attendez... en gros donc : des israélites m’expliquant qu’il remettent à sa place une israélite en démontrant au passage qu’elle aurait cette gloire d’être capable de raison au choeur des sirènes de la shoah... merci, glorieux en effet, bilan : une resucée de la chansonnette qui n’en finit plus de la shoah, mais sur le mode nouveau du philosophe qui se penche pour reconnaître que « ah oui c’était nous, comme vous et moi le mec »...
sauf que le « comme vous et moi », s’applique désormais à la chansonnette elle-même,
basta, ça suffit de plus reconnaître qu’il y a bien un Milgram du discours de la shoah elle-même.
banalisation dit-elle ? mais voilà abattez un immeuble avec un avion, et surtout raisonnez en chiffres ce ne sera pas comparable bien sûr...
je ne veux pas entrer dans ce débat, y’en a marre de la même rengaine ;
or il fallait encore nous ressortir un film sur les camps, seulement manquait la pirouette, suffisait d’une semi-philosophe un peu controversée, et le tour est joué.
banalisation dites-vous ?
ben je vais vous dire où j’en suis de la banalisation excatement et bien aujourd’hui :
je n’arrive pas à trancher si j’ai reçu plus de discours sur la gueule concernant la shoah en quarante ans, ou plus de bombes de tsahal...
je vous remercie pour vos liens et votre lien, et je prendrais, plus loin, non seulement le temps de la lecture, mais les sites eux-mêmes me semblent valoir le détour ; peut-être pas autant que votre manière de procéder, car certes renvoyant à des textes extérieurs, vous enrichissez souvent, mais au passage, c’est aussi un peu moins votre voix.
si vous voulez correctement faire votre métier, grammatico, il faudrait choisir d’autres sujets, car il me semble que vous avez opté pour le plus complexe, et le plus piégé...
très peu de gens peuvent dire vraiment ce qui se passe en Syrie, les journalistes ne sont pas en promenade là-bas ; restent donc des médias, en totale guerre médiatique.
or dans ce fatras, vous faites vos courses en sifflottant...
ce qui semble relever, dans vos dires, de l’erreur certaine, quel que soit le camp médiatique adopté (donc là où tout le monde vous dira « faux ») :
1/ on ne parle plus de 70.000 mais du seuil des 80.000 morts déjà.
2/ le Hamas il est vrai fut très proche de Damas, mais cette actualité a un an de retard grammatico, un an... depuis, Khaled Mecha’al a trouvé une suite dans un hôtel au Qatar, et l’Emir se déhanchait il y a peu sur les plages de Gaza ; dans son dernier discours, Hassan Nasrallah, secrétaire Général du hezbollah bien engagé, n’a pas manqué de leur envoyer quelques pointes, aux hamasseux anciennement proches de Damas, en leur rappelant que personne ne les avait aidés comme le régime syrien avant leur trahison.
3/ l’armée syrienne n’est pas, hélas, « fidèle et solide », comme vous le dites, le conflit a vraiment pris un tournant confessionnel, et votre remarque s’applique bien, oui, aux alaouites qui forment l’élite de cette armée ; parallèlement, l’opposition déclare que désormais elle se bat à 40% contre cette armée, et à 60% contre le Hezbollah...
4/ par conséquent, combinant les incursions wahhabites et les intrusions iraniennes, directes et indirectes, votre assertion de départ selon laquelle « personne n’intervient » relève de l’amateurisme, surtout après le toujours frais bombardement israélien de taille, les livraisons lourdes de matos sudarabique à partir de la frontière turque, le jeu ambigü des jordaniens à la frontière, les transferts de soldatesque, aussi bien sunnite que chiite, à partir du Liban, et enfin, les dernières tentatives de traîner Erdogan sur le tapis, avec attentats + avion turc abattu hier, ça fait du monde non ?
bref, si la tenthâtive est touchante, la copie semble à revoir.
je sais pas si j’ai tout bien compris mais il suffit d’avoir la télé pour être eichmann ?
puis d’écrire des choses sur la télé pour passer du côté arendt ?
je me souviens d’un ami, le pauvre homme avait fait une entrée en schizophrénie qu’on disait, bibliothèque brûlée et tout, je le croise sur une plage, petit échange .. il me confie que pour ses grands fous rires, privés, il avait gardé un ultime petit livre, caché, dans un coffre-fort .. - ah bon lequel ? - la correspondance arendt-heidegger, dit-il, plié en quatre ; là non plus j’ai pas tout compris, faudra que j’aille voir ..
bilan des courses ? y’a trente ans le Français était un indispensable, aujourd’hui, bien des jeunes sur leurs CV préfèrent ne pas mentionner le Français, car auprès de bien des entreprises, ça diminue les chances à l’embauche, vu que c’est interprété comme faiblesse éventuelle à l’Anglais... chapeau.