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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

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  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Claude Simon 2 juin 2014 21:47

    « Mon avis est qu’il est en pratique impossible de mettre en place un système complètement nouveau, faut faire en fonction de ce qu’on a maintenant. »

    Sauf que les banques ne font plus leur métier, elles ne prêtent plus.

    Bon, Delamarche a raison, il n’y a plus de débouchés (après des décennies de reaganisme, mondialisme et autres trickle-downisme, on récolte ce que l’on sème), les investissements sont essentiellement des investissements de renouvellement ou de productivité.

    Mais la masse monétaire baisse sérieusement.

    Mon analyse est que la banque centrale européenne joue exprès toujours un coup trop tard.

    Les investisseurs qui ont open bar auprès de leurs banques centrales (anglo-saxons et nippons) se sont donnés à coeur joie sur les actifs européens.

    Bref, la richesse produite le sera pour l’étranger.


    « Mon avis est : Il faut rendre le pouvoir de la monnaie à une institution qui n’est pas économiquement intéressée mais qui est responsable (car créer trop de monnaie sans relation avec le réel est néfaste) »

    Ca n’a jamais correctement marché, car ils ne maitrisent plus ni la complexité du système, et n’ont pas accès à l’information dont dispose le citoyen.

    «  Donner ce pouvoir à trop de citoyens en comptant sur leur bonne foi et leur tempérance... c’est tout de même tenter tout le monde de créer trop de monnaie. »

    Dans ma proposition, l’argent que peut monétiser le citoyen, c’est soit la valeur de son travail, soit celle de son capital (titres de propriété).

    Donc, s’il achète avec ses titres de propriété, sa propriété perd d’autant sa valeur. Pour le travail, c’est une création de richesse, la monnaie est donc contrepartie de la richesse créée (et détruite lors de la consommation).

    Bref, une institution n’a plus à réguler la masse monétaire, l’ensemble des citoyens le fait automatiquement, en fonction de ses appréciations et préférences.


    Et il est préférable que ce soit un citoyen qui se trompe plutôt qu’un banquier central qui détient in fine le destin de millions ou centaines de millions de personnes : c’est moins douloureux.

    J’ai expliqué ma théorie à un certificat d’études, il a très bien compris.


    C’est donc une monnaie extrêmement connectée au réel (peut-être trop). Mais, il est vrai, la proposition de l’auteur est trop laxiste et ne repose sur pas grand-chose. Car si l’accès à la monnaie est un droit, la création de richesse est un devoir (ou presque, place au social également).



  • Tzecoatl Claude Simon 2 juin 2014 19:11

    Ce qui oblige le père de famille à la corruption, c’est qu’il est père dans un système corrompu, je suppose.


    Plus profondément, vous posez la question suivante :
    Peut-on mettre en place un système d’égalité de chances rationnel, en remettant à plat la monnaie ou faut-il s’en remettre aux relations, pressions, privilèges, qui réussit un tant soit peu ?

    Donner le droit de monnaie au citoyen, c’est affaiblir intrinsèquement le droit, j’en suis conscient. Cependant, la corruption du droit étant ce qu’elle est...


    En tout les cas, l’ère de la monnaie scripturale est dans sa bulle ultime je pense, bulle que l’on nomme bulle des banques centrales.
    Ce qui justifie cela, c’est la théorie bernankienne de bulle permanente (on imprime pour éviter tout krach, on reste en bulle permanente, pour recapitaliser les banques dites zombies, et enrichir les riches au passage).
    Si la théorie de Bernanke échoue (et toute théorie économique finit par échouer), il n’y a plus rien comme pare-feu.


  • Tzecoatl Claude Simon 2 juin 2014 18:29

    L’abus de la justice américaine est de considérer que, lorsque les transactions sont effectuées dans sa monnaie, c’est le droit zunien qui s’applique.


    Mais il s’agit avant tout d’évincer des acteurs du secteur financier, secteur que l’Oncle Sam considère comme sa prérogative.
    C’est peut-être également des représailles vis-à-vis du marché des deux porte-hélicoptères aux russes, ou de l’invitation de Poutine pour l’anniversaire du débarquement.

    Quoiqu’il en soit, les US n’ont qu’un objectif hégemonique et il est évidemment illusoire de les considérer alliés, car rien ne doit altérer leur suprémacie.

    Mais il est cependant rassurant de constater que l’auto-critique américaine, par ses citoyens eux-même, est plus pertinente que l’anti-américanisme avoxien standard (ex : commentaires http://www.zerohedge.com/news/2014-06-02/france-furious-us-10-billion-bnp-masterful-slap-racketeering-fine).


  • Tzecoatl Claude Simon 2 juin 2014 17:23

    Je suppose que le partage signifie bien public, comme dans le droit français. Mais c’est plus l’auteur qui peut y répondre.


    Quoiqu’il en soit, je me méfie de l’orientation politique des monnaies. 
    De mon point de vue, une monnaie se doit d’être une technique non orientée. Elle ne doit privilégier tel secteur, telle classe. Et je reste persuadé que l’initiative personnelle répond mieux que des orientations de politiques monétaires dont on constate les dégâts (politique de monnaies fortes, bulles, krachs, taux directeurs créant du chômage afin de sensément maitriser l’inflations, raptation par le dollar,soumission européenne à ce diktat, etc).

    Tout ce que je lui demande d’un point de vue moral, c’est de respecter ce qui fait le fondement de toute société, à savoir le principe de réciprocité (égalité de droit), et principe de subsidiarité (responsabilité de la petite entité, donc le citoyen, au détriment du système, qu’il soit privé ou public).



  • Tzecoatl Claude Simon 2 juin 2014 16:10

    « Je suis bien d’accord que le monopole privé de la création de monnaie n’est pas une bonne chose. Mais tout ce que vous préconisez remet totalement en cause toute l’économie et non pas seulement la création de la monnaie. »


    Pas vraiment. 
    Si la monnaie était prérogative régalienne, qui a été abandonné pour le secteur privé, l’accaparemment par le citoyen des privilèges du roi va dans le sens de l’histoire.

    Je dirais même que c’est une urgence, étant donné l’atonie de nos économies, car nos systèmes monétaires concentrent trop facilement la richesse.

    Je ne sais pas vous, mais il arrive un moment où il est temps de dire stop aux politiques des banques centrales qui détruisent des millions de destins par une politique monétaire, etc.



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