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  • volt volt 15 mai 2013 12:35

    Salut C’est Nabum,

    ce que vous rapportez relève typiquement de la psychologie scolaire, et s’il n’y a pas un psy dans les parages, à ce moment-là, oui on est mal barrés...
    d’abord, c’est beaucoup plus l’âge, à mon sens, que l’échéance d’une libération que vous supposez, je me souviens de mon cas : 15 de moyenne générale en 4ème, 06 en 3ème, c’est dire...
    à quoi c’est dû ?
    plusieurs causes possibles : 
    d’abord c’est l’âge où l’on va jouer avec les limites plus et mieux et plus sournoisement que de coutume, interroger la loi, etc. ; voilà pourquoi sur vos hésitations à sanctionner sur des bulletins lisibles à l’extérieur, on peut comprendre, mais sur le rappel des règles en interne, faut pas lésiner... en général, un ado ne rue de la sorte que pour vérifier que les murs sont solides.
    mais à quoi servirait-il de lui rappeler son intérêt, dans un moment aveugle, où il ne veut rien voir, et où tout le jeu consiste à casser ? il faut de la patience, à moins d’une patho ancrée et caractérisée, il faut accepter le principe de « pourquoi pas perdre un an pour pas sacrifier tout un parcours »...

    mais à ce « cas général » ou à cette déviation de base en gros, à bien vous lire, on doit en ajouter deux autres :

    - l’échec voulu et fabriqué par soi, pour soi, dans un parcours et une histoire particulière, on est à la limite de la « névrose d’échec », et là vous n’y pouvez pas grand chose, sans psy, sinon lire l’excellent « la psychopathologie de l’échec » de Laforgue qui fut le psy de Dolto, trouvable en payot je crois.

    -et bien sûr il y a pire, ou imbriqué, c’est l’ado qui va se mettre à échouer parce que ça lui est demandé, exigé de lui ; donc pas toujours se faire trop d’illusions sur l’adulte qui râle sur l’échec de son bambin, quand inconsciemment il y veille de près... souvent on échoue... pour quelqu’un.

    seulement n’allez pas vous compliquer la vie avec toutes ces couches, vous devez avoir assez de problèmes comme ça, rien qu’à lister les foirages.
    donc bref, quand une mise en échec soudaine se manifeste de la sorte, il faut tenir bon, ne rien changer, essayer de raisonner l’adulte-enfant, et surtout expliquer qu’un passage par le psy n’a rien de patho, que c’est de bon conseil.


  • volt volt 15 mai 2013 12:07

    vous auriez pu titrer « défense du boutiquier de base »,

    votre logique selon laquelle les commerçants sont le peuple, 
    et les casseurs des choses venues d’ailleurs est limite comique, 
    à supposer combien on pourrait l’inverser...

    pour vous donner une image de la manière dont il est raisonné ici :
    je me blesse avec un couteau de cuisine, je cours vers la boîte à pharmacie, 
    pas assez de sparadrap,
    j’appelle ça : « la maladie du manque de sparadrap ! », en accusant bien sûr le couteau - 
    nice one...

    il faut savoir lire des signes :
    ce qui se déroule au troca prouve que :
    tout rassemblement d’adultes en bonne santé dégénère désormais assez vite en casse de tout symbole accessible du capital, 
    les fruits sont mûrs...
    à l’étape où tout rassemblement spontané devient en lui-même dangereux pour « l’ordre public », c’est que ce dernier n’est plus qu’un désordre.
    et bonne chance pour les boutiques.


  • volt volt 14 mai 2013 19:51

    c’est pourtant pas compliqué raymond, y’a israël d’orient et israël d’occident.


    israël d’occident y’en a deux :
    1-celui du ciné, où on va pleurer son saoûl de culpabilité, pour mieux oublier ce putain de pétain et s’imaginer que le fuyard d’angleterre fut le héros qui n’a pas piétiné 68.
    2-celui de la télé, où c’est toujours les méchants terroristes qu’on voit, après, mis en morceaux par l’aviation, pendant qu’on découpe son steack devant le 20h.

    israël d’orient y’en a deux aussi :
    1-celui qui est venu occuper de force une terre d’où il était quasi-totalement absent y’a 60 ans
    2-celui qui justement pour se maintenir de force bombarde les « terroristes » que vous voyez en morceaux... 

    à un détail près raymond : pendant que vous découpez votre steack devant la justice, le « terroriste » en morceaux sur l’écran, c’est ma femme ou ma soeur, et le mec qui ramasse son bras , sa jambe, sa tête... c’est moi.

    alors qu’après tout cela, on vienne m’expliquer que on va pleurer, mais attention on va penser aussi, j’en pleure pas parce que je suis soldat, mais ça me dégoûte un peu, l’idiotie quoi.

    surtout qu’on va me parler de « banalisation du mal », mais on cause y’a 70 ans surtout ! et on s’arrête là ! donc vous comprenez pas ? oui, mais je comprends pas non plus.

    alors comme vous voyez plus haut, je commence par rire, en me disant y’a Ariane lucide et Ariane moins ; ensuite elle vient me chatouiller, parle-moi de today, me dit-elle, bon ben elle me trouve quoi, c’est pas plus compliqué.

    rien de grave raymond, on reste copains. 


  • volt volt 14 mai 2013 18:44

    Salut Montagnais,


    1/ ma culture hébraïque dépasse l’entendement, c’est indécent 2/ je ne nie pas une seconde le ghetto, et tout le reste 3/ j’ai les oreilles sursaturées, comme beaucoup, par la propagande, incessante, sur la question, car il y a rappeler, il y a se souvenir, laisser les gens se souvenir, et même : le droit à l’oubli 4/ quand j’évoque la télé je ne parle pas de celle de la journaliste en question, mais de la vôtre, nowadays, malgré plages, bonne copines, et motos, it’s happening now la banalisation, en cours la chose, pas eichmann, non, arlette chabot 5/ je n’ai pas vu ce film et ne le verrai pas, pour la bonne raison que mon pays prend des mesures d’hygiène contre ce genre de sous-propagande atlantiste, et que même si ce n’était le cas, le bon peuple brûlerait la salle de ciné sur l’heure, avant d’empaler le distributeur, et de se diriger pour cercler l’ambassade, d’où incident diplomatique, etc.


  • volt volt 14 mai 2013 18:19

    et je compte en milliers d’occurences bien sûr...


    now pour ce qui est du cinéma mormon, on appréciera, outre les basses suractivées pour soutenir physiquement le vide de fond, le coup de l’amphi qui applaudit, la machine à écrire, et les menaces de mort... que d’émotions, je ne m’en remets pas.
    l’essentiel de l’affaire, à travers ce personnage féminin, étant que la dictature ambiante de discours sur la shoah devra désormais être tenue et transmise par le matriarcat, vu que les pères ont déjà donné, et que l’on considère, à raison, que de ce côté le marché semble saturé...
    on attend avec impatience, le prochain épisode, où un jeune abusé par un évêque du vatican, trouve le chemin du repentir, dans des archives sur himmler et consort, versant, en territoires occupés, des larmes messianiques sur une époque si cruelle. merci.
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