Peut-être qu’on devrait s’inspirer de l’Allemagne et laisser aux Français le choix entre une Sécurité Sociale publique et unique (beaucoup de pays qui ont choisit de n’avoir qu’une assurance maladie publique n’ont que trois régimes : les salariés/ les indépendants et professions libérales/ les professions agricoles) et des assurances maladie privées.
Ce que beaucoup de Français oublie, c’est qu’en France les référendums ont un caractère purement consultatif et ne sont pas aussi contraignant que dans d’autres pays comme l’Irlande ou le Danemark.
En France ce que appelons « référendum » n’est rien d’autre qu’un nouveau nom pour le plébiscite. De même en 1992, L’Assemblée Nationale était majoritairement pro-Maastricht et il aurait suffit d’un simple vote parlementaire. Croyez-vous vraiment que François Mitterrand se serait risqué de faire un référendum si il n’avait pas cru mal conseillé par Rocard de faire beaucoup mieux que le minuscule 51%. Personnelement j’aurais aimé voir sa tête quand il s’est aperçu que les villes qui ont massivement contre le traité (entre 53 et 57%) était de gauche.
C’est possible mais il faudrait s’inspirer du système québecois où la RAMQ (la Régie d’Assurance Maladie du Québec) est financée par les impôts et non par les cotisations.
Anglais vachement facile, français horriblement difficile, ce sont
les clichés tenaces. Est-ce vrai ? D’un côté, plus la langue ressemble à
la langue maternelle d’un « apprenant », plus elle est perçue comme
facile. Mais il y a des critères objectifs à considérer.
1. Alphabet.
Anglais : non phonétique, 20 voyelles, 46 phonèmes, 1120 graphèmes. Français : non phonétique, 16 voyelles, 36 phonèmes, 190 graphèmes.
2. Prononciation.
Anglais : chaotique, insaisissable ; impossibilité de fixer une
norme, les règles existent, mais les exceptions sont trop nombreuses
pour pouvoir lire des mots inconnus.
Français : chaotique, règles existent avec quelques exceptions, il
est possible de lire des mots inconnus pour la plupart des cas.
3. Accent tonique.
Anglais : indéfinissable, fixé par l’usage ; aucune norme ne peut être établie. Français : fixe, sur la dernière syllabe.
4. Verbes irréguliers.
Anglais : 283. Français : 81.
4. Identification de la fonction grammaticale.
Anglais : très confuse, le même mot pouvant être un nom, un verbe, un adjectif, un adverbe...
Français : plus claire ; il existe des mots faisant office à la fois
d’un nom et d’un adjectif, mais les verbes et les adverbes sont
identifiables.
5. Syntaxe.
Anglais : ordre des mots rigide, la moindre inversion change le sens.
Français : ordre des mots fixe, mais l’inversion est possible, le sens n’est pas altéré (une jolie maison - une maison jolie).
C’est vrai que les verbes français, c’est pas de la tarte, mais
l’anglais est-il mieux ? Présent simple, présent progressif, preterit
simple, preterit progressif, présent perfect simple, présent perfect
progressif, past perfect simple, futur simple, past future, conditionnel
présent, futur proche, passé exprimant une habitude... Si on se
souvient que plusieurs temps français ne sont pour ainsi dire jamais
utilisés... disons, ex æquo pour l’anglais et le français de ce point de
vue.
Ça fait 5 points en faveur du français plus facile que l’anglais