lune montante et différent de celui de la lune descendante... L’immense majorité des agriculteurs a plus de bon sens et de culture que vous.
Des récoltes entières peuvent ainsi être perdues si lepaysan ne tient pas compte du ciel, que croyez-vous.
A ça c’est sûr : il démarrera les semis avant qu’une semaine de pluie annoncée ne lui empêche d’entrer au champs avec son tracteur en tant voulu. (Peu importe la lune...)
Non, nous ne sommes pas plus malins qu’avant,
Si : on a compris que massacrer les rapaces n’était pas un bon plan en termes strictement agricoles.
L’auteur a écrit : "Que certaines propositions de l’anthroposophie paraissent, à notre regard contemporain, étranges voire dangereuses, cela n’autorise personne, intellectuellement parlant, à la disqualifier dans sa globalité. Je mets quiconque au défi de me présenter un seul auteur, un seul parti, une seule philosophie, une seule religion qui n’exprime pas quelques propos scandaleux ou potentiellement dangereux. "
Humm. Oui, mais là où l’analyse critique doit se porter, c’est justement dans la persistence de certaines de ces théories de nos jours. Certains points ont été abordés.
- Les croyances cosmologiques sur-ajoutées à l’agriculture biologique sont-elles, à terme, garantes de la progression de cette dernière ? Y a-t-il une recherche "anthroposophe" ? Une expérimentation un petit peu indépendante pour en tester les avantages ? En assurer les progrès ? Ou bien l’application pure et dure des théories du maître clairvoyant ?
- Peu importe qu’un penseur ait estimé un jour qu’idéalement, l’apprentissage de la lecture ne devait être commencé qu’à la puberté. Là où je coince, c’est que des écoles se réfèrent de nos jours à cette pensée.
- Magnifique, l’élan envers les jeunes handicapés à l’époque par Steiner (épilepsie comprise à l’époque). La théorie voulait que cela soit un problème d’incarnation de l’esprit dans le corps. Soit. Mais, le caractère figé de la méthode qui en découle me pose problème : alors que des progrès majeurs ont lieu ces dernières décennies, on devrait continuer à faire danser les épileptiques et les autistes dans des lumières violettes ?
- Enfin, et plus généralement, l’anthroposophie fera-t-elle un jour son Vatican II ? En a-t-elle la possibilité-même vu le caractère unique de la source d’inspiration ?
Plus centré sur le sujet :
- pas de réponse à ma question sur les teneurs en vitamines du lait anthroposophe ?
- en quoi la CE menace-t-elle les école Waldorf ?
Cette pétition ne mélange-t-elle pas habilement "une attaque contre l’anthroposophie" et la simple exigence d’une normalisation à l’échelle europénne sur les laits et médicaments ? Les médicaments anthroposophes (inscrits à la pharmacopée allemande, mais pas ailleurs je crois) risquent-ils vraiment dêtre "interdits" ou bien de passer simplement, juridiquement, en tant que "compléments alimentaires" ?? Dans ce dernier-cas, serait-ce vraiment une "attaque" contre ce mouvement ?
Cracher sur la thématique de la "sainteté" en tant que telle, c’est n’apporter aucun argumentaire pragmatique (c’est-à-dire politique) sur la place et l’influence de l’Eglise dans la société.
Plus utile aujourd’hui, je crois, est de se demander pourquoi l’Eglise va cannoniser les parents de sainte Thérèse : uniquement pour flatter quelques prières guérisseuses qui leur sont adressées par une minorité et ramener quelques "brebis attirées par des marges" ? C’est, politiquement, un acte à analyser soigneusement.
A l’inverse, que l’Eglise béatifie rapidement, à terme, soeur Emmanuelle, serait un événement apprécié par beaucoup, et au-delà des croyants : le "pourquoi" serait riche en leçons de vie, en amour. Questions :
- Est-ce que cela va se faire ? Certaines de ses prises de position non conformistes vont-elles passer au grill du procès ? Sous quel Pape ? Certains catholiques prieront-ils pour cette éventuelle sainte qui avait estimé que la vie sexuelle des femmes les regarde elles et elles seules ?...
- Imagine-t-on que, dans 100 ans, on veuille béatifier les parents de Soeur Emmanuelle ?!? [Ce qui se passe actuellement pour sainte Thérèse].
Bref : qui peut douter que la canonisation est un instrument politique de l’Eglise ? Mais la Sainteté est aussi probablement un "moteur" de la foi au niveau strictement individuel [phrase maladroite typique d’un mécréant ! Désolé !]. Je me permets donc une question à ceux qui ont la foi : ceux qui, parmi eux, prient pour soeur Emmanuelle ces jours-ci (ou avant), certains estiment-ils que, une fois celle-ci sainte, leurs prières seraient plus "justifiées" ? plus "ferventes" ? Plus "quoi" ?
"Avez-vous lu cette thèse ou bien tenez-vous vos info de 3éme voire 4ème main ? Moi oui et il appartient au jury d’avoir eu à décider du bien fondé de la rigueur de cette thèse.
Si vous contestez à ce juryé toute compétence en matière d’évaluation d’un travaile obéissant aux critères de rigueur qu’impose une recherche, exprimez-vous en argumentant pas en balançant quelques réflexions agacées.
Vous pouvez autant que vous voulez juger autrement mais votre avis relève alors de l’expression d’une opinion, voire d’un préjugé... "
Bien entendu, j’ai lu cette thèse et c’est pour cela que je refuse de croire que vous l’avez lue lorsque vous affirmez qu’il s’agit d’un travail de "sociologie de l’astrologie" et non pas d’un texte "pour l’astrologie qui a eu l’heur de plaire à quelques sociologues" (nuance...).
[Vous semblez d’ailleurs bien prompt à valider sa qualité sur le simple fait qu’un jury l’aurait fait : vous êtes très sensible à l’argument d’autorité, dites-moi !]
Le travail de Maffesoli est un travail de sociologue [les nouvelles tribus tissant, par réaction, des liens surtout émotionels au sein d’un monde rationnel], mais sa thésarde, elle, a fait un travail d’astrologue voulant démontrer que l’astrologie est digne des sciences les plus dures (un faux-sens dans l’optique Maffesoli !). Le sociologue avait cette année-là fait "passer une thèse" à un objet possible de son étude qui, très intelligemment, en a tirer tous les avantages possibles de son point de vue : c’est le fond de l’affaire selon moi...
Je refuse de croire que vous l’avez lue car vous dite qu’il s’agit non pas d’une "thèse d’astrologie" mais d’une "thèse de sociologie sur l’astrologie". Or, non, j’en ai lu de larges passages : c’est bien plus proche d’une "thèse d’astrologie" qui aura eu l’heur de plaire à quelques sociologues, qu’une véritable thèse de sociologie. Ou alors vous avez une bien piètre idée des exigences attendues d’un travail en sciences humaines. Je crois plus simplement que vous êtes trop sensible aux arguments d’autorité... (Une jury de la Sorbonne : mazette !!!).