• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 20 4021 578
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 500 446 54
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 31 mars 2009 21:22

    J’ai plussé votre article, Galuel, pour une raison anthropologique.

    L’humain a inventé les bijoux il y a 50 000, sur les plages de l’Afrique du Sud. Et le commentaire du reportage (Arte, il me semble) précisait : le poisson était abondant près des rivages, le temps facile, alors l’humain a inventé autre chose.

    Donc, pour ma part, au lieu de l’embrigament libéralo-mercantile où tout doit servir à tout, je suis persuadé que l’inactivité est source d’inventivité, de création, et sans doute de rédemption pour l’humanité.

    D’ailleurs, lorsque l’on force à faire croire à des humains qu’ils doivent se rendre utiles, ils le laissent paraitre, mais au fond c’est inutile, ce qui génère à priori une inutilité non-créatrice.

    Bref, je préfère un inutile qui fait ce qu’il veut de son emploi du temps et qui souvent réclame plus de temps en se libérant des lourdeurs matérielless qu’un inutile dont on impose l’emploi du temps et qui doit assumer ces même lourdeurs. A voir.



  • Tzecoatl Tzecoatl 31 mars 2009 12:02

    Rares sont les avoxiens dupes du fait que le retour du politique, après des années de recul, commence par le rayon cosmétique.

    Il s’agit plus de consolider l’ordre social fragilisé voire décrédibilisé par les excès des élites que de changer la vapeur.

    Les matraquages sur la moralisation, l’incitation des banques à prêter, etc, un kéynésianisme toiletté à la finance voire au secteur automobile, ne font pas oublier que le plus gros moteur de la demande mondiale et donc de la croissance a explosé en l’air, soit la consommation américaine. La croissance économique mondiale a perdu son pilote, les plans de relance américains l’ont royalement ignorés, et tout le monde d’avancer en rang serré pour ne pas prendre la place.






  • Tzecoatl Tzecoatl 31 mars 2009 11:36


    "j’adhère pour une grande partie à votre propos, notamment lorsque vous prévoyez que "l’abandon du Dollars ne se fera pas dans la joie et l’allégresse". Cela va sans dire, espèront seulement que les inévitables conflits qui naitrons de cette éventualité de plus en plus probable resteront localisés et ne dégénèreront pas en guerre mondiale. "

    Comprenez Wesson, que je ne prévois rien du tout. D’une, je m’en garde bien, n’ayant pas de prédispositions particulières à lire la boule de cristal. De deux, toutes les analyses prévoyant aggravation hémorragique de la crise, qui tournerait en 3ème guerre mondiale puisque cette crise s’apparente à 29, et autres mise au placard du dollar ou vivissection des US en 50 états indépendants ont le don de m’énerver. C’est uniquement vendre du sensationnel ou accorder trop d’intérêts à des individus qui s’ennuient de l’échiquier international, qui souhaitent qu’il produise plus d’évènementiel, de trouver quelconques honneurs futurs à la loterie de la prédiction et de la prédication. Justifier son existence, Roubini faisant des émules, n’a jamais été aussi palpable. Et tel le pasteur conduisant les moutons à l’abattoir, le prophète prêche, courant après sa prophétie auto-réalisatrice, n’est ce pas ? Le tout afin de créer de l’histoire, la plus sanglante possible, afin de s’illustrer : "Vous avez vu, je l’avais prédit"

    C’est le pleutre que je suis contre le cuistre.


    "Et l’angle de communication de tout cela sera bien évidemment le nationalisme."

    A la marge. Apparemment, ce serait aussi : après la mondialisation économique, la mondialisation politique. Même Stiglitz prêche pour une devise de réserve mondiale.

    "Concernant les données économiques de la Chine, elle a certe su créer une classe moyenne fort appréciable, au prix d’une destruction du tissu social qui avait tenu la chine jusqu’alors, mais pallié par une croissance folle qui permettait d’assimiler les 20 millions de paysans annuels qui partent se trouver un avenir dans les villes. Sans cette croissance, la situation va bientôt devenir difficilement supportable là bas. "C’est en tout cas très très en dessous de ce qui est nécéssaire pour réorienter avec un peu d’éfficacité des exportations pléthoriques en demande intérieure crédible. "

    Il faudra m’expliquer pourquoi une productivité en retard dotée de l’une des meilleures compétitivités au monde empêche une volonté politique de relance par la demande. Au moins, l’objection sarkozienne : "on ne peut pas, ça ne va profiter qu’aux chinois" ne tient pas, elle.

    "Le coté "moralisons le capitalisme", c’est bon pour la presse pour calmer un temps les excités, mais seulement un temps. Et il n’y a rien de plus énervé qu’une classe moyenne qui a perdu son job, sa baraque, sa retraire et son avenir, etc etc. Et quand en plus il possède toute une collection de flingues, l’énervé en devient dangereux."
    Sauf que l’individualisme et son corollaire le sauve-qui-peut sont loin d’être morts.

    "Bref, la chine en guerre civile, et les états unis en guerre par exemple avec l’Iran. La prospective a cela d’extraordinaire que lorsqu’une prophécie de malheur ne se réalise pas, cela vous colle comme un papier de bonbon pendant des années. Alors disons que ce sont des hypothèses peu plausibles et que je souhaite sincèrement être complètement aux fraises ! "
    Au moins, vous ne sombrez pas dans la caricature des prophètes de malheur qui fleurissent dès que quelconque désenchantement fleurit.

    "Pour le reste, l’intervention des banques centrales apparait déjà comme ce qu’il est : on paie du papier qui vaut rien avec du papier qui vaut pas mieux, et dont l’encre n’est pas encore sèche. Même si cela peut agir, ce n’est pas non plus durable dans le temps. La crise n’est pas une crise de morale, c’est une crise de système. On est encore loin du compte concernant les décisions politiques à envisager pour sortir de là avec une casse minimale."

    C’est aussi une crise de leadership.



  • Tzecoatl Tzecoatl 30 mars 2009 21:11

    Pour ma part, la crise de confiance économique née de la finance ne se résolvera pas sans lever les craintes concernant la crise de confiance écologique, dans la mesure où de nombreux citoyens font contre mauvaise fortune bon coeur.

    Par ailleurs, les élites ont profité de cette crise pour nous vendre une nouvelle religion idéologique, permettant de redonner une perspective intellectuelle (ultra-libéralisme troqué pour du keynésianisme vert en 3 coups de fusil à pompe, en 3 semaines d’octobre 2008), plus en phase avec les aspirations, plus moderne, sans doute nouvel intrant nécessaire dans la préservation de la dominance et du consensus moral.

    Il n’empêche, la prise en compte des limitations des ressources naturelles, des fragilités des écosystèmes entraine la prise en compte d’un certain malthusianisme, malthusianisme qui peut s’accomoder de la crise, tant qu’il ne remet pas en question l’ordre social, bref, une sorte de conservatisme écologiste.












  • Tzecoatl Tzecoatl 30 mars 2009 19:15

    @Wesson :

    "ça je crois que ce n’est pas demain la veille. "
    Comprenez que la parité dont je parle est relative. Constatez également que les salaires américains sont également à la baisse (on parle de 3$ de l’heure) et donc rapprochent les compétitivités chinoises et américaines.

    "La productivité Chinoise est beaucoup plus faible que la productivité américaine, je crois de l’ordre de 12 fois moins, ce qui n’est pas étonnant avec un régime à la limite entre l’autoritaire et la dictature pure et simple.
    Pour égaliser ces productivités, il faudrait soit faire baisser d’autant la productivité Américaine (ce qui ne se ferait pas sans au moins une guerre civile, voire une sécéssion de certains états), ou alors augmenter d’autant la productivité chinoise, ce qui ne pourrait pas se faire autrement qu’en augmentant les salaires au détriment de la compétitivité. "

    Autant je respecte Jean Claude Werrebrouck, autant son ratio me semble injustifié, du fait que la productivité se doit d’être comparée pour sensiblement la même activité. Cet écart de productivité s’explique par le fait que les US se sont réfugiés dans des emplois de création.

    "La réalité est que le dollars s’effondrera probablement, entrainant avec lui tous les pays dit "émergent" qui ont amassé des montagnes de dollars. Les chinois qui n’aiment particulièrement pas perdre la face risque de l’avoir très, mais alors très, très mauvaise ! Il suffit d’écouter les déclarations officielles venant de là bas pour s’aperçevoir que ça renaude dèjà pas mal dans les pagodes !"

    Votre raisonnement est fondé sur le fait qu’il y a corrélation entre inflation de la création monétaire et inflation des prix. Cette corrélation est loin d’être pur et parfaite (cf James K Galbraith), et ce, depuis des décennies. Maintenant, peut-être que la dynamite n’attend que l’allumette qui va bien pour s’enflammer. Mais n’oubliez pas que les banques centrales européennes et japonaises rachèteront du dollar si besoin, comme elles l’ont fait courant 2008. Et même à puit perdu. Une once de politique monétaire peut suffire à raisonner le marché monétaire, croyez-moi.

    Mais par ailleurs, il est quasiment pathétique de constater les gesticulations chinoises, critiquant la politique monétaire américaine, alors qu’ils sont loin d’être innocents à la situation économique américaine (salaires stagnants du fait de leur dumping monétaire, puis endettement supplétif, etc). Premier revers de leur expansionisme commercial lié à un certain nationalisme, cette crise devrait permettre de redistribuer les cartes dans les tensions qui animent les relations entre les deux prétendants pour le leadership du XXIème.

    Pour l’heure, une compétition de moins-disants (valeur monétaire, salarial) s’est engagée entre eux, ce qui n’augure rien de bon, du moins pour l’européen que je suis (inflexibilité de la BCE, etc).

    Enfin, les revendications de devises de réserve mondiale (panier de monnaies avec les valorisations actuelles sans doute ?) qu’ils émettent ne permet que d’achever la recherche de l’impuissance occidentale, jouant nos intérêts immédiats au détriment de nos intérêts à long terme (occident sur qui l’on peut compter pour sombrer à pieds joints). Les chinois n’ont que ce qu’ils méritent : ils ont dévalorisés le travail, c’est le tour de dévaloriser leur trésor de guerre (mur de l’argent contre mur de la valeur).

    Par ailleurs, l’abandon du dollar comme devise mondiale ne se fera pas dans la joie et l’allégresse.

    Seul, le discours chinois de relance de la demande intérieure (pour peu qu’elle soit vertueuse) trouve echo à mes yeux, permettant d’atténuer les déséquilibres mondiaux, responsables sous-jacents de cette crise. Il en va in fine de leur stabilité intérieure.

    Excusez ma faconde anti-chinoise, en fait, ils n’apprennent que ceci : "il faut éviter de trop tirer son épingle du jeu afin de ne pas trop affaiblir ses partenaires économiques", sorte de retour de bâton fordien à la dimension mondialisante.



Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv