Et
si on nationalisait quelques banques ? comme ça a été le cas aux USA,
au Royaume-uni,en Islande, en Irlande ou en Belgique qui a nationalisé
Fortis puis l’ a vendu à BNP-Paribas dont la Belgique est devenu le
premier actionnaire. Aujourd’hui, l’état belge touche de gros dividendes
et comme l’action a fortement augmenté, ce pays a fait une grosse
plus-valu potentielle. La Suisse a acheté des actions UBS quand ça
allait mal (donc pas cher) qu’elle a revendue quand ça allait mieux.(
beaucoup plus cher)
Si on laissait s’écrouler les cours de certaines banques, on les
nationaliserait pour pas cher avec un fond européen, les gens auraient
de nouveau confiance en elles et y remettraient de l’argent, et à partir
de ces banques nationalisées ou partiellement nationalisée on
essayerait d’aider les pays qui en on besoin.
Je dis ça parce que les banques privées se moquent de nous ! L’argent
qu’on donne aux Grecs c’est pour eux, qui ont mal calculé les risques,
qui ont mal fait leur travail et elles se permettent de faire du
chantage du genre : "On vous prêtera plus dans le futur si on doit mettre
l’argent à la poche." En plus on se permet de rire et de ridiculiser ceux
qui luttent pour trouver une solution. Je propose donc, pour que ces
banques arrête de nous faire du chantage et des menaces injustement, de
les nationaliser, au moins on aura quelque chose en échange de l’argent
que les citoyens engagent.
Quelques remarques :
1) Je ne pense pas que c’est du fait d’implication du secteur privé,
mais du fait que les stratèges ne voient malheureusement pas la
possibilité pour des pays fragiles de renouer avec la croissance. Donc
ils considèrent ces pays plus ou moins insolvables (Grèce, Italie,
Espagne).
2) D’ailleurs les derniers stats et indices éco aussi bien en France qu’en Allemagne sont plutôt désastreux.
3) Les marchés craignent la prochaine bombe qui va éclater dans le
ciel nuageux européen : il s’agit bien sûr des caisses d’épargne
espagnoles et là, qui pourra leur venir en aide ?
4) Les obligations allemandes et françaises commencent à grimper, et cela signifie deux choses :
- les pays dits « sûrs » deviennent moins protégés à cause de leur engagement en Grèce etc...
- l’aide à la Grèce va nous (contribuables) coûter de plus en plus cher.
Conclusion : il aurait fallu sortir la Grèce de la zone euro dès le début !
Les propos de l’eurosceptique britannique Mary Ann Sieghart n’ont jamais été aussi vrais.
"Les euro-enthousiastes nous ont toujours accusés, nous autres,
d’être des anti-européens… Mais si les anti-européens avaient été
invités à concevoir un système pour saboter le projet de l’UE, ils ne
pouvaient guère faire mieux que celui qui existe actuellement. Qu’est-ce
qui pourrait être plus dommageable qu’une zone monétaire vouée à
l’échec, dans laquelle les nations les plus pauvres sont contraintes
d’accepter des mesures d’austérité et de sauvetage et les plus riches
sont obligées de se sacrifier pour elles ? Près des trois quarts des
Allemands déclarent maintenant avoir peu confiance dans l’euro et les
deux tiers d’entre eux sont opposés au sauvetage de la Grèce. Drôle de
recette pour garantir l’amitié européenne. Les militants pro-euro
étaient prompts à dénigrer ce qu’ils appelaient des « mythes »,
forcément « colportés » par nous. Il y avait le « mythe » que l’union
monétaire mènerait à l’union fiscale et politique. Ce principe est
maintenant accepté comme la seule solution possible aux difficultés de
la zone euro. Il y avait le « mythe » que les pays riches pourraient
avoir à renflouer les plus pauvres. Cela était censé être interdit par
un traité, mais c’est arrivé. Et il y avait le « mythe » selon lequel un
choc extérieur pourrait frapper certains pays plus que d’autres,
provoquant des bouleversements énormes. Eh bien, c’est là sous nos yeux.
Le moment est venu pour un règlement de comptes. Saluons les héros qui
ont réussi à nous garder hors de la zone euro. James Goldsmith, dans la
dernière année de sa vie, a contraint les conservateurs à accepter un
référendum avant de l’intégrer. Cela a forcé le parti travailliste d’en
promettre un aussi. Sans cet obstacle, Blair nous aurait sans doute fait
signer. Puis ce fut le problème d’établir de solides arguments pour
rassurer le peuple britannique qu’il avait raison de pressentir que
l’adhésion à l’euro était une mauvaise idée. Tout le crédit revient aux
Lords Leach et Owen, coprésidents de l’ensemble des partis faisant
campagne pour le « non ». Mais sur une question aussi vaste, il
appartient sûrement à ceux qui ont essayé de nous pousser à l’euro
d’abjurer leurs propos à présent. Blair est devenu un catholique, il
devrait comprendre ce que recouvrent la confession, la repentance et la
conversion. Danny Alexander a montré la voie l’automne dernier lorsqu’il
a reconnu s’être trompé. Nous attendons toujours d’obtenir des excuses
de Lord Mandelson, Ken Clarke, Nick Clegg, Lord Heseltine, Lord Ashdown
et Chris Huhne. Ils sont aussi mauvais que ces vieux marxistes qui n’ont
jamais concédé que le communisme était une erreur même après
l’effondrement de l’Union soviétique. Nous méritons des excuses. Comment
osaient-ils se moquer de nous d’être des anglais bornés, des little
Englanders, voire des xénophobes alors que nous avions simplement vu que
l’économie allait manifestement mal tourner ?"
Ce qui m’a choqué lors du débat sur Maastricht, c’est que contrairement au Danemark où le texte a été approuvé par le Parlement avant d’être rejeté par référendum, c’est que là-bas il y a eu un long débat sur le pour et le contre même si contrairement en France, ça s’est résumé à (la droite (conservateurs et libéraux pour la ratification et la gauche+extrême-droite (socialistes, communistes, écologistes, parti du peuple danois...) contre). Résultat : 50,7% de non le 2 juin 1992. Tandis que chez nous, ça s’est résumé à Miterrand qui dit :C’est moi le chef donc vous ferez ce que je dis.". Mais ça a failli se retourner contre lui puisque des régions acquis au socialisme ont majoritairement voté contre le texte (ex : 57% de non dans la Région Centre) et les régions acquis à la droite et plus peuplé (Alsace, Région parisienne) ont voté pour Maastricht.
Je me suis souvent demandé si les choses aurait été différentes si les Français avait voté non à Maastricht en 1992. Toutefois Mitterrand
l’a dit lui-même, si le non l’avait emporté, il serait allé à Edimbourg
comme le Danemark demander une dérogation sur la 3ème phase de l’UEM ce
qui aurait pour effet que le franc français participerait au MCE II
avec une marge de manœuvre de 2,25% (donc quasi impossibilité de
dévaluer). D’ailleurs, Mitterrand ne se serait pas risqué à organiser un
référendum sur Maastricht si ses conseillers ne lui avait pas garanti
un oui massif (Michel Rocard lui aurait garanti 60% de « oui » minimum).
Il a dû avoir une attaque Tonton quand il a vu que le « oui » n’a obtenu que 51,04% (soit 538775 voix d’écart).
Autre chose pensez-vous que si la question n’avait été :Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République autorisant la ratification sur l’Union Européenne ?« mais »Accepteriez-vous une Union Économique et Monétaire avec les autres membres de la future Union européenne ?".