Je ne comprends pas cet article. Il est évident qu’il faut se préparer à faire face à l’épuisement du pétrole. Ceci étant, ce n’est pas à un ministre d’un président qui ose faire usage d’un yacht dont je n’ose estimer la consommation de nous le sigifier.
Je souscris à ce point de vue qui change des réactions de nos politiques. Au nom de quoi un Hollande par exemple se réjouit-il de la remise en liberté des journalistes et hôtesses de l’air ? Au nom de quoi exige-t-il que les autres acteurs soient jugés en France ? Si des valeurs de gauche motivent ces prises de positions, que ne les exprime-t-il pas ? Mais ce n’est évidemment pas le cas, ses ressorts sont ceux de Guy Mollet.
La France traîne son passé colonisateur et ne l’a pas dépassé. Pour coloniser un peuple, il faut convaincre le sien propre qu’il lui est supérieur. Et l’on peut tarder plusieurs générations à se guérir de ce complexe de supériorité. L’on peut aussi en sortir instantanément, par simple empathie.
En fait, je réagis à Bulgroz. La présence d’une minorité importante d’origine étrangère sur le sol français est évidemment liée au fait que la France a été un pays colonisateur (avc une pondération liée notamment à la proximité géographique). Cette présence n’est en aucun cas comparable avec celle de colons qui dirigent le pays et ravalent la population autochtone au rang de citoyens de seconde zone. Par ailleurs, j’attire l’attention des lecteurs sur le terrible handicap que fait peser sur les Français le fait d’avoir colonisé ! Pour qu’un peuple en colonise un autre, il faut qu’il ait été convaincu qu’il lui était supérieur, d’une manière ou d’une autre. Et le complexe de supériorité qui en résulte est très long à soigner, plus long que l’éventuel complexe d’infériorité causé chez les colonisés (je dis bien, ici, éventuel).
Bref, le travail de décolonisation des esprits a timidement commencé et risque d’être très long !